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  △ et valser au bord du vide.

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:42

HRP, yep, je t'ai lâchement abandonné hier, j'étais claqué. Et, bon, je me suis battu pour te pondre ça, donc, bon, j'espère que ça ira. J'ai eu peur que ce soit court et bloqueur, mais l'idée du dernier paragraphe m'est venue. Donc, c'est sensé rattraper le coup. ée

❝ Mon deuxième, du plaisir,





« S'il doit en être ainsi, tu chuteras avec moi. »
Puis, ce fut l'ivresse. Tes talons lourds de fatigue amorcent leur chute périlleuse vers le vide les effleurant. Ta paume enserrant le haut du bel Apollon - le charme du langage en moins, combiné au poids de ton propre corps, entrainent le sien dans ta démence plus dévastatrice que jamais. Vous voilà repartis tous deux pour une descente en enfer renouvelée, à la différence près que plus aucun d'entre vous n'est nommé maître du jeu. Et ça, ça t'exciterai presque. Tu te sens tout de suite plus léger, ainsi porté par les lois d'une gravité bien compliquée. Ton corps se lovant contre cette chaleur rassurante, même la tempête impétueuse vous couvant ne ternis en rien ton bien-être retrouvé. Mais, tu sais que ce sera différent, cette fois. Que ce sera plus puissant. Plus jouissif, aussi. L'absence d'angoisse te mordille avec douceur alors que le bruit assourdissant des vagues en contrebas claque tes tympans au même rythme que les pans de soie de ton incroyable habit, maintenant habilement bousillé par vos ébats passés. Un haut-le-cœur t’oppresse à nouveau la poitrine, mais il te semble qu'il a redoublé de mordant par rapport à la fois passée. Finalement, toi, t'en redemanderais presque tant ce sentiment banal à l'être vivant t'amuse. Te grise. C'est comme faire les montagnes russes, ou bien même du 4x4 dans les dunes, c'est exaltant. Ça prend aux tripes, au point même de vous pousser à en redemander. Mais cette pensée n'est pas gratuite et bientôt, les souvenirs de tes fugaces vacances passées en Tunisie, avec lui, te fais chavirer bien plus que la haute voltige à laquelle tu t’essaie. Ça en gommerai presque cet autre homme, si étroitement serré contre toi. Ce sont tes caprices qui l'ont amenés là, tu le sais, tout n'est la faute que de tes hormones. S'en est à dégobiller. Ainsi donc es-tu. Être méprisable et méprisant... Pourtant, il est clair que tu prenais ton pied jusqu'à maintenant. Parce que, ironiquement, aucun récapitulatif dernier de ta petite vie si fluctuante en imperfection, n'était venu entacher ton humeur on ne peut plus exécrable et démentielle. Du moins, ça, c'était jusqu'à maintenant. Relevant d'ores et déjà du passé. Mais tout n'est que passé. Et tes prunelles couleur miel plantées sur ta paume enserrant le tissu fort délicat, il te semble que cela veuille souligner admirablement à quel point tu avais bien jouer. Ouais. Et ça te comblai d'assurance, toi. Ça remplumait ta fierté saccagée. Parce que c'était indéniablement toi qui vous aviez foutu dans ce beau merdier. Tu tiens alors ta revanche, tu le sais. Et ta délivrance, aussi. Parce que tu n'est qu'un lâche, au fond.
Un lâche trop aveuglé pour discerner une once de la Vérité.

Tu déchante bien vite lorsqu'une sensation de brûlure déchirante viens ceinturer ta chute de rein. Quelques mèches d'un blond trop vif pour t'appartenir, viennent chatouiller tes joues labourées de sillons humides. Ta nuque, elle, craque sous le freinage dure et prématuré, mais tu n'as d'yeux que pour cet homme, contre toi, obstruant tes pensées. Le tambourinement de ton cœur martelant tes tempes repartent dans leur valse endiablée, trouvant un échos à milles lieux de leur vitesse propre, sous tes doigts aux jointures blanchies par l'effort. Furtivement, l'espace d'un infime instant, tu te surprend à trouver ce second être tout aussi malmené par le vent que tu ne peux l'être, plus baisable que jamais.

« Ma petite vie de merde me convient bien pour l'instant, alors tu sais quoi ? J'vais éviter de crever maintenant, tu sens son souffle chaud embrasser ta peau, après, toi, tu fais comme tu veux. »
L'impression que ce parfait bâtard détient la recette pour te faire sortir de tes gongs a le don de t'irriter un peu plus. Il est clair que si la situation avait été toute autre, tu ne te serais pas gêné pour lui sauter à la gorge, un énième fois. Sauf que ce n'était pas le cas. Et que le soumis, là, c'était toi. Totalement insupportable et pourtant infiniment attractif, tel était la boucle infernale. Tes ongles acérés griffant le torse à travers le tissu maintenant abimé, tu laissa siffler ton indignation avec véhémence. « Fais pas ton connard, on sait très bien, tous les deux, que tu ne peux pas nous remonter. Pas ensemble, pas comme ça. Pas avec un bras dans cet état là. » Ton regard scrutateur étudia les dégâts avec minutie. « Ne voulais-tu pas jouer les bourreaux ? » Ton timbre monte dans les aiguës. Tu lui en veut, clairement. Parce qu'il n'a pas le droit de te laisser espérer. Pas le droit de te faire douter. Pas le droit de te martyriser en usant de tes pire péchés. L'angoisse. « Alors fais-le, putain ! Lâche moi... » Tu trésaille à l'idée de te condamner toi-même. « C'est ce que tu voulais, n'est-ce-pas ? » Ta main libre, à la lisière de l'inconscient, viens dessiner quelques signes des quelques gouttes écarlates déteignant sur la peau halée. Ink. Un sourire ourle tes lèvres purpurines alors que, d'un geste lent, tu viens marquer l'une des joues striées du reste carmin maculant tes doigts trop fins. Il y a tant de tendresse, tant de non-dits, que ça t'en brulerai presque la paume. « Et si je décidais de ne pas mourir, hein ? Et si je te suppliais de me remonter avec toi. » Ton rire cristallin éclot pour se faner aussitôt. « Tu serais vachement emmerdé, dis-moi. » Ton regard brumeux reste fixe sur ce pseudonyme dont quelques gouttes semblent déterminées à continuer leur ascension imaginée. Ultime vestige d'un homme irrémédiablement voué à un déclin certain. « Pourquoi m'avoir rattrapé, putain. » Tu ne le sens pas, mais tes larmes redoublent en intensité. Tu ne saurais dire pourquoi, mais, inévitablement, tu chiale. A grosses larmes. Mais, tu t'en fou, de toute façon, elles finiront par se joindre aux eaux salées en contrebas, tu le sens. Ce type là en serait bien capable. Et ça te les casses, à toi, de te savoir si dépendant. Jusqu'à la fin. « Tu ne pouvais pas t'en tenir à tes petites menaces merdiques, non ?! C'était trop te d'mander ! » Ta menotte quittant la joue échauffée, viens s’écraser en un poing fermement serré, contre le torse bandé. Plus inoffensif que jamais, tu t'égratigne à l'idée de faire lâcher l'un des deux bras détenant ton jugement dernier. N'importe lequel. Même sombrer seul t'aurai suffit si cela venait de toi. Mais, tu ne peux clairement pas t'y résoudre. Pas indépendamment. Pas avec ces rouleaux salés léchant tes chevilles. Pas avec lui contre toi. Pas comme ça. « Merde ! Fait chier. »

Tu parait tant usé par tes nouvelles péripéties que ta main, prête à arracher le t-shirt d'Ares semblait n'être que supplications, tel un naufragé durement enraciné à sa bouée.


Don't go,
Don't leave me.


Oh, comme tu aurais aimé l'entendre te les adresser.

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    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:43

Pozar a écrit:

    HRP.
    everything de lifehouse.
    cette chanson, gosh. je. je. oh, bordel. tu sais que je t'idolâtre là ? cette chanson est absolument parfaite. ca y est, t'as fait ma soirée, congrat's. (pour le coup, j'ai fais un brusque virage dans le sujet.)(et pozar est un vrai connard. scuzy me.)




i wish time would stop instead.




Un sifflement sourd t'échappe alors que tu sens les ongles du blond tracer un sillon brûlant à travers ton t-shirt. Il te maltraiterait presque, le con. « Fais pas ton connard, on sait très bien, tous les deux, que tu ne peux pas nous remonter. Pas ensemble, pas comme ça. Pas avec un bras dans cet état là. » Il a donc remarqué le sang sur ton bras et, inconsciemment, tu jettes à ton tour un coup d’œil à la blessure. La quantité de carmin a augmenté, mais l’hémorragie est encore loin. Très loin même. C'est juste une brûlure affreuse qui parcourt tes veines, faisant dangereusement face à ta pyrokinésie qui s'agite naturellement dans ton corps. « Ne voulais-tu pas jouer les bourreaux ? » Sa voix monte dans les aigus, elle en tremblerait presque de colère. Il t'en veut clairement. « Qui as parlé de jouer les bourreaux ? » Et tu ne peux lâcher que quelques mots avant qu'il ne recommence à monologuer. « Alors fais-le, putain ! Lâche moi … » Tu perçois le trésaillement de son corps qui se tient contre le tien. « C'est ce que tu voulais, n'est-ce-pas ? » Les doigts de l'androgyne viennent courir sur ton avant-bras qui vous maintient accroché à la falaise et ils dessinent dans l'écarlate qui sert de fond de toile aux muscles qui se tendent sous le hâle de ta peau. Ça semble être des arabesques sans queue ni tête, et puis, tu plisses les yeux en tentant de lire à travers les marques carmin sur ta peau avant que ça ne fasse soudainement tilt dans ton esprit. Son pseudonyme. Son nom dans cette vie là, ici, à Skies Kingdom. Celui que tout le monde doit connaître et qui, jusqu'à il y a quelques fractions de secondes, t'était encore inconnu. Cette équivalence de Pozar. C'est le mensonge de sa véritable vie, l'illusion qu'il a créé pour se satisfaire. C'est le miroir de sa vie, le commencement de cette nouvelle existence. « Et si je décidais de ne pas mourir, hein ? Et si je te suppliais de me remonter avec toi. » Il y a un semblant de rire qui meurt avant d'avoir réellement pu vivre, et ça te donne une foutue envie de ricaner. Tu vous sens pathétique pour le coup, lui comme toi. Vous faites autant pitié l'un que l'autre. Chaque avec ses propres raisons mais toujours ce même pathétisme. « Tu serais vachement emmerdé, dis-moi. » Tu réalises soudainement qu'il y a des larmes qui roulent sur ses joues pâles. Des dizaines et des dizaines de larmes. Et tu ne peux rien faire pour les sécher ou les atténuer. Tu ne peux rien faire du tout. Quoique, tu peux s'en doute les accentuer, mais t'en vois vraiment pas l'intérêt. « Pourquoi m'avoir rattrapé, putain. » Sa vulgarité fait tâche face aux centaines de perles salées qui dévalent maintenant l'albâtre de son visage. Il pleure, putain, il pleure. Et tu ne sais toujours pas si tu dois en rire ou en être attristé. Tu ne sais pas, bordel. « Tu ne pouvais pas t'en tenir à tes petites menaces merdiques, non ?! C'était trop te d'mander ! » La main du blond quitte ta joue, laissant des traces écarlates comme souvenir, et vient frapper ton torse avec la force et la conviction d'un enfant de quatre ans. Et encore, quatre ans, c'est beaucoup. Le flot de ses mots se tarit enfin et ses derniers mots flottent un instant entre le silence qui s'est créé entre vous. « Merde ! Fait chier. »

Tes orbes azures se baissent sur le visage d'Harry et elles interceptent un instant le miel sombre de leurs semblables. C'est court, intense et brûlant. Et tu ne peux t'empêcher d'ouvrir la bouche pour répliquer. « Tu m'fais chier, tu comprends ça ? Tu me fais plus que chier. » Le feu trésaille doucement dans tes veines. « Qui a dit que j'voulais que tu crèves ? Qui a dit que j'pouvais pas nous remonter tous les deux ? Malgré mon putain de bras qui saigne ? Ça saigne, ok. Mais c'est pas une hémorragie. Je vais pas crever, pas maintenant, et surtout pas comme ça. Alors, tu vas te rentrer bien profond dans le crâne que tu m'fais carrément chier ! » Les derniers mots sont un grondement sourd qui rend ta voix plus rauque que la normale. Tes iris bleutées n'ont pas bougé, fixées sur ce que tu vois du visage d'Harry, ce que tu croises du regard. Et tu reprends directement, ton souffle n'a pas bougé. Calme et sans accroc. « Arrêtes un peu de te plaindre. Si j'savais pas que j'allais être emmerdé, j't'aurai pas rattrapé. J't'aurai laissé crever comme un pauvre, j't'aurai regardé t'éclater en bas comme une merde. » Le ton est mordant, l'azur de tes océans est calme et le sourire est insolent. « Ta vie de merde te fait chier ? T'avais qu'à crever. T'avais tout le temps pour crever, t'avais plein de moyens différents pour crever. Tu m'aimes déjà tellement que t'as décidé de m'entraîner dans ta déchéance ? Crèves, connard. Vas donc voir si l'étreinte de la grande Faucheuse est plus chaleureuse que la mienne. » Tu as parfaitement conscience que tes mots blesseront sûrement, qu'ils feront plus mal que d'autres choses encore, que d'autres gestes. Tu agis avec le mal qui frisonne sous ta peau. Tu es un connard, une ordure de la plus belle des espèces. Et ton bras se défait de son étreinte, les hanches d'Harry se libèrent. C'est la chute. Et, innocente ou inconsciente, il y a ta main droite qui tend imperceptiblement vers le vide. Vers sa semblable.

« Embrasses la mort de ma part, Ink. »

Provocation, provocation, hésitation, provocation.


    Don't let go,
    I won't let you go.


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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:44

HRP, c'est court, c'est pas fameux. Et je sens que si je le relis demain, je vais le modifier; Mais, bon. CONNECTE TOI, VILE PETITE CHOSE QUI NE TIENS MÊME PAS JUSQU’À UNE HEURE. /s’exile, pour son propre bien. (j'ai l'immunité diplomatique, moi, monsieur.) (bref, j'aurais pas été asses rapide, ahah.)

Mon troisième, c'est souffrir. ❞





Il faut que tu respires,
Et ça c'est rien de le dire
.


Mes yeux sont plissés sur un monde à demi opaque d'un sombre bleu. Le froid intense lèche chaque parcelle de mon corps. L'odeur de la nicotine, de l'herbe dégorgeant d'humidité, m'a définitivement quittée. J'ai beau battre des bras et même des jambes ne serait-ce que pour changer l'ombre d'un détail du pauvre dessin de mon destin, je ne cesse de m'étrangler un peu plus sous l'afflux corrosif obstruant mon nez à chaque inspiration. Parfois, je pense apercevoir la morsure de l'air tumultueux sur mes bras douloureux. Mes mains giflent l'onde marquant ce passage infini entre deux mondes. L'un de glace, l'autre de tempête... Il y a, cette douleur, intense, parcourant mon cuire chevelu, bientôt accouplé, à celle de ma cavité crânienne, de mon cou, de mon dos.
Le choque n'a pas eus à être violent. J'étais tellement sonné.
Et j'allais y rester.


Tu va pas mourir de rire,
Et c'est pas rien de le dire
.


« Arrête un peu de te plaindre. Si j'savais pas que j'allais être emmerdé, j't'aurai pas rattrapé. J't'aurai laissé crever comme un pauvre, j't'aurai regardé t'éclater en bas comme une merde. »
Je me souviens, aussi clairement que brusquement, du moment précis où le flot salé de mes larmes s'estompa. Ce fut lorsque mon sourire crevé, blessé, presque dégouté, avait étiré mes tendres lèvres. Juste pour l'unique fait qu'il ait pu, éventuellement, s'être avoué masochiste. Cela appliqua du baume là où les mots avaient blessés. Voir cet homme s'éreinter à me tenir tête me tenait en haleine. Il me fallait bien avouer que tout chez lui me plaisait. Plus qu'une simpliste attraction digne d'une écolière pré-pubère, je tenais là le sentiment que je m'étais toujours efforcé à retrouver. A rechercher. De ma manière malhabile et lâche... Lâche, comme mon être. Lâche, comme ma façon d'être. Humain.

« Ta vie de merde te fait chier ? T'avais qu'à crever. T'avais tout le temps pour crever, t'avais plein de moyens différents pour crever. Tu m'aimes déjà tellement que t'as décidé de m'entraîner dans ta déchéance ? Crèves, connard. »

Le cœur a ses raisons que la raison ignore.
Dure vérité.


C'est demain que tout le temps le pire,
Tu va pas mourir de rire.


« Embrasses la mort de ma part, Ink. »
La douleur de mes hanches s'était envolée alors qu'un haut-le-cœur me prenait. Encore une fois. Je me rappelle des quelques secondes s'étant écoulées lorsque, buté, j'avais essayé de piger toute la portée de cette absence nouvelle, de ce geste... Le bel Apollon avait finalement décidé. Décidé à ma place de ma propre vie. D'un regard hagard, je vis sa main libre se tendant vers moi. Je chutais. Un sourire naquît à la commissure de mes lèvres pourpres, effaçant l'ancien avec passion. L'impression de voler, les pans claquant au vent, m'apaisait. Groggy, que j'étais. Je me sentais infiniment bien. Mais ma main ne pu s'empêcher de s'élever vers la sienne. La tâche pourpre ornant mes doigts semblait jurer avec leurs consœurs dans mon champs de vision. Alors, ils feintèrent de les attraper. Parce que, tout au fond de mon petit palpitant, à moi, je savais que voir son beau visage, le tiens, si impassible, enfin s'émouvoir, m'aurait emplis de joie. Mais il fallait croire que notre relation si fraichement entamée ne valait rien. « Tu ne m'a même pas encore fourré, dans les règles de l'art. C'est décevant, navrant. Humiliant. » Mes paupières se fermèrent, les images me hantèrent. Souvenir d'un autre monde, plus crasseux encore que cette nouvelle terre. Fantasmagorique. Unique. Je revoyais ma présence, pas si indélébile. Et cet autre homme, pour lequel mon cœur n'avait jamais hésité. Pas une seule fois, jamais. Jamais avant toi.
Douloureux et bon à la fois.

Puis, il y eus ce rouleau imposant. Celui qui était venu engloutir mon pied jusqu'à la cheville. Blanc immaculé, souillé de bleu nacré. Quelques mèches détrempées avaient voleté, se raccrochant là où elles le pouvaient. La chute m'avait semblé s'être achevée depuis quelques instants déjà, lorsque mes yeux ambrés avaient osés s'ouvrir. Toi, vulgaire tortionnaire, tu me semblait proche et si loin à la fois. A bous de bras. Quelques mèches étaient partis embrasser ton membre pendant vers moi. Ma tignasse tira. La douleur sourde souffla.
Mon cuir chevelu souffrait. Je soufrai.


Et c'est pas rien de le dire.


Ton si beau discours, explosif, avait eus son petit effet. Et la nature faisait bien les choses. J'avais beau être un ancêtre, pourquoi donc tout laisser en plan ? Certes, il y a mes bêtes noires, songes d'un autre temps ; mais je m'en sortais plutôt bien jusqu'à maintenant. J'avais mon petit coin paradisiaque dans l'un des royaumes le moins insalubre et erroné. J'avais une clientèle à s'en damner. Celle qui me permettait de vivre à l'ombre du manque et de l’abstinence. Les envies suicidaires, je pouvais bien les laisser à ces autres, tous ces jeunes sans cervelle.
Parce que je valais mieux que ça.

L'image de mes pointes, ternes, se nouant, autour de ton poignet sanguinolent, avec la même force que les nœuds coulants des cordes des pendus, m’assaille.

Il n'y a jamais rien eus de plus pratique que l'eau pour calmer le feu.
Et j'avais irrémédiablement signé notre arrêt de mort, à tout deux.

Gelé et perclus, dans des eaux inconnues.


« Remontes-moi. »

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:45

Pozar a écrit:

    HRP.
    ta réponse est très bien, j't'assure. t'inquiètes pas pour ça et puis je peux rien dire parce que niveau longueur, moi non plus c'est pas ça. (en réalité, j'aurai pu te répondre hier soir mais quand j'ai fini mon épisode il était quasi 1h du mat' et j'avais pas vu ta réponse. shame on me)(et t'inquiètes pas pour moi, je tiens beaucoup plus loin qu'une heure en temps normal. dès que je serais en vacances, tu vas me voir jusqu'à très tard. j'peux monter jusqu'à 5-6h donc bon. mais là, si je dépasse 1h, j'entends pas le réveil le lendemain haha)




walked into the room you know you made my eyes burn.




« Remontes-moi. »
Ça sonne un ordre, pas comme une demande.

« Supplies-moi. »
Et tu n'es que provocation, jusqu'au plus profond des océans qui s'agitent dans tes yeux.

Les mots sont sortis de ta bouche sans que tu ne puisses les retenir et, baissant les yeux vers l'endroit d'où est venu la voix de l'androgyne, tu réalises qu'il est dans la mer. Que tu l'as réellement lâché, que tu l'as envoyé à la mort, que tu n'as pas hésité à le jeter à la mer. Pas hésiter. Pas vraiment. Juste quelques secondes, trop peu, pas assez. Il y a eu cette fraction d'hésitation dans ton regard, cette main que tu as tendu vers la sienne, vos doigts qui se sont frôlés, mais rien d'autre. Il est tombé. Tu l'as fait tombé. Volontaire. Sans te soucier qu'il meurt ou qu'il vive. Sur le coup, la haine t'a submergé. Une haine dirigée entièrement vers toi. Et peut-être aussi un soupçon vers lui, pour te faire ressentir ça. Un haut-le-cœur remonte dans ta gorge, et si tu ne tenais pas difficilement en équilibre sur la paroi de la falaise, tu crois bien que tu t'enfoncerais les ongles dans la paume de la main. Tu sens quelque chose de mouiller se resserrer autour de ton poignet droit et fronces les sourcils. Encore cette foutue chevelure étrange. Mais en réalité, ça te dérange pas tant que ça qu'il te tienne prisonnier de sa décision. Parce que tu sais pertinent que s'il décide de te balancer à la flotte à l'aide de ses cheveux, il va y arriver. Facilement même, le con. Et ça te retourne l'estomac. Parce qu'il y a trop de choses qui se mélange en toi. Rage, hésitation, peur, frustration, dégoût, feu. Et ta pyrokinésie qui surclasse le tout, qui te brûle chaque parcelle de provocation que tu peux ressentir face au corps maigre d'Harry que tu vois se battre pour rester à la surface de l'eau. Pendant un instant, tu prends appui sur la prise de ta main gauche et tes pieds cherchent un endroit où se tenir sans risquer de finir dans la mer royale. Tu sens la pierre déchirer toujours plus la paume de ta main blessée et le sang chaud qui coule le long de ton bras te donne l'impression que ta pyrokinésie se fait la malle avec lui. Difficilement, ton pied gauche glissant durant le mouvement, tu te contorsionnes pour pouvoir te retrouver dos à la paroi rocheuse. Tu n'as plus qu'un pied et un bras en appui sur la falaise et tu pourrais presque humer la chute qui approche.

Sauf que tu voles cet honneur là au temps. C'est toi qui te jette de ton endroit encore salvateur. Tu te rends directement dans la gueule du loup. Tu pousses au maximum sur ton unique pied encore en appui et ton corps se courbe pour entrer dans l'eau sans une éclaboussure. Ta vrille est presque parfaite, tu frôlerais sans doute le neuf ou le dix si tu étais en concours de plongeon. Mais tu n'es pas en compétition de natation. Tu t'es jeté à l'eau volontairement, inconsciemment, pour lui. Pour sauver Harry. Le choc est rude. Malgré ton plongeon parfaitement contrôlé, tu as l'impression que ton corps a explosé sous l'impact avec la mer. Et ça fait un mal de chien, bordel. L'eau salée qui vient brûler les microbes de ta plaie à la main te paraît douce à côté de la douleur qui court dans chacun de tes os. Mais tu n'as pas froid, absolument pas. Parce que ton corps bout littéralement. À tel point que tu pourrais presque voir des bulles se former autour de toi, comme dans un jacuzzi. Tu agites les bras et les jambes un instant, tout en te forçant à diminuer ta température corporelle. Tu vas finir par exploser si ça continue. Et ton cerveau va griller en même temps, ça serait dommage quand même. Tu cherches le blond des yeux quand tu t'aperçois que les mèches qui s'étaient enroulées autour de ton poignet ne sont plus là et tu repères finalement un morceau de chevelure au milieu des vagues. Bravant la mer, tu te rends tant bien que mal jusqu'à lui. Entourant un bras autour de ses hanches à nouveau, sans lui demander son avis, ta tête penche en direction de la sienne. Ton souffle brûlant se perd dans son cou alors que tu lâches quelques mots.

« T'es du genre baignade matinale, toi ? J'te voyais plutôt bain de minuit pourtant. »

Et un éclat de rire te secoue. Amusé. Rassuré, peut-être aussi ?


    You so fresh to death,
    and sick as ca-cancer.


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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:47

HRP, va va voom, je suis officiellement malade pour la journée, autant en profiter.
(on va finir par faire imploser la page, uh.) (je ne serais pas satisfait avant que ça ne se soit passé *trollface*. En fait on a des persos trop lunatiques, ah ah, bref. ooooh, Pozar poussé dans ses retranchements ça donne ça ? c'est cool (tu me diras, je le trouve sex H24 lul.). éhéh. on va bien s'amuser quand ce sera les vacs alors, hormis ça se finit avant, m'enfin... 8D.)
J'vais avoir une sale réput', j'le sens...


« Le sexe est le baromètre des sentiments. »





« T'es du genre baignade matinale, toi ? J'te voyais plutôt bain de minuit pourtant. »
La liqueur nauséabonde le renverse sous un assaut plus violent que les autres. Pourtant, pour un p'tit gars ne sachant guère les finesses de la nage, il s'en sors presque bien. C'est qu'il se donne du mal, le bougre. Ses cuisses n'ont de cesse de remuer l'étendue bleutée, ses jambes s'activent, ses membres supérieurs battent violemment, en tout sens. Ses forces s'amenuisent mais il serre les dents, il s'en mord la langue à la dérobée. Il ne mourra pas comme ça. Il s'y refuse. Et ses petites menottes frappent invariablement l'air, puis l'eau, puis l'air. Mais rien n'y fait. Ses membres rachitiques ne lui sont d'aucun secours et la vague aura vite fait de l'emporter au loin. Son désarroi est palpable, comme tiraillé entre deux eaux, il hésite à se fendre la poire ou s'ébrouer de peur mêlée à une once de froid. Le froid, un mal bien tenace. Tout ne semblait plus que se résumer à ça. Le froid. Et son esprit à milles lieux de là, anesthésié, ne sais foutrement plus où donner de la tête. L'impossibilité de penser est pire que tout. Il est en nage, il coule, ouais. Un vrai petit chaton poussé au suicide. La hargne en moins, l'affolement décuplé. Tendre misère.
Son œil fixe mate l'eau implacable dont la surface tangue maladivement. Sa surface parsemée de millions de petits creux le captive. Étrangement, il aime ce qu'il voit. Quelques billes translucides sautillent devant lui, comme pour aller se fondre quelques millimètres plus loin dans la masse imparfaite. Le sel lui irrite les paupières, la peau, alourdi son habit en lambeau. Mais il n'en a plus grand chose à foutre à présent. L'esprit en phase se bloque sur l'ombre à l'esquisse étrange et familière qui lui crève les rétines. Mais c'est trop tard. Les ravages des vagues viennent saigner son cuire chevelu comme pour le rappeler à elles. Il va sombrer, il le sait, le comprend. Il coule, irrémédiablement.
Exténué comme jamais, il s’amuse à braver la mer, la mort, avant que la chaleur ne vienne le cueillir à nouveau. Plus rassurante que les mots, le réchauffant intimement, il se tue à s'imbriquer à elle pour une énième fois. Il n'a pas à rouvrir les yeux pour comprendre toute la portée de la vérité. Juste cet autre corps, infiniment plus imposant, s’ébranlant d'amusement contre le sien, écho au soubresauts labourant son cœur fendillé. Le bras chaud l'encerclant à nouveau réveil ce mélange foireux de bien être et d'assurance en son sein. Parce que ce brave gars vient de sauter pour lui, pour toi. Soutenu par la force de cet alter-ego pour lequel tu fond, tu plie, tu t'humilie tant. Son souffle brulant dévalant ton cou t’enorgueillit. T'aguiche. Tu te tente à chercher ses deux lagons en fusion de tes propres iris ambres. Tu le veux, clairement. Infernalement, de façon tout à fait personnelle. Avoir le monopole. Ça te démange, au fond. Tu t'excite solitairement. Ton regard dévie, ton esprit aussi. Ton bras gracile viens épouser sa nuque noueuse et ça te plais. Cela pourrait presque passer pour un geste de sauvegarde, ceux d'un naufragé éperdu s'enroulant à sa bouée. Mais non. L'Envie, seule, te pousse. Ton esprit macère ses derniers dires qui restent un véritable mystère pour toi, mai finalement tu t'en branle comme de ta dernière orgie. Tu n'en a que faire de ses dernières affirmations hasardeuses. Seule sa voix compte. Son timbre particulier dans lequel fleurit une once de sarcasme, d'amusement. T'aime ça. Alors, tu lui répond. Tu te tente à le noyer sous ton débit verbale insensé. Tu te pousse, sans le moindre mal, à le supplier. De toutes les façons possibles. A coup de « s'il-te-plais », de supplication, d'imploration. T'amadoue, tu conjure, tu prie, tu quémande, tu sollicite, t'adjure. Tu réclame. Comme il te l'a demandé. Tu te plie, comme pour lui montrer que tu es prêt à n'importe quoi, à tout, pour qu'il s'exécute. Tel un gosse embêtant effrontément son paternel. Image âcre se diffusant dans ton crâne. Mais seul le résultat compte. Juste ça.
Pas complice pour un sou, ton corps s'imbriquant au sien, tu serais bien capable de vous noyer tout deux. Ta bouche fondant sur la sienne te coupe dans ta belle litanie surnaturelle, emprunte de folie. Tu cherche la merde. Tu la titille. Et le titille. Silencieusement. Tu n'as guère besoin de mot pour ça. Tu le veux, point barre. Sans faveur, sans condition.

« Je serais plutôt partant pour une bonne partie de jambes en l'air. Mouillée, s'il le faut. Ta langue, mutine, viens cajoler le lobe halé. Partant ? »
Ta main libre viens s'emmêler à la sienne, blessée, la ramenant vers ta joue. Ton visage s'y attarde, s'y frotte. Comme pour lui voler son feu hardant, sa puissance et sa douceur, aussi. Toute cette flotte, silencieuse et traîtresse, vous enveloppant, n'est alors plus que le cadet de tes soucis. Ton sourire emplis de malice étire tes lips. Tes lèvres libertines butinent les phalanges distales. Ta voix rauque, minaude.

« Dois-je encore te soudoyer ; ou bien dois-je me montrer plus démonstratif ? »

A jamais narquois, toujours jouer.
Même à vingt mille lieues sous les mers.

« Je serais tendre, chéri. C'est promis. »

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:47

Pozar a écrit:

    HRP.
    bon, c'est court. mais j'aime à peu prêt ma réponse donc j'te la donne quand même. si y'a un truc qui te va pas, hésites pas à me le dire, je modifierais. (bon, la page trois, c'est quand tu veux.)
    (on va passer pour des gros débauchés t'sais, haha. et je confirme, plus lunatiques que nos persos, tu meurs.)(pozar est pas encore dans ses retranchements mais la carapace a été creusée peu à peu par ink et ça donne pas toujours de jolies choses.)(oui, quand je serais en vacances ça va donner. donc on a plus qu'à faire tenir le sujet d'ici là. ou à en refaire un si on clôt celui-ci 8D)(si on compte pas mes épreuves, je suis en vacances le 12 juin à midi donc ça va, c'est bientôt mine de rien. hinhin)(j'te rassure, ma réputation va devenir sale dans pas longtemps aussi, j'pense.)

    edit; page trooooooooooooooooois ! (fallait que je le dise :'))




oh boy your eyes betray what burns inside you .




Vos yeux se croisent, azur contre miel. Son bras maigrelet vient s'enrouler autour de ta nuque et le froid de sa peau contre la chaleur de la tienne t'arrache un frisson. Vos peaux sont désormais en contact et tu sens la chair de poule apparaître sur tes bras. Il transpire le désir et l'envie par tous ses pores. Et tu lui sauterais bien dessus si tu ne te débattais pas pour vous garder à la surface, tous les deux. D'un battement de jambes puissant, tu vous remontes encore un peu plus vers l'extérieur et tu craches l'eau qui est venue, vicieuse et dangereuse, s'infiltrer dans ta bouche alors que tu parlais. Et puis, brusquement, sans que tu t'y attendes le moindre du mot, c'est l'affluence de mots. L'invasion de syllabes et de sons. Il te noie sous son débit et tu ne parviens même pas réellement à capter les mots qu'il t'adresse. Tu distingues des supplications, des demandes, des s'il-te-plais, des réclamations, des sollicitations, des implorations et sûrement encore d'autres nombreuses choses. Tu saisis le ton de ses paroles, mais pas leurs sens. C'est une sensation étrange au premier abord, et puis, tu t'y fais. C'est presque rassurant d'entendre sa voix proche de ton oreille ; tu sais qu'il est encore en vie. Une sensation de froid t'envahit un court instant, son corps s'imbriquant au tien – avant que ta température corporelle ne retrouve son taux de chaleur souhaité. Dangereusement haut pour éviter l'hypothermie. Et, aussi, pour refiler un peu du feu qui brûle en toi à cet amant misérable qui s'accroche à ton cou. Vos bouches se retrouvent, avec délice, et l'étreinte de ton bras autour de ses hanches se resserre. Il est à toi. Uniquement à toi.

L'eau remonte jusqu'à ton menton et tu te rends soudainement compte que tu as cessé de battre du bras et des jambes au moment où vos lèvres se sont collées pour ne faire plus qu'une. C'est inconscient. Il te rend dangereusement inconscient. Tu renoues avec l'existence de l'oxygène lorsque sa bouche s'éloigne de la tienne pour venir faire courir son souffle près de ton oreille. Et les quelques mots qu'il te glisse semble te réjouir. Faut croire qu'il aime ça, se faire jeter d'une falaise en direction des eaux glacées de la mer royale. « Je serais plutôt partant pour une bonne partie de jambes en l'air. Mouillée, s'il le faut. Tu sens sa langue, joueuse, qui s'amuse avec ton lobe d'oreille. Et au milieu du bleu de tes yeux s'illumine une flamme étrange. Partant ? » Tu esquisses un sourire. Évidemment. Tu jettes un coup d’œil autour de vous – vos corps dérivent doucement vers les rochers et ce n'est pas réellement une bonne idée vu la tête des rochers – et tu continues de battre des pieds. Doucement et régulièrement. Évitons de mourir maintenant, n'est-ce pas ? « Je suis toujours partant pour une bonne partie de jambes en l'air. » C'est ce que tu répliques, insolent et provocateur. Toutes tes paroles semblent être à double tranchant ; quitte ou double. Mais ça t'amuse, il t'amuse. Et tu adores ça. Tu en redemandes même. Tu pourrais presque te mettre à ronronner comme un bon gros chat d'appartement quand sa main attrape la tienne, écorchée vive, et lorsque cette même étreinte se retrouve en contact avec sa joue. Puis ce sont ses lèvres qui la couvrent de baisers papillons, si légers que tu pourrais te demander s'ils ont eu lieu. Sauf que tu vois son sourire malicieux, et tu sais qu'ils ont réellement été exécutés. Une dernière fois, sa voix s'élève. Tu ne réponds rien, tu n'en as pas besoin. Tes yeux parlent pour toi. Fais de moi ce que tu veux.


« Je serais tendre, chéri. C'est promis. »
Et tu ris. Avant de lui voler ses lèvres pour un baiser brûlant.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:48

HRP, (... TES TROP UN MONSTRE. J'VOULAIS LA METTRE CETTE MUSIQUE (ou alors je l'ai déjà fait ? éè)) (oui, tout ce temps, pour ça, et alors ?! D:).

« Où que je regarde je me vois,





« Je suis toujours partant pour une bonne partie de jambes en l'air. »
Le haut, si doux entre tes doigts, fini sa course contre le sol sableux. Tu ne saurais expliquer comment vous en êtes arrivés là, en un seul morceau, mais tu t'en fou un peu. Tu t'en réjoui. Ta main vagabonde en terrain inconnu, redessine avec aisance les muscles bandés, avant de venir enserrer la sienne bien plus abimée. Tes lambeaux semblent pesés des tonnes, mais tu persévère à le guider en terres inconnues. Seule l'herbe humide de rosée s’étendant devant ton nez est importante. Seul ça et le blondi devant toi, maintenant derrière. Ta chevelure emmêlée ne paye pas de mine, tu le sais, tu sens ta peau poisseuse te démanger sous les attaques déchainées du vent marin. Mais tu t'en fou un peu. Tes pieds, lourds et fatigués, te menacent de flancher. Tu t'en tords même les chevilles par deux fois. Mais tu t'en fou un peu. De ton allure princière, de ton pas décidé, tu t'acharne à ouvrir la marche. Tes neurones ne tiendront pas longtemps avant de disjoncter. Mais tu t'en fous un peu.
L'image de ton corps douloureux percutant l'amas de grains méticuleux te reviens à l'esprit. Tu revois la matière rugueuse érafler tes omoplates, ton dos, se collant à ta peau. Tu revois son corps imposant surplomber le tiens, te tenir en respect. Et t'aime ça. Brusquement, tu rugis, tu te plaint, t'insurge.
« T'as intérêt à me faire voir les étoiles, dude. »
Mais tu sais, tout au fond de toi, que ce mec là ne te décevra pas. Alors, avec une infinie douceur, tu te laisse à ton tour sombrer sur le sol, l'entrainant dans ta suite, une seconde fois. Malgré l'arrière goûts salé te mutilant la langue, ta bouche viens chercher la sienne sans aucune douceur. Tes doigts, malhabiles, s'acharnent sur ton bustier sans aucun succès, tu rugis. Tu crois sentir une main large et aventureuse dévalée tes cuisses, tu glapis. Ça te plais. Alors, inconsciemment, tes ongles partent embrasser les épaules larges, ta colonne se cambre pour plus de toucher. Le sol dure, gelé, te laisse un arrière goût de déjà vu. Tu ne réfléchis plus. Tu ne peux plus.
Mais tu t'en fou un peu.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:48

Pozar a écrit:

    HRP.
    héhé, cette chanson est parfaite. et c'est moi qui est eu l'honneur de la mettre.




cause i've got nothing left to lose.




Vous êtes sur la terre ferme.
Vous êtes dégoulinants d'eau salée.
Vous êtes gelé – pour lui, brûlant – pour toi.
Vous n'êtes qu'envie, et c'est tout ce qui compte.

Tu ne sais pas comment vous vous en êtes finalement sortis, mais ça t'importe pas. Vous êtes vivants. Point final. Tu baisses les yeux sur ses doigts qui courent le long de ton torse-nu – quand as-tu perdu ton t-shirt déjà ?, et tu te laisses entraîner à sa suite. Il est sûr de lui, effrontément sûr de lui. Et tu adores ça. Comme tu te délectes de la sensation de sa main qui emprisonne la tienne. Peut-être qu'il t'a déjà fait prisonnier au fond ? T'es condamné alors ? Non. Jamais. Tu n'es prisonnier de personne. Tu lui brises le cœur quand tu veux à ce masochiste. Et pourtant, tu le suis sans rechigner. Tu as envie de le suivre. « T'as intérêt à me faire voir les étoiles, dude. » Ses mots résonnent à tes oreilles et un ricanement traverse la barrière de tes lèvres. Parce qu'en plus, il en doute encore ? Connard va. Ton corps se fait basculer en avant, tout en douceur, et tu te laisses tomber à genoux. Ta silhouette surplombe celle de l'androgyne et tu le contemples un instant. Tu imprimes ses défauts sur ta rétine comme il imprime les tiens. Vous vous êtes observés dans votre déchéance, vous vous êtes trouvés. Vous vous êtes complétés. Il fond sur tes lèvres. C'est brutal et sauvage. C'est quémandeur, comme un drogué en manque. Et tu lui rends la pareille. Tu te nourris de son envie et tu lui transmets ton désir. Tu brûles.

Tu l'entends rugir contre ta bouche et ça te fait sourire sous ses lèvres, amusé. On dirait un lionceau dégoulinant d'eau. Ça en est presque adorable. Tes doigts remontent de la cuisse où ils s'étaient égarés avec agilité, frôlant la peau, laissant un passage brûlant sur l'épiderme. Ils se glissent tout contre le dos d'Harry, survolant le bustier qui couvre le torse du blond. Et là, avec l'habitude du contrôle de ta pyrokinésie, t'enflammes les corsages qui retient le vêtement sans leur laisser la moindre chance. Le tissu est définitivement enlevé et aucune trace de brûlure n’entache la peau pâle d'Harry. Ton feu n'a jamais eu lieu. Et tes doigts repartent pianoter le long de la colonne vertébrale de ton amant. Une brutale douleur vient te ramener à la réalité et tu réalises qu'il a planté ses ongles dans tes épaules. Pauvre de toi, tu vas finir défigurer s'il continue de te traiter ainsi jusqu'à ce que tu l'ais fait crié son désir. Ta bouche s'enfuit vers son cou, et tu butines délicatement la peau fragile de sa nuque. Où tu laisses un suçon parfaitement apparent. Propriété privée.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:49

HRP, c'est bon, j'suis paré. 11h sur S4L, j'suis chaud.
(non mais j'ai taffé aussi. mes CV & candidatures spontanées, for exemple.) (rire)
Tu peux pas faire le mort le seul jour où j'suis pas productif ? :boude:
(vas-y, frappe moi pour le temps que ça m'a prit.)
... me dis pas que j'ai posté trop tard ! ,w,
- mate comment ça valait l'attente, seriously, j'trouve que le rendu final est cool -

Je crois que toi je te veux,






Comme poussée par une conscience propre, la tignasse terne et longue commence sa lévitation curieuse. La paume presque brûlante viens réchauffer les hanches marquées s'agitant inlassablement. D'un effleurement de doigts agiles, sa consœur viens libérer l'androgyne de l'emprise étreignant ses côtes en un bruissement étrange, pareil au crépitement des mèches des bougies une fois enflammées. Alors, le corsage cède en se désintègre comme prit aux jougs d'un quelconque maléfice, laissant le mystérieux phénomène inspirer à grandes goulées cet air humide saturé d'excitation, de retenue, ainsi que d'une senteur âcre de cramé. Un tremblement éveille le corps frêle, non pas de peur, mais d'approbation. De plaisir. Les yeux sombres restent fixes sur le paysage marin, comme intimidés par la puissance du regard ombrageux les dévorants. Fuyant, la blondie songe. Son esprit, perfide, détale, loin. Pourtant, comme elle aurait aimée prendre le temps, si la bravoure elle avait, ne serait-ce que l'espace d'une demie seconde, d'expliquer à cette demie portion sa façon de penser sur ses techniques pour le moins expéditives. Mais, elle ne s'en laissera tout bonnement jamais le temps ni l'occasion. Son esprit vacille, tangue. C'est doux et puissant à la fois. Ça s'emmêle, sous son front. Elle s'y perd. Et pour toute preuve de son état mitigé, l'ombre d'un sourire vient étirer la commissure de ses lèvres tendres. Un feulement, gauche, se bloque dans sa gorge à la pomme d’Adam bien trop volumineuse pour être qualifiée de féminine. Et ça fait mal. Mal de voir que malgré tout le mal, justement, tout l'espoir et tout l'acharnement que l'on peut y mettre, rien ne sera jamais suffisant pour surplomber le naturel. Ingrate vérité. Chienne de vie. La chaleur excitante émanant des doigts larges et... experts ?, semble vouloir retracer avec exactitude le cheminement de vertèbres un peu courbes, provoquant un élan punissable chez l’efféminé. La main droite, à la manucure écaillée par le sel, amorce une remontée le long du bras avantageux avant de finir sa course sur le coude plié qu'elle épousera avec une infinie tendresse. Imperceptiblement, elle le poussera à aller toujours plus haut, toujours plus loin. Un étau aiguisé, pareil à une centaine d'aiguilles, vient perforer l'organe vital d'angoisse et d'appréhension. Et s'il ne voyait là qu'une blague, qu'un jeu malsain et foutrement amusant ? Les doigts se crispent furtivement, le sourire s'efface, les paupières s’effondrent. Pire que tout, l'attache est un mal bien tenace. Elle le sait. Elle s'y est déjà adonnée par deux fois. C'était fort suffisant pour lui faire comprendre qu'avec cet homme là, blond et connu que par ses dires, ce stade était allègrement entamé. Dépendance.


La bouche meurtrissant son cou la pousse habilement à arquer la nuque un peu plus intensément, lui laissant plus d'espace. Ce qu'elle fit. Le bruit incontournable de succion, léger, agréable, vint agresser ses sens auditifs aux aguets. Elle n'a guère besoin de voir les dents s'acharnant sur sa peau qui revête encore les marques des maillons occultes l'aillant toujours emprisonnés bien mieux que n'importe quelle chaîne, pour être sur d'être à nouveau tatouée. Rien qu'à cette pensée, son esprit s'irrite. Parce qu'elle a toujours été du genre à suer l'indépendance et la liberté. Parce qu'elle se refusait, idiotement, à s'avouer soumise. Plus jamais. Le rire qu'elle croit avoir intercepté quelques nanosecondes plus tôt finit de l'achever. Et, faisant preuve d'un entrain renouvelé, la voilà échangeant les rôles pour une énième fois. Et pour une énième fois, le plat de sa main gauche épousant les courbes tentatrices du torse musclé, son autre menotte entourant toujours le coude avec acharnement, finit de repousser l'insupportable dos contre terre. Les sourcils froncés par l'irritation, le regard furieux fusilla la tempête azure comme les plus beaux jours d'étés. Et comme tentés à déchiffrer les pensées de cet autre, voilà les iris miel repartant faire la navette entre leurs consœurs dans lesquelles ils crurent voir danser une once d'amusement. Les dents aussi blanches qu'un morceau de sucre n'eurent de cesse de malmener la tendre lèvre inférieure sous l'anxiété. Mais s'acharner n'aurait clairement servi à rien. Alors, doucement, le visage tourmenté fondit sur ces autres lèvres, muse de ses maux. Jamais, elle ne s’avouerait vaincue. Jamais.

« Je t'emmerde, s’entend t-elle gueuler entre deux baisers appuyés. »
Elle ?
Pourtant, malgré les maigres enflures saignant ses flancs,
Rien ne laissait croire à cette fausse vérité.

S'il fallait prendre les devants, il était certain que le blondi ne se gênera point.
Surplombant son, accessoirement, amant, l'envie décuplée, la parure tombe. Les mains s'agitent, explorent, les yeux n'ont de cesse d'imprimer les quelques zébrures rosées. Cadeau offert par ses bons soins. Le sourire revient, l'amusement sur ses pas, et la bouche se risque à s'aventurer sur les traces grenats.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:50

Pozar a écrit:

    HRP.
    ta réponse est cool, je confirme. par contre, la mienne. eurk. elle est horriblement courte et mauvaise, en plus. vraiment, vraiment désolée pour cette chose. (je modifierais demain si tu réponds pas d'ici là, si tu te retrouves bloqué, sauf si tu arrives à répondre à cette immondicité.)(et je vais claquer mon pc parce qu'il rame, bordel, il rame)(je vais définitivement le balancer par la fenêtre)





all along it was a fever. a cold sweat, hot headed believer.

La main légère de l'autre remonte le long de ton bras et elle se pose sur ton coude, s’imbriquant parfaitement avec lui. C'est une sensation de douceur infinie, de tendre caresse. C'est une sensation qui s'estompe rapidement, remplacée par la crispation des doigts autour de ton articulation. Le sourire de l'androgyne disparaît, ses paupières se baissent, tout s'écroule. Tu sens malgré tout son cou qui se penche pour te laisser le libre accès à sa peau d'albâtre et tu ne te fais pas prier. Dépôt de suçon et de baisers papillons. Ton rire s’éteint, tu pourrais presque sentir sa frustration, son irritation. Tu ne sais pas si tu la ressens ou pas. Ses sentiments son confus, changeants, et les tiennes s'entremêlent dans ta tête. Votre proximité achève de te donner la migraine et de déchaîner le maelström qui s'agite dans ta tête. L'espace d'un court instant, quelques dizaines de secondes à peine, ta température chute brutalement d'une vingtaine de degrés – c'est l'asphyxie du feu dans tes veines. Et puis, ton dos heurte le sol et ta chaleur revient. C'est brusque, mais tellement rassurant. Et dans ta tête, c'est la confusion.

Tu ne cherches même pas à protester contre le fait qu'il soit désormais au dessus de toi, qu'il te domine de toute sa frêle carrure. Tu ne dis rien, tu attends – ton regard planté dans le miel de ton vis-à-vis. Ça t'amuse de ne pas savoir ce que l'avenir te réserve. Le moment qui suit n'est qu'hasardeuse et tes yeux brillent d'amusement. Tu es censé amusé, et heureux. Tu n'es que désir et envie. Tes océans tumultueux dérapent vers la lèvre inférieure malmenée par les dents blanches et tu dévorerais bien sa bouche. À nouveau. Ton souhait s'exauce alors qu'Harry se penche vers toi et vos lèvres se rencontrent encore une fois. Elles ne font que ça. Elles se cherchent, elles se caressent. Elle se volent, elles se cajolent. Entre deux bouffées d'oxygène rapidement prises, tu entends sa voix qui te balance des vulgarités et ça te donne envie de rire. Et tu ris, clair et rauque à la fois. « Je t'emmerde. » Le tissu tombe alors qu'il se tient au dessus de toi. Vos torses se frôlent, à présent dénudés tous les deux. Vos peaux s'embrasent, vos bouches s'appartiennent et tes mains remonte le long de ses flancs. L'une d'elle – la gauche – s'égare dans le creux du dos du blond, le pressant contre ton corps. Sa jumelle – la droite, donc – continue son exploration jusqu'au visage de ton amant de la journée et tes doigts s'entremêlent aux mèches rebelles qui se battent en duel sur le front de l'androgyne. Tu vois l'amusement s'emparer du sourire qui étire les lèvres du blond et sa bouche part refaire le monde du côté de tes épaules. Là où des zébrures décorent ta peau hâlée. Les ongles de l'efféminé comme seuls coupables. La chaleur du souffle qui parcourt tes griffures te fait plisser les yeux ; tu te complais dans cette douceur, dans cette tendresse. Ta bouche s'amuse de ce qui est à sa portée. Victime du jour ; un lobe d'oreille qu'elle titille avec provocation. Et puis, là, tout contre son oreille, tu chuchotes quelque chose. Deux mots, qui sonnent plus comme un ordre qu'une demande. « Baise-moi. » Ta main droite, sournoise, est descendue faire un tour vers quelque chose de plus intéressant que des mèches de cheveux et la gauche continue de maintenir vos corps trop proches pour votre bien. Ton cœur bat à un rythme étrangement plat, mais ta température corporelle fait des embardées par instant. Tu ne contrôles plus réellement ton corps et c'est le vide dans ta tête. Tu ne réfléchis plus, tu te laisses happer dangereusement par la chaleur qui te consume.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:51

HRP, les joies de l'informatique. J'compatis, parce que le miens fait pareil un jour sur trois - en même temps, faudrait que j'pense à l'éteindre convenablement de temps en temps. Bon, je viens de finir mon roman, sur une chute salope, bien que parfaitement logique, pff. Je suis toute chose. En plus je suis dans ma passe Eminem, ça fait mal.

Au fond, en fait, ce n'est pas toi...






« Baise-moi. »
Quelques mots qui ont le don de tout foutre en l'air, toujours. Parce que je n'ai jamais cessé d'être quelque peu trop, hum, trop réceptif. Trop manipulable et trop vif. Mes iris dont leurs coins incurvés frôlaient l'allure féline, nouvellement arrondis par l'étonnement, je pus clairement sentir l'emprise de cette main un tantinet trop large face à la finesse de mes courbes androgynes. Emmêlant les quelques mèches rebelles barrant mon regard miel, elle me sembla, l'espace d'un court instant, bien joueuse. Pourtant, sa façon de s'enfouir sous ma toison blonde m'allumait que plus encore. J'eus à peine le temps d'y songer que la voilà faisant une embardée fort périlleuse vers le bas. Bien trop bas à mon goût. Malicieuse, je ne retins guère le frisson de délectation et d'attente précoce qui me parcourra à sa suite. Je ne suis pas un gars pour rien, finalement. Et cet autre blondi n'avait pas l'air d'avoir froid aux yeux, d'aucune manière.

Mon souffle brusquement retenu vint obstruer ma gorge tout en l'irritant et, à deux doigts de l'étouffement, je pris le soin de détailler Ares de mon regard nouvellement appuyé, comme durement ancré. Le scruter avec hardiesse, tel était mon unique moyen d'y comprendre quelque chose, à ce foutu retournement de situation me laissant si admirablement sur le cul, métaphoriquement parlant. Tout n'avait rimé qu'avec incertitude depuis le premier regard que nous avions bien voulus échanger, lui et moi. Et tout au fond, au creux de ce tumultueux ouragan faisant chavirer mes sens et mon palpitant, je sentais bien que la bombe, aussi énorme soit t-elle, n'allait pas se faire prier pour venir m'éclater à la gueule. Violemment. Je suspectais même mon naturel joueur et totalement hostile à l'attente sage et docile de la prochaine raclée ; d'être en grande partie responsable de la tournure des évènement. Après tout, n'avais-je pas réussi à foutre - en plus de moi-même - un pauvre gars m'étant inconnu à la flotte, après l'avoir passablement insulté et brutalisé ? Pour sur, de quoi faire tanguer, là, mon petit quotidien à deux balles. Et j'adorais cette idée.

Ma langue claquant avec agacement contre mon palais, ma main libre partis empoigner avec plus de force que nécessaire sa consœur bien téméraire. Simple mesure de précaution, dira t-on. La proximité de nos corps n'avait de cesse de me malmener de la pire façon qu'il soit ; psychologiquement. Mes pensées s'emballaient, tout comme mon cœur ne trouvant pourtant aucun écho sous lui, je m'arrachais aux constats aussi farfelus qu'inutiles, m'inondant. Comme ce grain de beauté découvert non loin de la clavicule tentatrice et d'ores et déjà marquée de petites plaques rouges et tendancieuses, pour exemple. Ou bien même cette température corporelle faisant les pires écarts vertigineux qu'un corps normalement constitué n'aurait guère supporté, me glaçant aussi bien qu'elle me brûlait. M'excitait.

Oui, cette paume dure épousant mes hanches tout en appuyant nos corps transis l'un contre l'autre, perpétuellement, semblait vouloir pousser l'embrasement un peu plus loin qu'il ne l'était déjà. Toujours plus loin. Flirtant avec un paroxysme certain.

En cet instant, je savais que mon sourire n'avait rien d'agréable. Presque carnassier, voilà ce que me recrachait les deux lagons immenses me lorgnant. Et cela aurait presque suffit à l'effacer, si mes dents n'étaient pas parties à la rencontre de ce cou si généreusement offert. Doucement, elles s'égarent, s'amusent, plaisent, saignent. Mon esprit flanche en tentant de relier les deux bous, vainement. Tout se mélange, tout va si vite, bien trop vite pour que ma petite cervelle de demi centenaire ne puisse clairement tout assimilé. Je pensais pourtant ne jamais plus avoir une telle possibilité de prendre mon pied. Mais je ne risquais pas de me défiler, jamais.

Alors, je finis par me tuer à faire ce que je semblais faire de mieux ; fondre sur ses lèvres, péchés provoquant m'étant destiné.
C'était trop bon, clairement.

Ma langue redessina l'esquisse de ses lips, une main sur son épaule comme ultime pilier, je ne pus retenir un rire amusé. Le voilà rechangeant les rôles, pour une énième fois. C'était presque troublant. Foutrement excitant. Ça n'avait de cesse de révéler mes tics du passé, ceux qui faisaient de moi un mâle fier et indomptable. Et voilà que l'on me faisait le plus beau cadeau qu'il soit...

Mon sourire tenace et inchangé s'élargit, lorsque j'hésitai à ramener ces doigts aventureux vers mes lèvres pour les baiser. Mais, décidant qu'ils étaient très bien placés, ma main pris le temps de les caresser avant d'amorcer une dernière remonté, lente et langoureuse, contre la musculature finement dessinée.

Il voulait jouer ? Alors, on allait jouer.

« Supplies-moi, lui murmurais-je langoureusement. Et ensuite on verra. »

Cette incurable impression de déjà vue froissant le bous de ma langue, je me relevais à demi, optant pour une position assise, dominant.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:52

Pozar a écrit:

    HRP.
    et bah moi je l'aime beaucoup ta chute salope. je trouve ça kiffant, pozar aussi. tout va bien. toute façon pozar est un connard alors il les mérite les chutes de façon salopes. bref, voilà ma chose. ça avance pas des masses du coup, plutôt de la parlotte.





on ne possède même pas son propre corps.

Tu sens son regard posté sur toi, inflexible et obstiné à te fixer ainsi encore longtemps. Il te dévisage presque, te scrute, cherche tes intentions que tu caches au fond de toi. Il te déshabille de l'intérieur et c'est étrange. Ça ne te gêne pas réellement, ça te donnerait presque envie de rire. Ça serait quelqu'un d'autre et tu aurais rire. C'est même sûr. Tu aurais éclater d'un grand éclat de rire moqueur. Mais c'est Harry ; et tu ne ris pas. Dans le miel liquide de ses yeux, c'est un mélange de diverses choses et ça te plaît. Ça te plaît foutrement même. Il y a de l'incompréhension, de l'appréhension, de l'hardiesse, de l'excitation aussi. Et ses orbes claires se perdent dans l'océan des tiennes. C'est un claquement de langue sec qui vient te ramener à la réalité – quand as-tu divagué déjà ?, et ta main un peu trop baladeuse se fait réprimer par une de ses consœurs. Bien sagement, tu t'exécutes et ta main part à nouveau se glisser à travers les longues mèches de cheveux blonds. Ta température corporelle continue ses embardées et tu prends quelques minutes de ton précieux plaisir pour te concentrer et la faire retomber à un niveau à peu prêt correct. Pour ton corps est-il ici sous-entendu, bien entendu. Toujours trop élevé d'une dizaine de degrés d'ailleurs mais parfaitement inoffensif pour la peau albâtre de l'androgyne qui te surplombes. Il aura juste l'impression de s'envoyer en l'air avec un mec qui sort d'un sauna, ou une bouillotte, au choix. Ton autre main n'a pas quitté sa place du début, au creux de ses hanches, tout contre sa peau, la frôlant du bout des doigts, dessinant des signes aléatoires sur les parcelles de peau qu'elle atteint. Ton cou se faire grignoter, suçoter, baiser, papillonner. Sans aucune retenue. Il te dévore, presque littéralement. Et demain, personne ne doutera que ta nuit a été agité et bien accompagné. Tu es marqué, au fer rouge. Allô la cité Yubaba ? Ici les emmerdantes commères de la ville. On vient d'apprendre que le corps de Pozar a servi de quatre heures à Ink – et réciproquement. Pas de dégâts majeurs à déclarer. Pour l'instant du moins, pour l'instant. La peau de ton cou finit par être délaissé et se sont tes lèvres qui prennent la relève. L'autre blond papillonne au dessus de ta bouche, la retraçant avec légèreté, l'embrassant avec avidité. Ton épaule sert de soutien et tu sens le tremblement qui secoue la main d'Harry qui est posée dessus. Il rit, amusé. Un sourire étire ses lèvres, presque carnassier. Le chemin de vos mains se croisent, vos doigts s'effleurent et les siens partent redessiner les arabesques de ta musculature nerveuse.

« Supplies-moi. Ce n'est qu'un murmure, langoureux et tentateur. Et ensuite on verra. »

Il se redresse soudainement et s'installe dans une position plus assise, te dominant de toute sa hauteur. Un rire s'infiltre en toi et finit par te secouer. Délicieusement amusé. Ta position ne se modifie pas, ton corps reste allongé sur le sol – inconscient du danger qui pourrait le guetter. Tu t'en fous qu'il te domine, les mots qui s'échappent de ta bouche s'occuperont de lui faire ravaler ses propos dangereusement tentateurs. « Alors, c'est ça que tu veux ? Un petit chien pas trop emmerdant, prêt à ramper au sol pour satisfaire son maître ? Quelqu'un prêt à se jeter à tes pieds pour que tu daignes le baiser ? Quelqu'un d'assez con pour se laisser marcher dessus dans le seul but de satisfaire ses pulsions sexuelles ? C'est ça que tu veux ? Un soumis bon à te supplier de le baiser jusqu'à qu'il perde de pied et qu'il crie ton nom dans un dernier souffle rauque ? Quelqu'un qui est se soucierait peu de t'implorer d'exaucer ses demandes ? Quelqu'un qui n'aurait pas les couilles de vivre sa vie et qui serait obligé d'adjurer pour que tu acceptes son souhait ? C'est ça que tu veux en réalité ? » Ce n'est que de la provocation. Et tu sais que, vu ta position, tu risques gros. Très gros. Mais tu ne peux pas t'en empêcher. Et ça sonne presque comme un « Quelqu'un que je ne serais jamais ». Tu te redresses, en appui sur tes coudes, et ton souffle brûlant balaie son visage alors que tu lui chuchotes deux derniers mots. C'est à la fois une affirmation et une question sous-entendue ; c'est de la pure provocation. L'orage qui s'agite dans l'azur de tes yeux ne se détache pas du miel de leurs vis-à-vis.

« Contredis-moi. »

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:52

HRP, krrkrr. (très constructif, je sais.)
Osef, discutailler, c'est bien, aussi.


Mais mon reflet loin dans tes yeux. »





« Alors, c'est ça que tu veux ? Un petit chien pas trop emmerdant, prêt à ramper au sol pour satisfaire son maître ? Quelqu'un prêt à se jeter à tes pieds pour que tu daignes le baiser ? Quelqu'un d'assez con pour se laisser marcher dessus dans le seul but de satisfaire ses pulsions sexuelles ? C'est ça que tu veux ? Un soumis bon à te supplier de le baiser jusqu'à qu'il perde de pied et qu'il crie ton nom dans un dernier souffle rauque ? Quelqu'un qui est se soucierait peu de t'implorer d'exaucer ses demandes ? Quelqu'un qui n'aurait pas les couilles de vivre sa vie et qui serait obligé d'adjurer pour que tu acceptes son souhait ? C'est ça que tu veux en réalité ? »
Il y a son rire, engourdissant tes cuisses, balayant son corps. Et sa tirade interminable qui te fait autant de mal que de bien. Elle t'amuse. Tu le trouve presque gonflé, oui, d'oser aborder le sujet épineux - bien qu'il ne le sache surement pas - avec tant de venin et de mesquinerie gratuite. Pire que l'acide, ça semble pouvoir faire fondre chaque parcelle de ton épiderme comme ta matière grise n'étant plus qu'un amas croulant. Tes sourcils se plissent créant quelques rides au beau milieux de ton front un poil trop large. Ton corps se voute vers le sien alors que ce son guttural si particulier témoignant de ton irritation vient emplir l'air ambiant chargé et humide. Avec un calme inviolable, tu attend patiemment qu'il se taise de lui-même, qui se la mette en sourdine, avant de le faire taire définitivement d'un simple « tais-toi » susurré ; bientôt suivit d'un énième baiser. C'est tendre et passionné à la fois. De quoi en clouer plus d'un sur place.
Tous, sauf lui.

« Contredis-moi. »
« C'est si gentiment demandé... » Tes yeux fixes sur ses traits aquilins, tu le regarde s'élever vers toi sans esquisser l'ombre d'un geste. Ton excitation pulse dans tes veines avec tant d’entrain, que tu crois sentir ton cœur palpiter sous tes doigts. Aussi bien d'envie purement physique, sexuelle, que d'un profond amusement face à la situation si fortement divertissante. C'est qu'il t'egaye, ce gars, mine de rien. Et même si ses mots sont d'un mordant sans précédent, toi, t'affectionne plutôt ça. Son dos, tout aussi vouté que le tiens, repose nouvellement sur ses coudes. Ta main se décide alors à partir à l'aventure du côté de son épaule, comme dans l'espoir d'y choper une prise plus sure et plus sécurisante. Ce serait tout de même foutrement con de tomber de ton perchoir, maintenant.
Son souffle chaud gravite entre vous, balayant ton visage tiré, puis vient se mêler à ton haleine mentholée. Les deux lacs fondent dans le miel de ton regard et tu hésites franchement entre lui rire ou bien lui sauter à la tronche. Mais, avec une infinie lenteur, fermant les yeux l'espace d'un instant, tu cherches les mots. Les bons. Ceux qui feront mouche. Ceux qui ne mentiront pas. Tu supplies inconsciemment le calme de bien vouloir revenir t'habiter, de bien vouloir relancer les rouages mal huilés de ton vieux circuit nerveux. Parce que tu ne te sens pas d'humeur à papoter pendant des heures. Pas avec lui, pas le plus sérieusement du monde. Et encore moins avec un tel appel à la luxure sous toi, effleurant ta peau et tes sens à la fois. Pourtant, lorsque tes yeux homogènes se rouvrent, tu sens cette envie délicate et tenace de revanche t'enflammer. Plus que tout le reste. Alors, tu te permet de déverser tout ce que tu pouvais bien te tuer à contenir jusque là.

« Ne dénigre pas ce rôle qui est, habituellement, le mien, veux-tu. Tes propres phalanges tentent une percée parmi ton champs de blé terne. Figure-toi qu'il y a certains aspects que nous ne choisissons pas forcément. Des habitudes dans lesquelles on se satisfait pleinement. Et, pour ça, c'est mon cas. »
Ta voix sereine résonne. Puis, ton buste se relève de toute sa petite corpulence et tu le contemple quelques instant avant de basculer vers l'arrière. Les bras bandés tel un roc en équilibre au dessus des cuisses musclées, tu dévie ton œillade vers le ciel, dubitatif.

« C'est là qu'on reconnait ceux qui n'ont jamais rien connus d'autre que la domination pure. Procuré par leurs bons soins. Tu marques une pause, comme pour soupeser tes propres mots. Tu ne vas pas me faire avaler qu'un grand gaillard comme toi se laisse bien gentiment fourrer ; je n'y croirais pas. Pas une seul fois... »
Furtivement, ta main livre dévie là où la douleur te tiraille. Frôlant ton cou en une caresse bien trop autopsieuse pour être pleinement agréable. Il ne t'en faudra pas plus pour comprendre qu'une tâche bleutée ne se fera guère prier. « Charmant. »

« C'est une nouvelle expérience, que tu veux ? T'es friand des écarts ? De l'inconnu ? C'est ça ? Tes orbes à nouveau criblés aux siens, un soupire fatigué t'échappe de façon calculée. Parce que si ce n'est que ça, je ne me ferais plus prier, rassures-toi. »

Ton esprit curieux, pourtant, lui laissera le temps de répondre, comme dans l'espoir du doute. Hypothétique.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:53

Pozar a écrit:

    HRP.
    pour une "reprise" du rp après plusieurs jours d'arrêt, c'est pas foncièrement bien mais c'est pas foncièrement moche non plus donc voilà. je suis plutôt satisfaite dans l'ensemble, on va dire. bref, comme toujours, si y'a un soucis, je modifie.
    après relecture, j'me suis peut-être un peu emballée en faite. sorry haha.





On nous a fracassés, puis reconstruits,
on nous a demandé de faire un effort, de faire comme si on fonctionnait toujours comme prévu
.

Tu as fermé les mots à la fin de ta longue tirade. Ce sont sans doute les plus longs mots que tu n'as encore jamais adressés à Harry. Ils sont acidulés, piquants, poivrés. Méprisables, détestables. Arrogants. Dévastateurs, tu n'as même pas idée à quel point ils le sont. Et tu sens son corps se courber au dessus du tien, le grondement d’irritation qui s'étouffe dans sa gorge, le « Tais-toi » qui vibre contre tes propres lèvres et sa bouche qui vient sublimer les mots. Elles viennent de dire de la fermer. Réellement. Mais tu ne tiens pas compte de l'avertissement et la sentence tombe. Tes deux mots finaux s'échappe de l'écrin de tes lèvres, sulfureux dans leur délicieuse provocation. « Contredis-moi. » Et tes yeux se ré-ouvrent quand tu te relèves vers lui. Sa main glisse vers ton épaule, à la recherche d'une prise pour éviter de se casser la gueule. Ça aurait drôle qu'il tombe de son piédestal, là, maintenant, dans l'instant qui suit. Tu en auras rigolé de le voir soudainement remettre pied sur terre. Ça t'aurait amusé de voir qu'il est assis au même niveau que toi. Sur votre cul, rien que ça. Il clôt ses paupières, part à la recherche de ses mots – ceux qui feront le plus bel effet, ce qui seront sûrs de t'attendre, ce qui te donneront envie de vomir, finit par les trouver, rouvrent les yeux. Et te les balance en pleine figure, douce revanche glissant au creux de ses lèvres.

« Ne dénigre pas ce rôle qui est, habituellement, le mien, veux-tu. Tu vois ses doigts qui passent dans les mèches pâles de sa longue chevelure et tu te contentes de respirer, soulevant lentement ta poitrine qu'il surplombe. Figure-toi qu'il y a certains aspects que nous ne choisissons pas forcément. Des habitudes dans lesquelles on se satisfait pleinement. Et, pour ça, c'est mon cas. » Étrangement sa voix est paisible, comme si c'étaient des banalités qui sortaient de sa bouche. Mais ce ne sont pas des banalités qui giclent de ses lèvres, c'est son ressentit, ses sentiments trop longtemps confinés. C'est ce que tu as provoqué, volontairement ou involontairement d'ailleurs ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus vraiment, tu te laisses juste aller. Sa voix te berce, tu écoutes sans écouter. Tu analyses sans analyser, tu mémorises pourtant. Chacun de ses mots, chacune de ses intonations, chacun des secrets voilés derrière les paroles. Il se redresse et tu perçois son corps qui bascule en arrière, soutenu par ses maigres bras dont les muscles sont bandés comme des arcs. Et encore, les mots dévalent sa bouche. « C'est là qu'on reconnaît ceux qui n'ont jamais rien connus d'autre que la domination pure. Procuré par leurs bons soins. Il y a un silence. Qui, finalement, en dit trop. Est-ce que mes mots feront assez mal pour que je me donne la peine de les dire ? Tu ne vas pas me faire avaler qu'un grand gaillard comme toi se laisse bien gentiment fourrer ; je n'y croirais pas. Pas une seul fois ... » Tes deux iris bleutées sont posées sur cette main qui remonte jusqu'à ce cou, jusqu'à cette tâche bleue sur cette peau si pâle, et tu ne peux détacher ton regard de cette marque sur ce bout de nuque que tu aperçois. Qui te tente plus que de raison. Et tu entends sa voix qui résonne dans ton crâne, qui rebondit sur les parois de ton crâne et tu as envie de hurler sans savoir pourquoi.

« C'est une nouvelle expérience, que tu veux ? T'es friand des écarts ? De l'inconnu ? C'est ça ? Un soupir, vos orbes qui se captent et c'est finit, à nouveau. Les mots s'élèvent dans l'air, encore une fois. Parce que si ce n'est que ça, je ne me ferais plus prier, rassures-toi. » Encore en appui sur tes coudes, le dos surélevé au dessus de l'herbe humide, tu tends la main droite en basculant ton poids sur ton bras gauche. Tes doigts viennent redessiner les contours de la marque bleutée qui orne le cou de l'androgyne et tu effleures la peau sans même t'en rendre compte. Tes yeux sont perdus dans l'immensité claire de leurs jumeaux et le miel qui les colorent de donnerait presque envie de fondre. Tu sens le feu qui s'agite en toi, frôlant ton épiderme comme pour te dire « ne m'oublies pas, je serais toujours là » et tu as envie de mourir. Tu as tellement envie de mourir que tes doigts quittent la peau sur laquelle ils se promenaient jusqu'à présent, que tes coudes abaissent leurs appuis et que ton dos retourne se coucher sur les brins d'herbe folle qui te servent de matelas. Misérable matelas pour un sombre idiot comme toi. L'océan azur de tes orbes se perdent dans la contemplation du ciel qui se dresse au dessus de vous et tu te rends compte que tu as finalement décidé de lui répondre quand ta propre voix résonne au creux de tes oreilles. « Je connais déjà l'inconnu, je fréquente l'inconnu à longueurs de journée. J'fais que ça de ma putain de vie. Je n'ai pas besoin de nouvelles expériences, je les vis chaque jour qui suit le précédent. Elles sont là, à attendre devant ma porte, à se lamenter pour que je les tente elles aussi. Et je les vis. Je vis une nouvelle expérience, tous les jours. Tous les putains de jours. J'fais que ça. J'connais déjà. J'ai déjà donné. Et je t'emmerde, parce que tu feras sûrement plus que prier pour que je tente une nouvelle expérience avec toi. Tu reprends ton souffle, tes yeux sont toujours rivés sur le ciel. Je veux ressentir un truc qui me donne envie de vomir à l'idée d'être si faible qu'un gamin pourrait m'abattre. Je veux qu'un braiser s'enflamme au bout milieu de mon corps sans que la pyrokinésie ne puisse rien faire pour le combattre. Je veux mourir pour ne plus me reconnaître. Je veux ce que je n'ai jamais eu, que je n'ai pas, que je n'aurai jamais. Et c'est terriblement confus dans ta tête. Ça danse, ça tourbillonne, ça s'affole, ça s'agite, ça tournoie, ça hurle même. Je sais ce que je veux, mais je ne sais pas comment l'avoir. Il y a un silence, un soupir muet. Et tu continues finalement. Je ne sais pas qui pourra me le donner, me l'apporter, me l'offrir, me dire de le garder bien au chaud, me supplier de le prendre, m'indiquer comment faire pour l'avoir. Je n'sais pas, bordel. »

Les derniers mots se meurent sur tes lèvres.

« Je ne sais même pas si quelqu'un pourra faire ça. »


Mais c’est un mensonge, tout ça est un mensonge ;
chaque personne, chaque endroit, chaque chose, chaque idée est un mensonge
.

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:54

HRP, okey c'est mauvais. ça bouge pas d'un pouce. je sais, frappes-moi.

« Connaître la raison exacte de nos actions...





« ...Parce que si ce n'est que ça, je ne me ferais plus prier, rassures-toi. »
L'agitation d'Ares captive tes sens amochés, obligeant tes orbes ternes à le dévorer dans ses moindres détails. Pour une énième fois. Doucement, tu sens, plus que tu ne le vois, son corps se mouvoir sous toi. Perplexe, tu attends. Tu restes figé dans l'espoir de voir où cet homme veux en venir, ce que ce mec compte te faire endurer, faire tout bonnement de toi, là, maintenant, ce qu'il te répondra. Mais seul l'effleurement de sa main sur ton cou, là où sa bouche exquise t'a tatoué, vient t'animer. Un frisson te parcours, te grise. Puis, tout semble s'effondrer. Sa chaleur t'échappe, imperceptiblement, pour foutre le camp, loin. Tu geins. Ton regard a beau chercher le sien, rien ne vient s'y raccrocher. Juste cette sensation de vide béant te tordant l'estomac. Bientôt suivie de cette autre, te susurrant t'être égaré à mille lieux de l'être désiré. Et ça fait mal, ça brûle, ça fou la trouille, ça remue. Ça te fais baisser les yeux sur son buste s'affalant lentement sur le lit d'herbe gorgée de rosée qui te blesse par ce simple geste. Comme s'il te chuchotait avoir lâché avant toi, comme s'il te chuchotait avoir plié pour toi. A cause de toi. Et ça aussi, ça fait mal. Pareille à la morsure d'une multitude d'envies et de ressentis t'assaillant. Tu te demandes presque furtivement comment l'Être Humain peut être si sadique et masochiste à la fois. Tu te demandes comment tu peux te permettre de le repousser dans ses plus profonds retranchements, alors qu'une fois arrivé là, tu ne rêves plus que de le voir se relever. Vaillamment. Comme si en voir un autre que toi réussir là où tu n'y arrive pas suffirait à purger ta peine. C'est presque tordu comme cheminement. Pourtant, lorsque le flue de mot vient t'écorcher vif, tu restes planté là, à scruter les renflements réguliers soulevant ce buste si plaisant. « Je connais déjà l'inconnu, je fréquente l'inconnu à longueurs de journée. J'fais que ça de ma putain de vie. Je n'ai pas besoin de nouvelles expériences, je les vis chaque jour qui suit le précédent. Elles sont là, à attendre devant ma porte, à se lamenter pour que je les tente elles aussi. Et je les vis. Je vis une nouvelle expérience, tous les jours. Tous les putains de jours. J'fais que ça. J'connais déjà. J'ai déjà donné. Et je t'emmerde, parce que tu feras sûrement plus que prier pour que je tente une nouvelle expérience avec toi. » Écoutant d'une oreille distraite, comme pour mieux t'épargner, tu laisses tes mains redessiner les courbures de ce torse parfait. Tu ne t'insurge qu'à peine face à la réplique cinglante, face à l'insulte clairement énoncée. « Si cela peut t’alléger ... » Mais tu sais que ton manque d'animosité et de vivacité est essentiellement dû à la véracité de ses mots. Tu n'y peux rien. Tu as toujours été comme ça. Vil, répugnant et profiteur. Cela faisait bien des années que la honte ne t'avait plus touchée, que tu avais appris à t'accepter tel que tu es. Et quelque part, c'était bien mieux depuis cet instant là, comme ça. « Je veux ressentir un truc qui me donne envie de vomir à l'idée d'être si faible qu'un gamin pourrait m'abattre. Je veux qu'un braiser s'enflamme au bout milieu de mon corps sans que la pyrokinésie ne puisse rien faire pour le combattre. Je veux mourir pour ne plus me reconnaître. Je veux ce que je n'ai jamais eu, que je n'ai pas, que je n'aurai jamais. » Il y-a cette flamme qui danse au creux de son regard vitreux. Et ça te plais. Sa façon de te toucher tout en étant à des années de là, de toi. Tu te demandes bien qui il peut imaginer au beau milieu de ce ciel trop brumeux. Ça t'irriterai presque. Parce qu'il devrait perdre la tête pour toi et que, irrémédiablement, ça ne fonctionne pas. « Je sais ce que je veux, mais je ne sais pas comment l'avoir. Il marque une pause, soupire, et repart. Je ne sais pas qui pourra me le donner, me l'apporter, me l'offrir, me dire de le garder bien au chaud, me supplier de le prendre, m'indiquer comment faire pour l'avoir. Je n'sais pas, bordel. » Tu as peur d'avoir raté la fin de sa si longue tirade tant son niveau sonore s'amenuise. Le silence s'installe alors lourdement, vous berce et d'un frisson te laisse aux griffes de l'angoisse qui te taraude. Tu as peur de mettre des mots sur ce qu'il s'acharne à te décrire. Tout sonne comme une confession malhabile et maladive à ton oreille, ça t'ébranle plus que de raison. Ça te fou la flippe, t'as peur de t'emballer en solitaire, d'en tirer des conclusions qui n'auront, clairement, pas lieu d'être. L'amour. Alors, tu fermes ta belle gueule de connard invétéré et tu laisses le silence vous abrutir et t’assommer. Tu souhaites seulement laisser ta fierté de côté pour pouvoir, peut être, te déverser un bon coup à coup de pleurnicheries et de gueulantes. Pouvoir simplement te vider, t'exorciser. Mais tu ne te laisserais pas le faire. Parce que tu est un lâche.

« Je ne sais même pas si quelqu'un pourra faire ça. »
Tout doucement, comme pour ne pas l'abimer, ta joue vient épouser la chaleur se dégageant du buste trop parfait. Tu aimerais le supplier de ne pas trop t'en demander, parce que tu n'es et n'as jamais été l'homme de la situation. Celui qui trouve réponse à tout, celui qui sauve le cul de tous le monde. Tu es trop fier, trop ambitieux et trop aveugle pour ça. Tu n'as rien du preux chevalier. Juste un gars terriblement fragile qui se complait dans son rôle de minette en détresse. Juste un gars terriblement humain, magnifiquement humain, avec ses faiblesses et ses crevasses. Avec sa coquille semblant forgée de fer mais n'étant en réalité qu'un amas de mousse moisissant et délicatement émietté. C'est crade tant ça dégorge de saleté. Mais c'est ce qui fait sa beauté d'être imparfait.

Te laissant bercer par le pouls régulier, ainsi lové, tu te sens presque bien. Pleinement entier. Alors, ta main allant chercher la sienne pour s'y emmêler, tu fermes simplement les yeux face à la réalité.

« Ares, j'ai froid. »

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MessageSujet: Re: △ et valser au bord du vide.    Jeu 29 Aoû - 13:55

Pozar a écrit:

    HRP.
    okay. alors c'est moche et court. très court, trop court. et très très moche. j'aime pas, du tout. bref, tues moi. (et si t'arrives pas à répondre à cette chose, ce que je comprendrais parfaitement, envoies moi un mp et je modifie)





si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus.

« J'sais même pas si j'veux que quelqu'un trouve comment faire. »

Ça tourbillonne dans ta tête, en silence. Ça ne passe pas la barrière de tes lèvres et tu te demandes si ça devrait pas plutôt la traverser. Hurler, hurler, hurler. Tu as envie d'hurler, sans savoir pourquoi. En fait, depuis qu'il t'as fait dévoiler ce que tu viens de dire, tu ne contrôles plus rien. Ta tête est pleine de choses – écrites en en chinois. Forcément sinon c'est pas drôle. Et tu ne sais pas décrypter le chinois. Et ça te fais chier, bordel, ça te fais chier. Tu ne comprends pas. Tu ne comprends plus ta tête. Tu piges que dalle à ce qui se joue dans ta tête et tu as complètement perdu les pédales. Et puis. La joue fraîche d'Ink vient se déposer contre ta poitrine brûlante, frémissante, et tes poumons cessent de pomper de l'oxygène une seconde. Avant de repartir. Il t'a fait repartir le cerveau, il t'a reconnecté les neurones et tu ne pourras jamais le remercier. Il t'a rendu coquille vide puis coquille pleine et tu ne lui diras pas. À aucun jour de ton existence. Tu terras cet événement parce que tu ne seras pas l'expliquer. Et ça te fout la rage.

« Ares, j'ai froid. »

Sa voix s'élève, te heurtes et tu frisonnes doucement. Tu te rends compte que vos doigts se sont entre-mêlés et tu ressers votre étreinte inconsciemment. Tu as besoin de sentir qu'il est là, tout contre toi, alors que ton cerveau fait des voyages à deux mille lieux de ton corps. Tu n'as pas besoin d'analyser ce qu'il vient de dire que ton bras encore libre s'enroule autour de son dos. Ta peau brûle doucement contre le dos d'Ink. Et tranquillement, ta main part remonter pas à pas jusqu'à la nuque offerte. C'est une danse qu'exécute tes doigts, se promenant librement au milieu des mèches blondes de l'androgyne. Et tu savoures, tu savoures ce corps sur le tien qui ne cherche que ta chaleur, ta présence. Tu aimes ça, dieu sait que tu aimes ça. Au fond, tu ne le connais pas vraiment ce type, qui se tient couché sur toi, après tout vous vous êtes rencontrés ce matin. À six heures. Ça fait combien de temps que vous êtes là déjà ? Tu ne sais pas, tu as perdu la notion du temps. Tu es juste sûr de quatre choses ; ta chaleur et sa fraîcheur, ton nom et le sien. C'est peu, mais ça te suffit. Tu t'en contentes et ça te complaît. Tu perds tes yeux dans l'immensité du ciel qui s'étend au dessus de toi. Tu fermes les yeux, inspires, expires et rouvres les yeux. Bleus, profondément bleus. Tes doigts ont quitté les cheveux d'Harry pour venir tracer des dessins incohérents le long de sa colonne vertébrale. Et toujours cette chaleur que ton corps transmet au sien. Tu brûles tellement. Tu brûles pour deux, même.

« Serres-moi. »

Et ça sonne comme un suicide du cœur.


_________________
    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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△ et valser au bord du vide.

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