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 GAMBLE&DECADENCE.

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Spilling drinks on my settee    Dim 12 Jan - 16:56


Spilling drinks on my settee.
libre & ouvert à tous.






23:48,
Ton pas conquérant, rehaussé de tes talons aiguilles un poil élimé, prenait un malin plaisir à maltraiter les dalles accidentées du trottoir en cadence. Ton regard fatigué s'attarda un instant sur le ciel drapé d'un bleu nuit aux reflets mauves, à rendre le plus stupide des hommes infiniment plus philosophique et poétique. Malgré la pollution lumineuse de cette ville surpeuplée, quelques étoiles s'évertuaient à briller ci et là, créant des repères agréables pour les yeux égarés. Pareils à d'infimes points d'accroche, sur lesquels l'on pouvait errer un instant ; avant de devoir se replonger dans cette vague humaine massive et informe, grouillant au sol. Dans ce trémolo, où ta propre silhouette, pourtant bien singulière, se fondait dans la masse comme une évidence même. Une parmi tant d'autres. Rien de bien renversant, ni de grandement reluisant, entre autre.

Cela faisait un bon moment déjà, que la nuit était tombée sur les quartiers et que tu t'évertuais à fendre la foule. Mais tu n'avais guère eus d'autres choix, que celui de te retrouver là à pareille heure de la nuit. Ton modeste frigo, parfaitement aligné avec le reste de la déco de la cuisine de ton petit appartement, n'avait eut de cesse de crier famine depuis trois longs jours déjà. Et tu savais bien que si tu ne prenais pas la peine d'y remédier maintenant, tu risquais fort de faire traîner le problème pendant encore un long moment. Il est tellement plus simple d'éviter les soucis et de reporter les tâches ingrates au lendemain. Puis au surlendemain. Mais ces pratiques là ne réglaient jamais le nœud central du problème. Et ton frigo, en cet instant, restait invariablement vide. Aussi, même malgré toutes les petites excuses pour le moins réfutables et idiotes, ainsi que le manque cruel d'envie t’assaillant ; tu t'étais enfin persuader à remplir cette corvée comme il se devait. Ne serait-ce que pour éviter un énième dîner au restaurant du coin, faisant fondre tes économies comme neige au soleil.

La journée avait été dure et éprouvante pour toi aussi, petite réceptionniste d'une grande entreprise d'automobile. La plus populaire, en vérité. Tu en avais vu, des clients, s'agglutiner face aux voitures de luxe proposées à des prix exorbitant et qui aurait pu t'éviter des années de courses éreintantes. Mais tu n'étais pas payée pour juger, ni même pour réfléchir en vérité. Tu n'étais qu'une femme plutôt bonasse dans son costume élégant de secrétaire. Avec ton sourire charmeur et tes formes exquises. Mais l'ère d'aujourd'hui ne rimait plus qu'avec ça : esthétisme. Et tu ne dérogeais guère à la règle. Néanmoins, tu n'étais pas peu fière de ce boulot pas plus ingrat qu'un autre, te permettant de vivre agréablement ta petite vie de célibataire endurcie.

L'esprit un peu revêche, tes chevilles semblant te crier leur haine à chaque pas ajouté, tu continuas interminablement ton ascension vers la gare. Finalement, tu n'en avais pas eut pour très cher, seulement quelques éléments de premières nécessité. Pas de quoi remplir plus de deux sacs plastiques, en vérité. Mais tu n'étais pas peu fière de ces derniers, se trémoussant au bous de tes bras graciles. Même malgré l'heure avancée, la foule ne désemplissait pas, irritant tes nerfs dores et déjà échauffés par le boulot. Tu aurais donné cher pour choper un train pas trop bondé. Ne plus avoir à donner de coups de coude pour fendre l'amas humain, et pouvoir rentrer chez toi pour pauser ton petit cul sur ton petit divan confortable. Mais Chidoya avait beau être l'un des quartiers les plus proches de ton lieu de travail, il n'en était pas moins à des années lumières de ta résidence. Et tu savais que le reste de ta petite aventure du soir était loin de toucher à son terme.

Accélérant l'allure, tu fouillas dans ton sac à main dans l'espoir de mettre la main sur ton titre de transport. Les portiques de sécurités semblait te narguer alors que l'écran ne cessait de faire clignoter la même phrase depuis un moment déjà : « train à quai ». Tu n'allais tout de même pas baisser les bras face à l'adversité. Même aussi illusoire fut t-elle. Et, inspirant un grand coup, tu fis ce que tu n'avais plus tenter depuis des années déjà.

Ton sang tambourina contre tes tempes sous l'effet de l'adrénaline.
D'une simple main sur l'épaule, tu accosta la première silhouette passant par là.

« A-attendez ! Excusez-moi, mais me serait-il possible de passer avec vous ? J'ai égarée ma carte, et j'aimerais bien ne pas avoir à attendre le prochain trame ! »

Ton timbre mal-assuré flancha sur la fin. A vingt-neuf ans, tu ne faisais guère plus parti des ces rebelles dans la fleure de l'âge appréciant flirter avec l'l’illégalité et la fraude. Mais l'attente interminable d'une prochaine navette à pareille heure de la nuit, avait de quoi pousser toute bonne femme à la faute. N'est-ce-pas ?


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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Dim 12 Jan - 19:46


Fine by me.
avec Ichiro Nomura.






Le soleil trônait haut dans le ciel dégagé. Il ne faisait pourtant pas très chaud à l'extérieur, mais la brise fraîche était tout ce qu'il y avait de plus agréable en cette saison. Il ne devait pas être plus de treize heures cinquante, et déjà tu augmentas l'allure en espérant ne pas être en retard. En réalité, tu n'étais jamais en retard nul part. Tu prenais juste un malin plaisir à avoir de l'avance sur tout. Comme pour te rassurer en cas d'imprévu. Certains trouvaient ça dérangeant, notamment lorsqu'ils étaient eux aussi conviés au même rendez-vous sans faire preuve, forcément, de la même ponctualité que toi. Pourtant, ça te permettait tout bonnement d'avoir l'esprit tranquille.

Nous devions bien être lundi et fidèle à toi-même, tu t'étais revêtue d'un magnifique tailleur te saillant à la perfection. Pour cause, tu l'avais fait faire sur mesure, dans des tons bleuâtres très élégants et refaisant ressortir à la voix l'émeraude de tes lentilles de contacts et le blond chimique de ta chevelure soignée. Tes escarpins semblaient prendre un malin plaisir à cliqueter contre les divers revêtements de sols s'étendant sous eux. C'était de loin ta tenue favorite, et elle t'avait par ailleurs valu un bras. Mais tu étais fière du résultat et de l'allure que tout ce superficiel te donnait. Une vraie hôtesse, ainsi vêtue, avec ton carré de soie enserrant délicatement ton cou gracile. Pas un seul faux-plis ne venait casser ce dessin, le tissus épousant tes formes harmonieuses avec plus d'aisance même que toutes ces jupettes trop courtes en vogue chez les jeunes d'aujourd'hui. Tu étais réceptionniste. Et un tel métier t'obligeait à ce type de formalité. Après tout, tu représentait l'image même d'une entreprise. Tu étais là pour être vue.

Ce matin, un peu plus tôt dans la journée, tu avais pris le temps de pauser ton après-midi, pour des soucis de formalités administratives. Ça aussi, c'était compté dans les 2 000€ net que tu touchais à chaque fin de mois. Et tu aurais peut-être été plus encline à répondre à cette tâche si le quartier de Chiyoda n'était pas une telle merde pour les automobilistes. La marche rapide, perchée sur vingt centimètres de talons, n'avait rien de jouissif. Vraiment. Mais le boulot, toujours le boulot. Et, déjà, la monstrueuse installation centrale de Motors District se dressait sous tes petits yeux plissés par le soleil.

Inspirant un grand coup, tu finis le chemin te séparant du hall principal à grandes enjambées vives. Le bruit crissant de tes chaussures sur le marbre impeccable de la pièce te vrilla les tympans ; alors que tu t'usais à essayer de ne pas glisser. Une rapide présentation à l'hôtesse d'accueil, un sourire professionnel et quelques minutes plus tard, te voilà repartie vers les ascenseurs s’alignant quelques mètres plus loin. Tout, absolument tout semblait suer la richesse et l'aisance. Mais il ne fallait pas en attendre moins d'une entreprise reconnue mondialement pour son travail de qualité. Bien évidemment.

Esquissant un regard vers ta montre pimpante, tu t'accordas un détour vers les toilettes des femmes, pour une retouche finale. Pas que tu en eut réellement l'utilité, ce n'était là qu'une façon parmi tant d'autres de s'assurer que tout irait bien. Tu n'étais pas forcément essentielle à l'entreprise. Même malgré ton propre travail, ma foi, de qualité, il était aisé de changer une réceptionniste pour une autre ; toujours plus jeune, toujours plus jolie. Un léger stress fit alors son apparition, comme sortit de nul part. Tu appréhendais un putain de rendez-vous minable pour parler affaire et chiffres. C'était d'un ridicule. Et pourtant.

Ramenant une mèche à peine négligée, à l'ensemble de ton chignon élaboré avec soin et précision, tu pris enfin la direction des ascenseurs. Un index sur le bouton des étages, une œillade en biais te fis stopper ton geste. En effet, un jeune homme se dirigeait vers les ascenseurs et semblait par ailleurs résolu à prendre le premier disponible. Ta politesse te rattrapa au galop, alors que tu bloquais les portes pour lui laisser le temps de te rattraper. En parfaite impatiente, tu détestais outrageusement le fait même d'avoir à laisser s'écouler le temps sans but précis. Alors attendre un ascenseur, non merci.

Et il se trouvait que tu étais le genre de femme à ne pas faire subir aux autres ce que tu n'acceptais pas toi-même.

Poliment, tu lui demandas :
« Quel étage ? »

Son allure singulière t'arracha un fin sourire.


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Lun 13 Jan - 15:02


Boulevard of broken dreams.
avec Amaya Ikeda.






Dix-neuf heures.
Dans le noir de cette fin d'après-midi pluvieuse, la blondeur de ta tignasse relevée en un chignon sophistiqué, semblait jurer avec le reste de la civilisation. Cela devait bien faire une heure, tout au plus, que tu avais finis ton service de réceptionniste. Fidèle à toi-même et tête en l'air comme tu l'étais, tu n'avais pas jugée bon de faire un détour vers ton casier personnel. Pourtant, à cet instant, tu n'aurais pas crachée sur un parapluie, ni même sur un imperméable ; aussi démodé soit-il. Tout, tout était bon, plutôt que d'avoir à supporter ces bourrasques tempétueuses ravageant tout sur leur passage, et notamment ton magnifique tailleur que tu t'étais tuée à repasser la veille. Voilà de quoi dissuader quiconque d'un minimum sensé, de mettre ne serait-ce qu'un orteil dehors. Tous ; sauf toi. Et te voilà bravant la tempête, perchée du haut de tes escarpins malhabiles face aux dalles inégales et glissantes par la pluie. Tu aurais donnée cher pour pouvoir te téléporter à la minute près sur ton beau sofa, au chaud, chez toi. Il te semblait même que l'air ambiant prenait un malin plaisir à maltraiter chacune des parcelles découvertes de ton épiderme laiteux.  En moins de cinq minutes, tu te retrouvas dégoulinante, plus gorgée de pluie qu'une éponge délaissée à son compte dans un coin humide. La vue de ton chemisier te faisant comme une seconde peau t'arracha une grimace de pur dégoût, alors que, prenant un soin démesuré à tenter d'esquiver les chutes, tu te décidas enfin à t'abriter sous une devanture quelconque. De là où tu étais, tu pouvais pleinement discerner la lumière vive des cafés et le brouhaha incessant des métros non loin. Tu n'aurais pas été contre un thé pris au sec, ou bien même un vers de whisky, mais une petite voix n'avait de cesse de te narguer qu'avec un dégaine pareille, tu ne passerais sans doute jamais aucune porte, hormis celle de ton petit appartement ; à trois stations de là. Rien de bien enchanteur, entre autre. Dans tous les cas, tu étais certaine de te réveiller le lendemain avec la grippe, ou un rhume dans le meilleur des cas. Tu aurais donnée beaucoup pour une douche bien chaude. Mais le vent dont la fureur venait de se décupler, te dissuada de tenter tout percée vers les lumières vives de la gare. Si ce n'était plus pour tes fringues, c'était au moins pour toi-même. Après tout, ce n'était pas ton poids plume qui allait tenir tête à la tempête. Et te ridiculiser en public un peu plus n'était pas forcément une idée alléchante. Loin de là, même. Tu t'estimais heureuse de ne pas t'être cassée une cheville, déjà.

Soupirant un instant, tu pris le temps d'observer les alentours. Les rues se désemplissaient de cette foule quotidienne, alors que les derniers malchanceux pressaient le pas sous la pluie. Quelques idiots, surement en attente d'un rendez-vous plus ou moins galant, attendaient comme toi, sous tout ce qu'ils jugeaient de suffisamment abritant. Au moins, tu n'étais pas la seule à avoir été prise au dépourvu. Brusquement, une gerbe d'eau atteignit ta joue, détournant ton regard du spectacle. Une silhouette élancée et svelte, te dépassant de vingt bons centimètres, venait d’apparaître à tes côtés. Un léger frisson te parcourra alors que, les sourcils froncés, tu dévisageais le nouveau venu. Ton regard accrocha tout d'abord à la fourrure de son manteau que tu présumait masculin par habitude, avant de dévier vers les traits fins et inexpressifs de son visage droit. Prostrée ainsi à côté de lui, un sentiment d'infériorité dû à cette bonne demie tête qu'il avait de plus que toi, te perfora l’œsophage. Ce que tu pouvais détester ça. Te sentir vulnérable. Une mèche rebelle aux reflets violacés attira ton regard un instant. Aussi idiot que cela aurait pu paraître, tu aurais jurée l'avoir déjà rencontré quelque part. Tu n'aurais su expliquer le pourquoi du comment, mais quelque chose d'infime chez lui te soufflait qu'il ne t'était pas si étranger que tu le pensais. Peut-être était-ce simplement l'un des effets de son allure peu commune. Ou alors peut-être était-ce là les premiers signes de fatigue.

Toujours est-il que son regard croisa le tiens, te prenant au dépourvu. Ses iris étaient d'un très beau bleu. D'un bleu tout sauf commun pour un Japonais. Était-ce donc un étranger ? Déglutissant doucement, tu laissas échapper un truc débile, comme pour casser le silence te pesant.

« Sacré temps, n'est-ce-pas ? »

Ton regard déviant du sien, tu t'arrachas en un sourire poli, pour la forme.


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Mar 14 Jan - 20:31


Fine by me.
avec Ichiro Nomura.



« Je...Je vais au même étage que vous, apparemment. Merci. »

Le 14e.
Ton regard suivit le sien vers le tableau des étages, positionné sur le mur de gauche. Tu remarquas alors la luciole luminescente clignotant aux côtés du nombre quatorze. Et bien. Le hasard faisait visiblement bien les choses. Cette idée, ma foi un peu naïve, t'arracha un sourire, bien vite gommé par le tons circoncis et juste poli de ton vis-à-vis. Ça, c'était de l'entrée en matière. Tes sourcils nouvellement froncés, tu le détaillas en biais, d'un regard rendu critique par l'irritation. Pas moche, moulé dans sa chemise d'un blanc immaculé, l'encre épousant la musculature de son bras attira ton regard l'espace d'un instant, avant que ce dernier ne remonte vers la monture noire de ses lunettes. Même malgré la forte odeur de nicotine, tu pouvais pleinement humer celle d'un second parfum, beaucoup plus masculin, que la force de l'habitude te poussais à assimiler à l'une de ces grandes marques de cosmétiques en vogue ces derniers temps. Même malgré la distance respectueuse qu'il s'était donné la peine d'esquisser entre vous, ce mélange vint t'irriter la gorge - ravivant des images d'hommes que tu aurais préférée ne pas avoir à te remémorer. Tout chez lui te donnait la vague impression d'appréhender toute quelconque attaque de ta part. Était-ce parce que tu étais une femme ? Ou alors était-ce parce que, naturellement, tu inspirait ce type de méfiance chez les autres ? Tu aurais donnée cher pour que la première réponse fut-ce la bonne. A ton âge, il aurait été déplorable que tu fasses peur à la gente masculine, tout de même. Tu n'étais même pas encore mariée... Furtivement, tes méninges partirent dans un méli-mélo foireux, alors que tu hésitais à ouvrir la bouche pour expliquer à cet homme que, non, tu ne mordais pas. Mais il n'aurait sans doute pas apprécié la blague et, déjà, les portes automatiques se ré-ouvrirent, laissant pénétrer deux hommes.

Ton regard semblait comme sujet à une attraction mystique, revenant inlassablement sur ses moindres faits et gestes. C'est qu'il était du genre hyperactif, le monsieur, pensas-tu mi-amusée mi-irritée par ses tics incessants que tu mettais sur le compte de l'inconscience. Cela avait toujours été un passe temps fort attrayant, pour toi, que de détailler le commun des mortels pour s'en imaginer jusqu'au plus anodin des détails rythmant leurs petites vies. Et, là, dans cet ascenseur, le regard toujours fixe sur ce jeune homme propre sur lui, t'enivrant de son eau de toilette qui aurait tout aussi bien pu être un déodorant quelconque ; tu aurais jurée avoir affaire à l'un de ces employés de bureau modèle, imbus d'eux-même et payés le triple de ton propre salaire, pour un travail souvent bien moindre. Pourtant, une nuance vivace, infime telle une paillette miroitant au tréfonds de ses iris couleur ciel ; semblait te jurer qu'il n'était pas de ceux là. Et c'était le genre de détail que tu chérissais tout particulièrement. Suffisamment pour te faire sourire bêtement.

Septième étage,
Un détail idiot te sauta brusquement aux yeux. La différence de style vestimentaire entre vos deux nouveaux acolytes, et le tatoué était non négligeable. Tu t'étais fourvoyée. Il n'avait rien du gars de bureau de chez Motors District. Mais alors, qui était-il ? Quel était son rôle ? Et que faisait-il là ? Doucement, son regard croisa le tiens, que tu détourna presque aussi tôt en espérant qu'il n'ait pas remarqué tes œillades insistantes. Tu aurais jurée sentir le poids de ses orbes azures sur ton corps. Et tu espérais franchement ne pas rougir. Mais son timbre grave te détourna de tes pensées mal-à-l'aise.

« Pardonnez-moi cette drôle de question, mais est-ce que vous auriez un truc pour bien gérer avec les personnes désagréables »

Prise de court par une telle question, tes yeux s'agrandirent un instant, avant que tu n'étouffes un léger rire, amusée. La cabine s'ébranla, les portes s'ouvrirent, une voix féminine et séduisante annonça le dixième étage. L'un des homme descendit d'un pas nonchalant. Puis la cabine reprit sa course folle des étages. Lentement, tu t'humectas les lèvres, levant les yeux vers le plafond métallique, dans l'espoir de trouver l'inspiration. Que répondre à ça ? N'allais-tu pas toi-même aux devants d'ennuis ? Inspirant profondément, tu t'essayas à y répondre néanmoins.

« Et bien... J'ai bien peur de ne pas détenir de recette miracle. Il faut apprendre à prendre sur soi. Tout repose sur sa préparation avant le grand saut. Et, au possible, il faut savoir rester froid, stoïque. Apprendre à encaisser sans rendre les coups. »

Un sourire triste étira tes lèvres.

« Mais c'est tellement plus simple de l'énoncer, plutôt que de l'appliquer. Je penses que nous pouvons partir du principe que nous sommes tous humains, et qu'à partir de là, il ne nous est pas interdit de faire marche arrière, de nous défiler. Après tout, ça aussi, c'est une manière de régler le problème. Certains appelleront ça de la lâcheté. Moi, j'appelle ça retarder le problème. Un ange passât. Mais le résultat en restera éternellement inchangé. Alors mieux vaut-il endurer et fermer sa gueule, j'imagine. »

Reprenant ton inspiration après ta longue tirade, tu te promis comme pour toi-même de ne plus l'ouvrir. C'était mauvais, très mauvais, de te lancer sur ce genre de sujet. Mais tu venais surement de le vacciner de retenter la chose.

Cette pensée t'arracha un sourire désabusé.

« Mais dites-moi plutôt, qu'est-ce-que viendrait faire un jeune homme au quatorzième étage de Motors District, avec un dossier remplis à craquer de plans ? »

En effet, ça non plus, ça ne t'avais pas échappé.


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Dim 19 Jan - 22:54

(BON SANG. METTEZ VOS PROFILS A JOUR, AVEC LES LIENS DE VOS PRÉSENTATIONS. DE DIEU. /pleure.) (Merci, petite chose, d'avoir répondu à mon rp, ihih, au plaisir de le faire avec un Motor District - pas n'importe lequel, en plus.) (gniiiiiiiih, shougo ♥)


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« Je ne vous savez pas délinquante, Toya-san. »

Comme soudainement brûlée au second degré, ta paume délicate lâcha brusquement sa prise. Les yeux écarquillés par la stupeur, tu déshabilla littéralement ton vis-à-vis de ton regard perçant. Nakamura. Quelle bonne surprise que voilà. Son tons, t'arracha un grincement de dent irrité. Tu n'avais même pas pris la peine de faire du tri sélectif dans tes potentiels futurs acolytes d'un instant, grave erreur de ta part. Ironiquement, le ciel semblait vouloir t'en faire, maintenant, payer le prix. Parce que oui, cet homme fort séduisant de son mètres soixante-seize, ne t'était fatalement pas étranger. Mais qui pouvait se vanter d'ignorer l’existence d'une telle célébrité, pensas-tu, amère. Pourtant, de dos, tu n'avais pas été foutue d'imaginer ne serait-ce qu'une seule seconde qu'il se pouvait, effectivement, que tu ais affaire à lui. Il faut dire, plein aux as comme il devait l'être, il ne t'étais pas venu à l'idée qu'il puisse se permettre d'user des transports en commun, comme toute personne banale. Comme toi. Il t'avais fallut une demie seconde pour le reconnaître, de face. Il faut croire que sa tenue civile t'avait dérouté outre mesure. C'était si inhabituel de sa part. Et il était vrai que, en tant que pilote, tu n'avais pas eus l'occasion de le voir vêtu autrement que de sa tenue de scène, de compète. Bref. De sa combinaison propre à chaque sportif de haut niveau - ou non - tel que lui. Tu fronças les sourcils, un instant. Il faut dire que tu ne pouvais pas te vanter de le connaitre plus que cela. De vue, certes, oui, mais rien de bien affriolant. Il n'était qu'un collège d'entreprise. Qu'un parmi tant d'autres, à Motor District. Vous ne partargiez rien d'autre qu'une entreprise. « Strictement rien d'autre. » Et tu t'en réjouissais grandement. Il faut dire que sa réputation n'était plus à faire. Et le croisé là était un coup de chance. Ou de malchance, tu n'aurais su dire.

« Ma foi je vais faire comme si je n'avais rien vu. »

Haussement de sourcil de te part. Qu'entendait-il par là, exactement ? Était des menaces dissimulées ? Se foutait-il de ta gueule ? Sérieusement. Mais tu dû laisser ses questions fort trépignantes de côté, alors que prestement, il t’entraînait vers le portique, se collant à toi. Quoi de plus normal pour pouvoir passer un portique, vous direz-vous. Pourtant, toi, tu ne pu t'empêcher de songer qu'il était trop près. Vraiment trop près. Pas que cela en vienne à gêner la femme émoustillée en toi, non, mais ton esprit critique n'avait de cesse de faire barrière. Tu n'étais pourtant pas d'un naturel prude. C'était plutôt sa réputation d'homme volage, et ma foi fort insupportable, qui te fit défaut. On ne se refait pas. Et aussi vrai que son image redorée par les journalistes jurait avec sa réelle personnalité ; tu ne pouvais te détacher de tes petits préjugés merdiques et pourtant si banalement humains.

« Ni vu ni connu ma chère dame. »

Sa voix, rauque, t'interpella. Il te fallut bien ça pour revenir sur Terre. Et, regardant le train à quai d'un oeil désintéressé et blasé, tu attendis tout bonnement qu'il se mette en marche et qu'il s'éloigne, avant d'esquisser un geste. Tu t'étais pourtant malmenée pour le chopper, ce train, mais les faits n'étaient plus les mêmes, à présent. La donne avait changée. Tu avais un tout nouveau sujet de divertissement. Bien plus alléchant. Et, tes lèvres s'ourlant d'un sourire ironique, tu ramena une mèche rebelle derrière ton oreille. Tout chez toi suait la méfiance ainsi que la confiance en soi. S'en était écœurant. Mais, à vrai dire, tu n'en avais pas grand chose à foutre. La si douce et gentille réceptionniste s'était muée en sa pire facette. Pas que tu sois mentalement dérangée, pas outre mesure, non. Tu avais juste cette satanée habitude à évoluée suivant le contexte, ton entourage, les situations. Et en cet instant, ton subconscient t'avait intimé de faire gaffe à ton cul. De te protéger, oui. Et se refermer sur soi-même était une très bonne défense. Une défense qui se valait. Pour te préserver de cet homme abjecte. Pourtant, encore une fois, tu ne le connaissais pas plus que ça. Juste des a priori mal placés, des suppositions infondés, des idées reçues, en somme. Et même si ça s'était avéré véridique, tu n'avais pas le droit de te permettre ce genre de comportement envers lui, surement. Tu n'aurais su dire. Perdue comme tu l'étais. Fière comme tu l'étais. Mauvaise comme tu l'étais, aussi. Mais il devait surement en avoir l'habitude, après tout, ça aussi c'était l'un des cadeaux empoisonné certes, mais cadeau quand même, délivré par sa célébrité. Et tu aurais adorée pouvoir vérifier si les murmures courant à son sujet, étaient vrais. Aussi, reportant ton regard faussement émeraude sur ton acolyte, ta langue fourcha.

« Nakamura, le saluas-tu, placidement. Mais que fait-donc le grand pilote ici ? Sa gazelle serait-elle tombée en panne ? Non, bien-sur que non, j'aurais été mise au courant sinon. Au même titre que la majeure partie de la population, d'ailleurs. Alors quoi, l'envie de découvrir le quotidien du commun des mortels vous aurait-elle habitée, ce matin ? »


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Jeu 23 Jan - 0:07

(ihih ♥) (Bon. J'avais dans l'idée de te répondre hier soir, mais j'avais complètement zapée que j'avais déjà rédigé le plus gros de ma réponse sur un autre support que mon pc. Donc, voilà, désolée pour ça.)
.

Spilling drinks on my settee.

« Oh les obligations vous savez. Malheureusement je ne peux pas toujours me contenter de boire mon cocktail au bord de ma piscine couverte tous les jours. Même si comparé à vous je pourrais bien me le permettre. »

Ironie piquante. Tu te permis un haussement de sourcil, esquissant un sourire en coin. Ce type là, même malgré son petit côté insupportable et narquois, t'amusais néanmoins follement. Était-ce dû à sa nonchalance naturelle, semblant lui coller à la peau ? Ou alors était dû à cet autre petit côté posé et sur te soi ? A vrai dire, tu n'en savais foutrement rien. Mais cela ne t'empêcha pas de rire à ses dires nouveaux. Quelque chose te disais qu'il n'était pas trop pour l'égalité des sexes, à en juger par son attitude - ou alors était-il comme cela seulement avec toi ? Peut-être qu'il essayait simplement de t'expliquer son point de vue sur son boulot : il méritait amplement tout ce qu'il avait bien pu amasser jusqu'ici, avec le temps. Dans ce cas, c'était d'un déplacé tout juste risible.

Croisant tes bras fins tout contre ta poitrine, tu l'écoutais s'exclamer sur le train qui venait de te passer sous le nez. Bah. Tu l'avais décidée, en soi. Alors la gène n'était que minime. Mais tu jugeas qu'il n'avait pas à savoir ce détail là. Et, il ne te semblait d'ailleurs pas franchement désolé, ni même compatissant. Cela te rappela ton propre manque de tact. Car, oui, tu ne l'avais même pas remercier, pas une fois, pour avoir consentit à frauder avec toi. Pourtant, il aurait été aisé de refusé. Alors, même si tu te savais pertinemment bloquée, au prochain portique, ta langue se délia. Tu ne laisserais pas passer une impolitesse pareille, pas venant de toi. Déformation professionnelle, peut-être, surement même. Mais tu préférais ne pas imaginer la honte que tu aurais pu ressentir s'il avait prit le temps de souligner ton erreur. Réceptionniste ou pas.

« Ce n'est pas si mal, vous meublez fort bien la conversation. Puis, je ne risque pas de louper le prochain train, au moins, alors je ne vais pas m'en plaindre. Au fait, merci pour le coup de main, de tout à l'heure, je ne crois pas l'avoir encore fait... Vous remercier, je parle. Tu fis une pause, basculant le poids de ton sac de plastique sur ton autre bras. Et vous, où allez-vous donc comme cela ? »

Tu avais beau suer la politesse, si tu te donnais autant de mal à relancer la discussion, c'était aussi et surtout parce que ta curiosité était piquée au vif. Qui était-il vraiment ? Méritait-il ces rumeurs vipères courants sur lui ? Après tout, tu ne le connaissais clairement pas. Pas plus que de vue. Et son travail, vendait-il autant de rêve que cela semblait être le cas ? Depuis toute petite, tu avais toujours rêvée de pouvoir, un jour, toucher un volant pour uniquement jouir de la vitesse de l'engin et du plaisir que ça pouvait t'apporter. Et à dire vrai, tu étais presque jalouse de cet homme là. De cet homme qui avait réussi sa vie, comme il l'entendait.

Pouvais-tu t'en vanter, toi ?
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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Jeu 23 Jan - 0:09


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« Mais dites-moi plutôt, qu'est-ce que viendrait faire un jeune homme au quatorzième étage de Motors District, avec un dossier rempli à craquer de plans ? »

Ta question, posée par naturel et automatisme, resta en suspension un instant. L'idée de te faire rudement rembarrée pour un tel laisser aller te traversa enfin l'esprit. Après tout, qui te disait que ce n'était pas avec ce jeune homme en particulier, que tu avais rendez-vous ? Vous aviez pourtant le même itinéraire, le même but. A la même heure. Cela faisait beaucoup de points communs, mine de rien. Et trop occupée à t'en mordre les doigts, tu sursautas presque lorsqu'un rire se répercuta contre les cloisons métalliques. C'était un rire franc et éclatant, le genre de rire qui se fait s'hérisser le duvet sur ton épiderme. D'appréciation, d'envie, de fierté aussi. Le genre de rire grave vous mordant à pleine dents. Vous arrachant un sourire en coin. Et tu ne fis pas exception à la règle, tes lèvres s'ornant d'un magnifique sourire. Pas aussi imposant que le sien, mais pas moins chaleureux. Doucement, son regard pétillant d'un je-ne-sais-quoi aguicheur, se reporta sur ta petite personne. Tes sourcils se froncèrent pour signifier ton incompréhension, alors que sa petite mimique en coin, comme amusé, t'arracha un claquement de langue ainsi qu'un haussement d'épaule irritée. Faussement irritée, pour sur. Parce que ce type là, en l'espace d'un instant à peine, venait d'égayer ta journée. Il t'amusais, tout bonnement. Au point même d'en gommer la présence de cet autre individu x partageant votre petit cocon de complicité enfantine.

Douzième étage.
Ce dit, individu x, descendit de votre pirogue par substitution, vous laissant seuls. Tes dents d'un blanc de nacre vinrent malmener ta lèvre inférieure, alors que tu te mettais, toi-même, à taper du pied contre la moquette parfaite revêtant le sol de l'ascenseur, impatiente. Se plierait-il seulement à ton petit caprice ? Te répondrait-il ? Et surtout, te dirait-il la seule vérité vraie ? Détenait-il dans ce fichu dossier, l'officialité de ton renvoi, ou bien même d'une démission forcée ? Tu aurais volontiers secouer l'échine pour te débarrasser l'esprit de tes pensées noires, si cela n'aurait pas été étrange en publique.

Doucement, la cabine s'ébranla, malmenant ton équilibre précaire, alors que tes pupilles émeraudes n'avaient de cesse de dévorer les lèvres pleines de ton vis-à-vis. Elles se mouvaient.
Tu la tenait, ta réponse.

« C'est vrai. Généralement, je préfère éviter le problème que de l'affronter. J'ai bien peur que dans ce cas-ci, ce ne soit pas possible cependant. Pourtant, j'ai envie d'essayer, cette fois. Je blâme votre mauvaise influence sur moi. »

Le sourire joueur, taquin, qui ourla ses lips te fit monter le rose aux joues. Tu en étais persuadée, tu sentais tes pommettes chauffer. Et en cet instant infime, ton cœur entrepris un rythme endiablé. Tout ça parce que ton imagination s'emballait. Il était vrai que tu aurais donné beaucoup pour avoir le cran, ou le temps, de le pousser dans ses retranchements. De le pousser à bous, au vice. D'étendre le bras, d'arrêter cette satané ascenseur. Tout, pourvu que l'instant s'éternise... Ton propre rire frivole et infiniment amusé résonna dans l'habitacle, alors que sa main se tendait vers la manette de contrôle d'urgence. Dieu venait sûrement de te prendre en pitié. Mais tu t'en foutais outrageusement. La chance t'avais sourit, à toi aussi. Et c'était d'un jouissif presque honteux.

Son rire ingénu emplis la pièce, écho au tiens.

« Ce que je suis? Un pauvre mécanicien chargé de soulever les passions de ses supérieurs en leur indiquant qu'ils ont fait une erreur dans leur travail impeccable. Je suis un oiseau de mauvais augure, déjà que j'effraie la moitié des femmes de plus de cinquante ans en passant pour un voyou. Et entre nous, inutile d'appeler jeune homme quelqu'un qui frôle la trentaine, déjà. »

Son expression se mua en quelque chose qui ne te disait rien qui vaille, ce qui lui valut un haussement de sourcils interrogatif de ta part. Qu'attendait-il donc de toi ? Ton sourire charmeur fut ton appel au défis. De son timbre grave, il continua :

« Vous, qu'est-ce que vous faites ici? Ou plutôt, qui êtes-vous, mis à part une employée parfaite? De toute façon, je crois que nous avons suffisamment le temps de faire connaissance. »

Esquissant un plus large sourire encore, tu pris soin de peser la portée de chacun de tes mots, avant de les énoncer sereinement. Il voulait la vérité ? Sur la vie banale d'une minette comme toi ? Très bien, que grand bien lui fasse.

« Je le pense aussi, en effet. Et bien, laissez-moi jouir de mes vingt-neuf petites années, sans avoir à me dire que le terme de jeune femme ne s'applique plus à mon cas, voulez-vous. (Tu marquas une pause, plus pour ajouter une once de théâtralité, tout en piquant son attention à vif, que pour toute autre raison.) Employée parfaite sont de bien grands mots. Je dirais plutôt que je me résume simplement en une réceptionniste, tout ce qu'il-y-a de plus banal et de modeste. Pour sur. 2 000€ brut par mois, pour accueillir des clients pleins aux as, prêts à faire des folies pour leurs maîtresses, ou pour leurs donzelles d'une nuit. C'est moi, entre autre, qui vérifie si VOUS faites bien votre boulot. Je récupère et teste des machines que, même avec une vie entière de travail, je ne pourrais pas m'offrir. Ne serait-ce que dépourvue d'accessoire. Et c'est aussi moi qui risque mon cul à chaque fois qu'un petit connard se décide à s'offrir illégalement l'une des voitures posées en vitrine... Sacré statut, n'est-ce-pas ? J'aime me voir comme étant la première image de l'entreprise. Pour le client. Une simple image. Ni plus, ni moins. »

Est-ce-que cela le satisfaisait-il ? Tu l'espérais grandement. Et te narguant d'un sourire ironique, tu poursuivis un instant :

« Tu - si tu me permets de te tutoyer, bien-sur... Tu me diras sûrement que je peux toujours avoir recours à mon corps, pour me dépêtrer d'un tel boulot ingrat. Mais il se trouve que se taper le patronat ne fait pas parti de mes principes. Je préfère laisser ça aux assistantes directes, vois-tu. Et, visiblement, certains seraient enclins à me juger trop vielle, n'est-ce-pas ? Puis, mine de rien, je l'aime bien, ce boulot... J'imagine que nous tombons tous dans ce type de niaiseries, pour rester bloquer éternellement dans le même quotidien navrant. »

Finalement, rater ce rendez-vous aura du bon.
Au moins pour ton moral.


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Jeu 23 Jan - 0:09


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(MOE: Bon, j'suis pas super satisfaite de ce poste là, désolée.)

Les mots coulaient d'eux-même au dehors de ta bouche. Tu les formait avec une aisance, comme si le simple fait de t'en débarrasser t'était bénéfique moralement. Du coin de l’œil, tu guettais son expression, ses sourires, ses yeux pétillants, son regard profondément ancré au tiens. Doucement, tu papillonnas des yeux, trois ou quatre fois, l'espace d'un instant à peine, dans l'espoir de calmer ta lentille desséchée qui t'incommodait. Ce n'était qu'un détail parmi tant d'autres, un truc qu'il ne remarquerait peut-être même pas. Et tu continuais sur ta lancée, alignant les mots les uns après les autres sans, toi-même, vraiment t'intéresser à tes propres dires. Comme si ce discours qui était pourtant le tiens, avait été maint et maint fois répété. Ce n'était de toute évidence pas le cas, certes. Mais peut-être qu'à force d'y songer, de te poser des questions futiles sur ta propre petite vie Ô combien banale, lors de ces moments d'ennuis total au boulot, chez toi, n'importe où... Tu avais finis par en déterminer la trame principale. Les grandes lignes. Tu n'étais pas le genre de personne à te plaindre, pourtant, à quémander la sollicitude d'autrui sur ton petit sors ; à vrai dire, tu détestais particulièrement ça chez les autres. Au point même de quitter la pièce lorsqu'un collège en venait à geindre sur son petit quotidien pathétique. Oh, bien-sur, tu avais ta part de vice en toi. Tu prenais un plaisir malsain à en apprendre plus sur la vie de tout à chacun. Mais, d'ici à supporter les plaintes, non. Ça t'en donnait presque la nausée. Pourtant, n'était-ce pas ce que tu faisais en cet instant ? Te plaindre sur ta condition de réceptionniste ? Il est vrai que se confier, de temps en temps, fait un bien fou. Et ce type là, selon toi, avait creuser sa tombe lui-même. Après tout, c'était lui qui avait abordé le sujet. Qui avait lancé le débat. Qui t'avait posé la question, tout bonnement - même si, évidemment, il n'aurait pas pu imaginer ce qu'il se mangerait dans la tronche, en retour. Question que, d'ailleurs, tu avais à demi passé sous silence, consciemment. Gommer les passages qui vous incommode. Quoi de plus normal. Et tu t'étonnais à voir combien ta petite vie ainsi énoncée semblait le divertir grandement. Il te semblait même qu'il en redemanderait presque. Son regard scandaleusement audacieux, ainsi plongé dans tes iris faussement émeraudes, t'arracha un frisson dont tu préférais ne pas savoir la provenance. Plaisir, incertitude, c'était du pareil au même, à cette échelle. Tu te permis tout de même un haussement de sourcil interrogateur. Qu'attendait-il de toi, exactement ?

Pourtant, les mots eux, continuaient de couler alors que, prestement, ses larges mains vinrent entourer ta petite tête blonde. Le bruit mat du contact entre la cloison et ses doigts brutalisa tes sens auditifs. Naturellement, ton dos vint épouser le mur métallique, avec plus de ferveur que précédemment. Tu aurais jurée avoir ressentis une légère secousse ébranler l'habitacle entier. Ton rythme cardiaque s'accéléra et tu n'aurais guère su dire si la faute revenait à ce stupide ascenseur instable, ou à ton acolyte et à sa position bien téméraire. Cela faisait un moment que ça ne s'était plus produit. Depuis, le lycée, en vérité. Un tendre sourire ourla tes lèvres. Que pensait-il faire là, exactement ? Te poussait-il dans tes retranchements, dans l'espoir de tester tes limites ? Ton naturel, peut-être ? Ou était-ce tout bonnement sa technique pour te faire du rentre dedans ? En fin de compte, le résultat restait le même. Et si tel était le cas, il allait s'en mordre les doigts. Tu avais beau être pourvue d'un certain naturel délicat, naïf aussi et pourquoi pas malléable par moment ; tu n'en restais pas moins une sacrée teigne, intérieurement. Avec un sale caractère, en fin de compte. Mais tu t'assumais pleinement.

Ton petit discours arrivait sur sa fin, et tes derniers mots restèrent en suspens dans l'air ambiant de la pièce confinée. Votre proximité commençait à te monter à la tête. Cette certaine odeur de nicotine mêlée à un parfum d'homme, elle aussi, t’enivrait. Au point même que ce qu'il te répondit te passa clairement au dessus de la tête. Tu n'avais pas les pensées à ça, et tu lui aurais bien fait répéter si, son regard toujours fixé sur toi, il ne s'était pas tus avec cette expression sur le visage. Comme s'il attendait une suite. Ou pas. Tant pis, tu repris.

« Tu - si tu me permets de te tutoyer, bien-sur... Tu me diras sûrement que je peux toujours avoir recours à mon corps, pour me dépêtrer d'un tel boulot ingrat. Mais il se trouve que se taper le patronat ne fait pas parti de mes principes. Je préfère laisser ça aux assistantes directes, vois-tu. Et, visiblement, certains seraient enclins à me juger trop vielle, n'est-ce-pas ? Puis, mine de rien, je l'aime bien, ce boulot... J'imagine que nous tombons tous dans ce type de niaiseries, pour rester bloquer éternellement dans le même quotidien navrant. »

Ton regard n'avait de cesse de le détailler, comme pour vérifier si sa satisfaction touchait à son comble, ou non. Tu vis d'abord ses iris bleutées se voiler, comme si son esprit vous avaient quittés, puis ses lèvres s'ourlèrent d'un sourire avant que son timbre rauque n'emplisse la pièce en un rire, ma foi, moqueur. Provocateur. Cherchait-il la merde ? Ça en avait l'air, en tout cas. Mais tu préféras prendre sur toi. Si tes dires l'amusaient, grand bien lui fasse. Tu préféras te perdre à la contemplation de ce petit rictus étirant ses lèvres purpurines.

« C'est...la première fois que je vois une aussi petite personne être aussi vulgaire. Consciente de son charme, en plus. Parlez-vous...Pardon, parles-tu comme ça à tous tes clients? Où préfères-tu la sécurité de l'atténuation de tes propos? Personnellement, je coucherais bien avec mon supérieur pour me débarrasser de cette tâche ingrate, mais je doute être performant avec les hommes chauves qui ont le double de mon âge. »

Tu laissas échapper une exclamation mi-amusée mi-outrée, te parant d'un sourire ironique. Sa grimace faussement déçue était surfaite, mais comique. Tu le regardas changer de position du coin de l’œil. En cet instant, tout chez lui suait la domination. Physique et mentale. Cela t'irrita légèrement. Et tu ne pu te retenir de penser que ta petite taille l'enculait profondément, mais tu préféras tout de même garder ce commentaire pour toi. Ça n'aurait été que lui donner raison. Au moins, il avait daigné reconnaître que tu n'étais pas sans charme, était-ce un compliment dissimulé ? Détourné ? Boh, pour ce que ça changeait. Il reprit.

« Toutefois, je doute que tu aies répondu à ma question, mystérieuse demoiselle de l'ascenseur. Je t'ai demandé qui tu étais, pas ce que tu faisais. Qui est-ce qui se cache derrière la réceptionniste visiblement insatisfaite? Une admiratrice de pratiques sexuelles étranges? Que fais-tu en dehors du travail? Qui es-tu pour vrai? Je veux savoir ce que les autres ne savent pas. C'est ça qui m'intéresse. Généralement, à Motors District, plus on monte les étages, plus les gens deviennent insipides et répétitifs. T'as réussi à me garder intéressé du rez-de-chaussée au douzième étage et demi et entre nous, je ne compte pas rester sur ma faim. Généralement, un nom est un bon point de départ. »

Un frisson te parcourra. De plaisir pur, cette fois.
Tu avais toujours été stupidement réceptive à certains propos. Lui venait de marquer un point.

« Moe Toya. Pour mon nom. Et j'ai bien peur de te décevoir, je n'ai pas une vie très affriolante. Pour preuve, en dehors du travail, j'aime sortir boire un verre, en solitaire ou bien même en bonne compagnie. Tout me va pendant que l'endroit est sympa et que la boisson est suffisamment bien dosée. Si tu vois ce que je sous-entends là... Machinalement, tu replaças une mèche rebelle à sa place. Et on ne peut pas dire que je sois une admiratrice de pratiques sexuelles étranges, enfin, pendant que ce n'est pas moi qui subit... Hm, d'ailleurs... Chacun ses goûts, hein... Moi je préfère prendre mon pied au lit, personnellement. Mais je peux comprendre qu'on puisse en venir à se taper son patron, pour se débarrasser de tâches ingrates, en effet. Et, non, je ne parles pas à mes clients comme je le fais maintenant. Mais le contexte est sensiblement différent, et tu n'es pas un client. »

Doucement, tu esquissa un sourire narquois de pur défis. Qu'il pause donc ses questions, tu te ferais une joie d'y répondre, vraiment. Sans vraiment t'en apercevoir toi-même, ton regard avait dévié sur le tatouage ornant son bras. C'était du très beau travail, soigné avec la minutie propre aux artistes. C'était le genre d'art qui te plaisais tout particulièrement. Tu te serais presque usée à sa contemplation. Aussi, tu demandas spontanément :

« Sacré bijoux que voilà, dis-moi, Fis-tu constater tout en montrant son bras d'un signe de tête. Ça a une signification bien précise ? J'imagine bien que oui... Laquelle ? »

Tendant le bras, tes doigts fins partirent effleurer l’épiderme tatoué, en redessinant les contours.
Un prêté pour un rendu, n'est-ce-pas ?


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MessageSujet: Re: GAMBLE&DECADENCE.   Jeu 23 Jan - 0:10

(elle est très bien ta réponse ♥)
.

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« Faut dire ça à celle qui l'a fait, pas à moi! Ensuite, pour ce que ça représente...Plein de trucs. À dix-huit ans, j'ai décidé de m'enrôler dans l'armée. Je n’avais pas suffisamment d'argent pour payer des études supérieures et c'était ma chance d'avoir une profession et des cours payés. Tout ce que j'avais à faire, c'était un service militaire. Alors, c'est un peu un hommage à tous ceux qui ont marqué ma vie, ceux qui restent, ceux qui sont partis. Une façon de ne pas oublier ce que je suis et d'où je viens. Ça a l'air masochiste, dit comme ça... »

Tu pris note du « elle », avec un haussement de sourcil. Et comment étais-tu sensée faire ça, au juste ? Mais tu gardais le silence, savourant chaque détails qu'il voulait bien te céder sur sa petite vie. Tes dents aussi blanches que du nacre vinrent pincer ta lèvre inférieure par tic. Devais-tu t'excuser d'avoir touché un sujet sensible ? Pourtant, tu ne l'étais pas tant que ça, désolée. Oh, bien sur, raviver une plaie douloureuse n'était pas le but de l'opération, mais pouvoir en apprendre plus sur cet homme qui, quelques minutes plus tôt, t'était parfaitement inconnu ; te grisait. Tes doigts dessinant toujours des arabesques sur l'épiderme doux s'étalant sous eux, tu resserras ta prise lorsque qu'alors, le compartiment s'ébranla.

« On dirait que notre courte trêve de la vraie vie tire déjà à sa fin. Ça aura été bien le temps que ça aura duré. »

Treizième.
Reportant ton attention sur ton acolyte, tu le regarda te sourire sereinement. Est-ce-que tu étais la seule à en pâtir ? Était-tu donc la putain de seule personne, dans ce foutu ascenseur, à avoir apprécier l'instant passé là ? Ta main quitta le bras musclé, alors que tu détournais la tête vers les portes métalliques s'agitant. Tu aurais jurée avoir les boyaux tordus en milles et une façon peu naturelles. Et tu n'aurais su dire si c'était ce plongeon à pied joint dans le réel, ou bien alors le fait d'avoir quitté ton havre de paix, qui en était la cause. Toujours est-il que ça te fit l'effet d'une baffe. Et ton rendez-vous qui s'avançait à grands pas vers toi. N'aurais-tu pas mieux fais de faire marche arrière ? Ironiquement, tu te serais bien plu à le supplier d'oublier son propre rendez-vous, à l'implorer de fuir comme vous l'aviez énoncés plus tôt, à lui quémander un second round dans l’ascenseur... mais ce n'était pas adulte. Pas civilisé. Pas... tout, par rapport à la vie réelle. Alors tu te tus, comme d'habitude.

Doucement, tu sentis tes hanches se faire enlacer par un bras large et puissant. Y jetant un œil furtif, tu reconnu le tatouage si particulier qui t'avais tant plus. Votre proximité nouvelle te fis monter le rouge aux joues, alors que, doucement, ta propre main tatouée alla recouvrir celle enserrant ta hanche.

« Excusez-moi pour cet inconvénient messieurs, mais ma copine a eu un malaise. J'ai donc cru bon de stopper le tout et d'attendre qu'elle reprenne ses sens. Est-ce que tout va bien, chérie? »

Bien trop occupée à te poser mille et une question, détaillant les nervures de cette main si masculine par rapport à la tienne ; tu ne te rendis pas tout de suite compte de ce qui se passait alors sous tes petits yeux. Ce fut son timbre rauque et interrogateur qui te tira de ta transe. Oh, oh, mais tout s'expliquait. Il voulait donc que tu rentre dans son petit jeu ? Il allait être servit. Et, scrutant un instant les deux énergumènes, tu te paras de ton plus beau sourire. Ta main libre partie naturellement se raccrocher à l'épaule d'Ichiro, comme s'il eut été ton unique repère en terre inconnue.

« Oui, merci,... Tu me connais, ce n'était que passager. Furtivement, tes lèvres allèrent embrasser sa mâchoire marquée. Je vais mieux maintenant, désolée pour le dérangement, et pour la frayeur, aussi. »

Enserrant son épaule avec un peu plus de force que précédemment, tu l'intima à avancer après un hochement de la tête en direction du technicien. Polie, en toute circonstance. Tu avais beau t'amuser comme une gamine, après votre petite scène de théâtre improvisée, tu ne donnais pas cher de votre couverture sur ce coup-ci. Ce ne fut qu'une fois à hauteur de l'intersection, autrement dit à l'abris des regards, que tu te décolla enfin de ton vis-à-vis. Puis, t’armant d'un style-feutre retrouvé au fin fond de ton sac à main, tu lui repris son bras tatouée, retroussant sa manche pour y ajouter ta petite touche personnelle. Sans foirer son dessin soigné, non plus, tu pris soin d'apposer et ton prénom et tes coordonnées, au creux de son bras, là où ça ne risquait pas d'être trop voyant. Cette journée, si particulière, semblait toucher à sa fin. Et tu espérais l'avoir, toi aussi, marqué d'une certaine manière. Tu n'aurais voulu pour rien au monde y donner fin, mais, la vie réelle vous attendais, et ton rendez-vous aussi. Une certaine impression, amère, de ne pas être entièrement satisfaite, de ce que tu venais de soutirer sur cet homme, de cet homme, si particulier, te dévorait. Non, tu n'en resterais indéniablement pas à là. Pas après tout ça.

Doucement, ta voix posée et claire résonna dans le silence religieux du couloir.

« Et par où vas-tu, chéri ? Moi, par là. T'exclamas-tu, pointant d'un doigt une direction plutôt vague vers la gauche. »
.

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