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 I will show you

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: I will show you   Lun 24 Mar - 0:08





I will show you

« — Je vais le faire. Je vais me proposer comme Préfète. »
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
Abruti par la nouvelle qui venait de t'être asséné en pleine tête, avec la même violence qu'un cognard en plein match, tu t'adossa bruyamment à l'encadrement de la porte, de peur de perdre pied. Comme toujours, lorsqu'il se passait quelque chose d'intéressant dans cette fichue école, tu étais toujours le dernier mis au courant. Et bien sur, lorsqu'un petit Gryffondor de première année était venu te mettre à la sauce, il t'avait suffit d'entendre Carys et infirmerie dans la même phrase, pour détaler vers cette dernière comme un lapin. Parce que tout ce qui touchait de près ou de loin à Carys, à ta Carys, devait d'abord passer sous ton jugement impétueux. C'était ça, pour toi, le devoir d'un ami. D'un très bon ami. Du premier ami qu'elle avait eut dans cette fichue école de merde, où personne, visiblement, n'était en sécurité.

Plus que Carys, ça avait été de savoir que le fauteur était des rouges, qui t'avait mis dans tous tes états. Parce que jamais, oh grand jamais, tu n'aurais songé une seule seconde d'un Gryffon se retournerait contre l'un de ses confrères. Inimaginable. Inadmissible. Et préfet ou non, cela relevait de toute la maison, entière.

Reprenant quelque peu tes esprits, tu retrouvas enfin l'usage de ta langue :
« — Préfète ? Comment ça préfète ?! Ça te prends souvent, à toi ? M'oblige pas à accumuler plus de boulot, encore, pour te paterner, hein ! Je me fais vieux, ma belle ! Un ange passât. Ouais, euh, je suis peut-être un peu à la bourre... J'arrive après la guerre, c'est ça ? Ahah. Bref. Et toi, ça va ? »
Laissant ton regard s'attarder sur les lieux, un sifflement t'échappas.
« — Oh bah, dites-moi, c'est la fête ici. Vous ne m'aviez pas dis que vous organisiez une petite orgie à l'infirmerie... Ton regard s'arrêta sur un type à l'allure assez cloque, revêtant les couleurs des Serpentards Ahah, avec des verts, en plus, je rêve. »


_________________
    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: I will show you   Lun 24 Mar - 0:08





I will show you

« — Lionel ?! »
Un tendre sourire vint étirer tes lèvres. Cela faisait tellement longtemps que tu n'avais plus entendus cette jolie petite voix fluette prononcer ton prénom de cette manière. Agréable.
« — Ça manque un peu de bouffe pour une orgie. »
Ton regard se détourna alors un instant vers le blondinet, le scrutant d'une œillade intéressée.
« — Parce que tu t'intéresses à la bouffe, dans une orgie, toi ? T'as besoin de ça pour copuler et prendre ton pied à l'ouvrage ? Je pensais qu'un Serpentard, au moins, saurait de quoi je parle, ahah. Mais visiblement je t'ais surestimé. »
Ne pas trop titiller la bête qui dort. Mais c'était tellement tentant. Fidèle à cette vilaine manie qui ne te quitterait sans doute jamais. Puis, son air d'animal blessé, profondément mal en point, n'était que plus grisante encore. Cela suffit même à attiser ta curiosité, piquée au vif. Qu'avait-il donc pu faire de stupide pour se retrouver ici, cramé comme un porc que l'on aurait trop longtemps laissé dorer au four ? Bah, ce n'était pas toi qui t'en plaindrais, bien sur, de ce beau torse admirablement sculpté et ainsi affiché aux yeux de tous - des tiens, surtout. Mais déjà, le regard du bel apollon dériva vers Drew. Tiens, tiens. Donc Drew était aussi de la partie. Comme c'était intéressant... L'idée d'aller lui offrir une scène de séduction tout à fait gays, tout à fait dérangeante pour son ego d’impulsif 100% hétéro et puant la testostérone t'effleura. Mais tu te retins. Ce n'était peut-être pas le moment idéal pour aller titiller sa fierté de Lionceau, tout de même. Vous aviez d'autres chats à fouetter. Lui, comme toi.

Et sans que tu n'ais à demander quoique ce soit, à qui que ce soit, le blondinet immolé se mit à raconter ses déboires comme un grand garçon. Un sourire mauvais ourla tes lèvres fines. Ratatiné - voir plutôt brûlé - par une pauvre gamine des Serdaigles. Quel manque d'honneur. C'en était presque risible.
« — C'est ambitieux de vouloir un tel poste, qu'est-ce qui a motivé ta décision ? »
Tu haussas un sourcil dubitatif.
« — Depuis quand t'es conseillère d'orientation, mec ? Lâchas-tu impulsivement dans sa direction. »
S'il y avait bien une chose que tu partageais avec Drew, c'était sans nul doute ton sens acéré pour les répliques acides et tout à fait déplacées. A ton plus grand damne, d'ailleurs.

Reportant ton attention sur Carys, tu l'écoutas s'adonner à un long et vigoureux discours, auquel tu ne pu qu'accéder tout en levant les yeux au ciel, impuissant mais non moins opposé. Evidemment, tu n'étais pas sur qu'elle avait la carrure pour devenir préfète. Enfin, la vérité était plutôt que tu le savais pertinemment, qu'elle avait l'étoffe d'une parfaite préfète ; mais que, délicate comme tu la connaissait, tu préférais ne pas la voir mêlée à ce type d'emmerdes. Parce que préfet rimait indéniablement avec hautes responsabilités, avec prises de tête, avec cible offerte pour les rumeurs les plus surfaites... Tellement de principes toxiques qui pouvaient gommer les avantages de ce rôle en une seconde. Des désavantages qu'il fallait apprendre à endurer tout en fermant sa gueule. Et si Charlie avait les tripes pour - mais comment cela aurait-il pu ne pas être le cas, après être tomber sous les charmes de Falvie, pour mieux s'y esquinter par la suite. Et si Ben était suffisamment Serpentard pour relever le challenge avec facilité, cela ne signifiait pas que ce poste était à la portée de tous. Et encore moins d'une donzelle telle que Carys. Un donzelle trop fragile ; trop habitée à être surprotégée par la caste masculine. Toi y comprit.
« — Tu feras une super préfète. »
Ressortant des tes pensées pessimistes, tu laissas tes dents de nacre grincer sous l'énervement montant.
« — Je suis contre. »
Net, clair et précis. Même malgré les années, même malgré le froid hostile qui avait précédé ta relation avec une certaine Poufsouffle, tu ne pouvais pas te permettre de simplement fermer les yeux tout en esquissant de l'échine. Tu étais fatalement contre, comme tout parfait meilleur ami - comme tout parfait ancien meilleur ami. Et même si cela risquait d'accentuer cette aire glacière et maladroite qui régnait depuis peu entre vous, tu t'en foutais éperdument. Tout du moins tu aimais t'en convaincre. Parce que l'instinct est le maître mot chez un Gryffondor, n'est-ce-pas ? Et qu'en cet instant, ton instinct te criait de la retenir. Aussi puéril que cela puisse paraître. Ce n'était après tout pas une affaire de vie ou de mort. Non, simplement une affaire d'amitié.

Avec lenteur, tu partis t’asseoir sur le rebord du lit du vert & argent, le plus loin possible de ce dernier, pour lui laisser son petit périmètre de sécurité. Tu ne voudrais pas qu'il te morde, tout de même. Mais il se trouvait que tes jambes te faisaient un peu souffrir après votre dernier entrainement intensif de Quidditch.

Sans un mot, tu scruta Charlie avec hostilité.
Tu ne l'aimait pas tellement, ce préfet en chef.
Encore moins que Drew, c'est pour dire...

Un fin sourire s'esquissa sur tes lips.

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: I will show you   Lun 24 Mar - 0:09





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Les interventions opposées à ta prise de paroles un peu fortuite, fusèrent. Ton regard, éteint mais non moins déterminé, resta imperturbablement planté dans celui, tellement plus inquisiteur, de la seule demoiselle présente sur les lieux.
Que Drew ouvre sa grande gueule pour jouer les preux chevaliers, tout à fait digne de son blason rouge et or, ne t'atteignait même plus tant l'habitude t'avait rendu intouchable à l'usure. Son petit rituel rébarbatif te sortait par les yeux. Peut-être parce que Drew faisait preuve de cette simplicité et de cette franchise que, toi, tu peinais à montrer. Mais, en cet instant, tu espérais simplement qu'il veuille bien aller se faire foutre, cet enfoiré semblant prendre un malin plaisir à être opposé à chacun des tes points de vue.
Pourtant, Drew, il t'amusait beaucoup, au naturel. Avec son caractère un poil stéréotypé mais si haut en couleur. Pourtant, s'il se permettait de décréter que tu étais fort mal placé pour ouvrir ta bouche sur le sujet Carys ; toi-même tu le trouvais bien mal placé pour ramener sa fraise, en vue des liens te liant avec la principale concernée. Liens qu'il ne devait même pas soupçonner, pour sur, avec son pourcentage si réduit de masse intellectuelle... Et quoi de mieux que d'être inculte pour pouvoir se permettre tout quelconque propos déplacé et élan de pure stupidité ? Aussi, tu mis un point d'honneur à l'ignorer, superbement.
« — Pourquoi tu m'as évité encore plus depuis qu'Elyrian est partie ? »
Un frisson désagréable de parcouru l'échine à l'entente de ce prénom si familier. Cela te semblait faire une éternité que tu ne l'avait plus entendu autrement que par le biais de ta propre voix rendue rauque par le tumulte de sentiments t’assiégeant à chaque fois. Et encore, il était vrai que depuis peu, tu prenais un soin tout particulier à éviter d'avoir à le prononcer. Comme si cela pouvait te préserver de ce pique douloureux exacerbant tes sens malmenés.
La voix fluette de Carys continua de résonner entre les quatre murs de l'infirmerie, gommant la présence de tous ces hommes t'étant pour la plupart si hostiles. Ton visage esquissa un air profondément meurtri, tes yeux se peignirent de cette lueur si caractéristique de la rage en sommeille. En cet instant, tu aurais donné beaucoup pour faire en sorte que ce flux s'arrête, pour qu'elle se taise, pour ne plus avoir à subir les remords d'un fait recensé avec tant de violence.
« — Arrêtes ça, Carys, s'il-te-plais. Ce n'est ni le lieux, ni le moment... Tu sais à quel point le sujet est sensible, pour moi. Ne m'oblige pas... pas maintenant, s'il-te-plais. Murmuras-tu, l'âme en peine. »
Mais tes supplications ne trouvèrent pas d'écho et, imperturbable, son discours continua de plus belle. Les mots fusèrent les uns après les autres. Tous plus meurtriers que les précédents. Elle n'avait pas le droit. Pas le droit de t'incriminer comme cela. Pas le droit de te cracher à la gueule le moindre de tes actes manqués. Pas le droit de t'imposer tout ça, d'un coup. Mais les mots fusaient, s'écoulant les uns après les autres, et tu perdis bien vite le file de ce dialogue à sens unique.
« — ... Pourquoi tu n'étais pas là ?! »
Une douleur fulgurante te pinça le flan gauche. Le reproche était clair comme de l'eau, présent dans le plus infime des termes utilisés par la jolie brune. Tu n'avais pas été là pour elle. Tu t'étais préservé, t'acharnant à jouer aux abonnés absents. Tu n'avais pas sur être la pour elle, depuis elle. Depuis ta relation avec elle. Mais tu n'avais été qu'un adolescent en chaleur, tombé sous les charmes du nymphe qui semblait maintenant irréelle... Et tu t'étais permis de juger avec ironie Charlie et sa tendance addictive envers une Serpentarde. Quelle stupidité. Un sourire désolé s'esquissa sur tes lèvres. Voilà que tu payais ta dette, voilà que Carys te renvoyait en plein visage cette attitude de stupide gosse pré-pubère que tu avais eut. Parce que, contrairement à la moitié de l'assemblée présente ici et en cet instant, tu n'avais rien eut de valeureux, toi.
Elle n'avait pas le droit. Mais qu'aurais-tu fais à sa place ? Tu n'aurais très surement pas attendus si longtemps avant d'aller lui taper un scandale digne de ce nom. Bien-sûr. Mais elle n'était pas comme toi, pas si dénuée de gêne, pas si indélicate. Même malgré l'acte qu'elle te jouait en cet instant, et tu le savais que trop bien.

Sans brusquerie, un main large vint épouser les courbures de ton épaule musclée.
« — Elle a besoin de repos, l’énerve pas trop mec. »
Des mots qui parurent porteurs à la fois d'une mise en garde, mais aussi d'une certaine forme de compassion que tu ne t'attendais pas à recevoir de la part de Charlie. Tu sentis le poids lourd de son regard pausé sur toi, mais tu ne te détournas pas pour autant de cette Carys qui t'était étrangère, et dont l'une des mains était venue bâillonnée sa bouche trop libre. Aucun mot ne passa la fine cloison de tes lèvres, pas un seul remerciement, rien ; de peur de voir ta voix tressaillir sous ce trop plein d'anxiété. Tu n'avais pas besoin de montrer une quelconque faiblesse face aux quelques âmes présentes, dont la plupart partageait avec toi une maison, une équipe, une rancune. Mais ta reconnaissance était, là. Là au creux de ton palpitant, même malgré ton silence religieux. Parce que, oui, tu lui étais reconnaissant. Reconnaissant de ne pas jouer aux entremetteurs, aux curieux. Reconnaissant de s'éclipser avant ton jugement, de t'alléger d'un regard que tu qualifiais de trop.
Malgré le regard assassin de Drew, ce dernier suivit le plis et s'éloigna à son tour vers la porte, non sans avoir échangé quelques politesses avec Carys.

Inspirant un grand coup, tu te retournas vers le Serpentard encore présent, lui décochant un regard polaire et stoïque.
« — Merci pour ton enrichissante intervention, maintenant, tu nous excuseras... »
Te relevant avec prestance, tu contourna le rideau, le tirant derrière toi. Que ce vert et argent puisse entendre votre petite discussion était le cadet de tes soucis. Que grand bien lui fasse. Mais une discussion s'imposait cependant et, lorgnant froidement Carys, tu soupiras légèrement avant de t'installer sur l'un des rebords de son lit.
« — J'imagine que ta petite scène est le reflet de cette audace que tu as su gagner pendant cette année, où je n'ai pas été là pour toi. Et j'imagine qu'une mise au point s'impose... Écoutes, je pense que tu es la mieux placée pour savoir la relation que j'entretenais avec Ely, avant qu'elle ne disparaisse en un coup de vent... Je ne suis pas un si parfait Gryffondor, tu sais, Carys. Je n'ai pas la carrure d'un preux chevalier, moi. J'ai mes faiblesses. Trop nombreuses. Et il faut que tu comprenne que revenir vers toi fut véritablement compliqué pour moi. Parce que quand je te vois, je la vois, par adéquation. Et je n'avais pas besoin de ça. »
Doucement, tu la poussas doucement vers le côté opposé, lui intimant de te laisser une moitié de son lit.
« — J'ai été un bien mauvais ami. Mais j'ai eus mes propres démons à surmonter. Et j'ai préféré faire ça de mon côté, m'acharner à mon propre malheur, plutôt que d'ouvrir les yeux sur tes propres difficultés. J'en suis profondément désolé. Mais je n'aurais pas eus la carrure pour deux. Pas après m'être fais la malle pour filer le parfait amour avec une demoiselle qui s'est éclipsée dans le vent, quelques mois après. Je suis désolé. »
L'une de tes mains effleura les traits aquilins de ton visage, lassé.
« — J'imagine bien que tu feras une parfaite préfète... Mais quitte à avoir tout foutu en l'air une fois, j'aimerais autant pouvoir te préserver de la dure réalité, cette fois. J'espère que tu sais qu'être préfète rime avait beaucoup de choses. Bonnes comme mauvaises. J'aimerais juste que tu y sois préparée et que tu y réfléchisse. J'aimerais que tu n'ai pas à revivre la passe que tu as connue cette année. D'autant plus qu'il semble clair que je suis loin d'être une béquille fidèle, sur laquelle se reposer. »
Un ange passa.
« — Mais il est vrai que je ne connais pas cette nouvelle Carys. Peut-être que je ne devrais pas me permettre autant de familiarité. »
Tu soupiras un instant.
« — Mais sache que je l'ai vraiment aimée, cette petite fille angoissée et si touchante. Ne la renie pas. Elle ne mérite pas ça. »


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