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 « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Lun 24 Mar - 12:50

Elyrian Helm a écrit:




Tu le sais n’est ce pas ?

Tu le sais que je t’aime ?
feat Lionel



Elle avait appris que les lions s’entraînaient au Quidditch aujourd’hui. Il s’agissait de l’occasion parfaite pour retrouver Lionel sans devoir s’amuser à courir dans tout le château en espérant le croiser avec de la chance. Mais si l’occasion était parfaite, son hésitation et ses doutes ne firent que s’accentuer. C’était pitoyable. Pitoyable de voir la fière tigresse qu’elle avait toujours été tomber aussi bas, pitoyable de la voir aussi peur d’une simple altercation. Sauf que l’entretien en question représentait beaucoup pour elle. Elyrian s’était absentée, pendant de longs mois et elle n’avait pas même daigné donner de nouvelles à la seule personne qui, pourtant, les méritait vraiment. Lui. A ses yeux il n’y avait que trois possibilités : soit il lui en voulait terriblement et préférait ne plus jamais la revoir, soit il avait trouvé une fille bien meilleure pour la remplacer, soit il lui pardonnait et l’acceptait à ses côtés. Evidemment elle espérait qu’elle n’aurait pas à essuyer une rupture, sachant parfaitement qu’elle en souffrirait, sachant aussi que s’il y avait une autre fille dans l’histoire elle ne pourrait s’empêcher de vouloir lui casser la gueule, tout en sachant parfaitement qu’elle était en tort. Non. Décidément, il n’y avait pas d’options possibles, il n’existait nulle défaite. Il était à elle. Ce fut donc sur ces pensées que la rouquine se dirigea vers le terrain de quidditch, bien décidée à chopper le brun à la fin de son entraînement.

C’est pour cela qu’elle se trouve là, attendant patiemment, les observant voler en tous sens depuis l’extérieur du stade. Elle avait pu l’apercevoir sur son balai, à plusieurs reprises. Son regard capta également la silhouette de Charlie, ce qui lui arrachait des sourires quand elle le voyait louper un cognard. Ses bras étaient croisés contre sa poitrine, ses doigts pianotant le long de sa peau en un signe de stress évident. Elyrian n’a jamais été douée avec les mots, tant que ceux-ci n’étaient pas mordants ou assassins, elle ne savait pas faire. Au fond elle n’avait jamais eu à faire d’efforts de ce côté-là, se contentant de se laisser aller dans les bras du lion, cette simple détente physique témoignant de la confiance qu’elle plaçait en lui. Une confiance réciproque. Une confiance qu’elle avait probablement bousillé, comme une idiote. Les gestes en disaient souvent plus que tout le reste, tout du moins c’était ainsi qu’elle fonctionnait. Qu’ils fonctionnaient. Alors elle attend Ely’, jusqu’à ce qu’elle ne voit plus qui que ce soit voler dans les airs. Jusqu’à ce qu’il sorte du terrain. C’était le moment. Ayant attendue à hauteur de la sortie, la main de la rousse fuse en avant, se refermant avec douceur mais fermeté sur le poignet du lion. D’un mouvement elle l’incite à lui faire face, d’instinct elle cherche son regard. Elle s’attendait à de la surprise, espérait y lire du soulagement ou de la joie. Elle craignait d’y lire de la colère, bien qu’elle le comprenne. Au fond elle s’y attendait presque. Lionel était de ceux qui s’enflammaient vite.

« Salut beau gosse. »

Un sourire, qu’elle force à être léger, qu’elle s’oblige à être convaincant. Mais déjà sa prise sur le poignet du jeune homme se fait moins forte, comme un peu tremblante, un peu hésitante. Elle serre les dents aussi, agacée par sa soudaine incapacité à en dire plus. Pourtant il le fallait bien, c’était elle la connasse qui était partie sans un mot et qui revenait comme une fleur. Elle avait au moins la décence d’admettre que les choses avaient peut-être changé, elle admettait que tout ne lui était pas acquis. Elle envisageait le pire, un peu trop. Elyrian voulu alors s’excuser, comme elle l’avait fait pour tout le monde. A tous les autres, elle avait susurré ces pardons, leur expliquant la situation, mais à aucun d’entre eux elle n’avait dit…

« Tu m’as manqué. »

Un souffle, un aveu, une vérité. Il n’imaginait pas à quel point elle avait pensé à lui, à quel point elle voulait l’embrasser, là, tout de suite, maintenant. L’attraper par le col de ses vêtements, l’attirer contre elle, glisser ses mains dans cette chevelure d’ébène. A quel point elle désirait qu’il la serre dans ses bras, à lui en briser les os, qu’il lui dise qu’elle lui avait manqué. Que de doux fantasmes, de douces envies, qui ne se réaliseraient peut être pas immédiatement… Si tant est qu’ils se réalisent. Instinctivement, la jeune femme se retrouve à effleurer sa main du bout des doigts, recherchant déjà son contact, recherchant déjà une faible étreinte. Pardonne lui ses faux pas. Encore une fois.



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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Lun 24 Mar - 12:50





Tu le sais n'est ce pas ?

Le soleil trônait haut dans le ciel, aujourd'hui. Et cela tombait très bien, puisque la réservation du terrain de Quidditch vous revenait à vous, les griffondors.
Comme à votre habitude, après des cours tous plus ennuyeux à en mourir les uns que les autres, vous aviez prévus de vous retrouver pour votre entraînement vigoureux. Avec la nouvelle formation de l'équipe, avec ses nouveaux membres, vous aviez bien des points à travailler et retravailler. Mais tout ce qui touchait de prêt ou de loin au Quidditch, à tes yeux, rimait avec amusement et plénitude.
Aussi, ce fut enjoué comme jamais, que tu te rendis sur le terrain, balais bien en main. Comme à ton habitude, tu n'avais pas croisé âme qui vive dans les vestiaires. Toujours le dernier arrivé, toujours le dernier à partir. On ne te changera jamais. Tu imaginais déjà fort bien les reproches que tu aurais à essuyer, une fois dans le cercle aérien de tes alliés. Mais tu t'en foutais, rien ne comptait plus qu'une bonne après-midi de défoulement. Une après-midi grisante, au cours de laquelle tu n'aurais plus à songer aux cours, aux emmerdes, et à cette infinité d'irritations que tu gommais avec une telle aisance une fois juché sur ton balais.

...

Redescendant vers la terre ferme en un merveilleux piquer, tu ne vis pas tout de suite les ennuis se profiler au loin, personnifiés et adossés à l'un des murs du vestiaire masculin. Paré de ton éternel sourire ravageur, la sueur dégoulinant le long de ta carotide gonflée par l'effort, tu suivit le reste de ton équipe - fantasmant à l'idée de pouvoir flâner sous une bonne douche rafraîchissante.
Mais ça, c'était sans compter sur cette silhouette sensuelle, se mouvant quelque peu dans ta direction. La surprise en fut d'autant plus grande que tu ne la vis pas tout de suite crever ton champs de vision, sa tignasse rousse flamboyant sous les rayons brûlants de ce soleil hardant.
« — Salut beau gosse. »
Brusquement, un main vint enserrer ton poignet avec délicatesse. Sans en prendre véritablement conscience, tu te retournas vers l'ingénue dont la voix t'émue sans aucune pitié. Cette voix, tu l'aurais reconnue entre mille. Cette voix que tu avais appris à guetter, que tu avais appris à aimer. Cette voix qui avait disparue du jour au lendemain, pendant des mois, tout comme sa détentrice.
« — Tu m’as manqué. »
L'incompréhension, d'abord. Puis la haine, viscérale. Doucement, tu arquas ton dos, faisant de l'ombre à la belle ingénue parée d'un magnifique sourire et dont les traits aquilins ravivaient en toi un millions de souvenirs enfouis et douloureux. Malmené par un véritable tumulte incontrôlable de sentiments aussi divers que contradictoires, les poils hérissés par l'excitation nouvelle enflammant tes reins, le cœur enserré par l'inattendu et les lèvres hermétiquement closes par une rage sans foi ni loi ; tu la lorgnas de toute ta hauteur, l'écrasant sous ton allure imposante.
Sous le soleil éclatant de cet après-midi, tu la berçais de ton ombre, la clouant contre le mur comme pour la garder confinée dans une bulle d'intimité ; comme pour l'empêcher de se volatiliser une fois encore. Ta paume trop large hésita un instant à aller épouser les courbures de cette épaule délicate, avant de finalement opter pour une parcelle de ce mur rugueux, à quelques centimètres à peine de sa pommette haute et rosée. Danger.

Comment pouvait-elle se permettre de débouler ainsi, comme une fleure, un beau jour, après t'avoir laissé seul et sans nouvelle pendant des mois entiers ? Impétueusement, tes gencives grincèrent. Ton regard rétrécit par l'incrédulité, tu ravalas un râle mauvais et animal au tréfonds de ta trachée. Ses quelques dires étaient le pire des poisons auxquels tu aurais pu t'attendre. Et, impulsivement, tu te décidas à y répondre :
« — Dis moi, j'attends ou je te gifle maintenant ? »
Ton tons n'avait rien de ton calme naturel et charmant. Non, ce n'était plus qu'un timbre cinglant, sérieux et impétueux. Violent. Mais tu t'estimais dans tes bons droits.
« — Tu déconnes, j'espère ? Tu ne t'attendais tout de même pas à ce que je t'ouvre les bras, rassures moi... »
Tes lèvres se rapprochant langoureusement de son oreille, tu expiras ta chaude haleine mentholée dans le creux de son cou, avant de t'exprimer à nouveau, murmurant :
« —T'as merdé, tu sais ça, chérie ? Oh oui, t'as prodigieusement merdé, bébé. »
Puis, sans te l'expliquer vraiment - ou peut-être t'y refusais tu sur l'instant - tes lèvres partirent écraser les siennes avec toute la ferveur d'une épouse faisant ses adieux à son homme sur le quai d'un train le menant à une mort certaine. Tant qu'à faire, tu aurais beaucoup aimé l'asphyxier, comme elle l'avait fait avec toi, ces derniers mois. Inconsciemment, brutalement.

Ça avait été plus fort que toi.
Redoutable. Comme à chaque fois.

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Lun 24 Mar - 12:50

Elyrian Helm a écrit:




Tu le sais n’est ce pas ?

Si j'abuse de ton temps, je m'excuse j'veux t'dire seulement :
C'est ma faute.
feat Lionel



Sa colère était palpable, elle aurait pu en inventer les contours, en peindre les couleurs. Elle aurait souhaité la faire taire, surtout, toute cette haine, cette rancœur. Oh que oui, elle aimerait effacer ses faux-pas en un claquement de doigts, revenir en arrière afin de tout changer. Sauf que ce n’était pas possible, et la réaction de son compagnon était justifiée. Elle en aurait fait de même à sa place. C’est cette compréhension dont elle faisait preuve qui justifia sa docilité, son silence, sa respiration saccadée qu’elle peinait à maîtriser pour faire bonne figure. Il était cependant inutile de faire bonne figure, aussi le sourire qu’elle avait arboré jusque-là s’effaça finalement. Inutile. Dérisoire comparé aux sentiments du lion. Pour une fois elle fermerait sa gueule, pour une fois elle encaisserait. Oh elle en connaissait qui se seraient mis à pleurer, pour la prendre dans leur bras, pour lui susurrer les mots doux qu’elle désirait tant entendre. Pas lui. Trop enflammé, guidé par ses émotions. Il lui ressemblait sur pas mal de points et elle avait appris par cœur leurs différences, avait appris à les aimer, à s’en délecter, à s’en jouer. Mais Elyrian, aussi préparée qu’elle fût, n’en menait pas large. Un frisson désagréable lui parcourut l’échine quand la large paume du gryffondor alla s’écraser, presque violemment, sur le mur, à quelques centimètres de son visage. Et quel sens de la comédie, quel goût incroyable, que de lui demander dans le même temps s’il pouvait se permettre de la gifler maintenant. Ou d’attendre un peu. De ce fait, un nouveau frisson la parcourt, alors qu’elle garde le silence. Comme si l’on pouvait répondre quelque chose à une menace pareille.

La suite ne tarda pas à arriver de toute manière, sur le même ton, avec violence, avec haine. Une tirade cinglante, claquant à l’image d’un fouet. Des mots qui la lacèrent, qui lui font mal bien qu’elle en comprend la légitimité. Elle aurait voulu hurler, l’interrompre, lui dire qu’elle ne s’attendait à rien de tout ça. Elle aurait juste voulu un peu de temps, entre deux insultes, pour pouvoir se justifier, se rattraper. Plus que tout au monde elle désirait son pardon. A lui, et à personne d’autre. La rousse voulait récupérer cette place qu’elle avait dans son cœur, une place durement gagnée et qu’elle avait pourtant jeté aux orties comme une imbécile. Par égoïsme, de par son incapacité à se confier, même à lui, sur sa situation familiale. Alors non, elle ne s’attendait pas à ce qu’il l’accueille le plus simplement du monde, elle voulait juste une chance de pouvoir se glisser à nouveau dans ses bras. De le conquérir une nouvelle fois. Il ne lui était pas acquis, malgré les élans de possessivité absolue qui la gagnaient bien souvent quand on parlait de lui, mais elle comptait bien y remédier. Dans une inspiration, aussi douloureuse que saccadée, la demoiselle souffle alors en guise de réponse, trouvant enfin la force de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait. Tout du moins essayait-elle.

« Non… Je viens juste me racheter. De la manière qui te conviendra. »

Se racheter, comme cette fois où elle s’était –sans le vouloir- jouée de lui, sur ce même terrain de Quidditch. Cette fois où il l’avait attiré contre elle, lui intimant de se laisser faire, en guise de pardon. Cette fois où il lui avait assuré qu’il ne mordait pas. Mensonge. Elle l’avait déjà deviné à l’époque, en prenait conscience encore aujourd’hui. Oh que oui, il allait mordre. Férocement, car il n’était pas lion pour rien. Peut-être allait-il la mordre sur le champ, comme pouvait le laisser penser ces lèvres tentatrices qui se rapprochent, qui glissent jusqu’à son oreille, lui arrachant un nouveau frisson. Elle s’en mord la lèvre Elyrian, ses ongles se plantant à hauteur de ses propres bras, comme pour s’empêcher de faire un geste qu’elle regretterait. Peu importe son envie, elle n’avait pas le droit à la parole. Ce n’était pas son tour, pas encore. Elle ignorait quand celui-ci viendrait d’ailleurs. Déjà les mots du jeune homme se fichaient en elle, avec violence. Elle avait déjà merdé dans le passé, au même titre que lui, mais elle n’était pas suffisamment sotte pour ignorer la gravité de la situation. Ce n’était pas une simple gaffe qu’elle venait de faire, loin de là. Elle imaginait, tout en restant probablement loin de la vérité, ce qu’il avait pu ressentir et cela ne faisait qu’accentuer son malaise. Elle n’était qu’une garce. Et alors qu’elle se perdait en insultes contre elle-même, le lion vient la prendre par surprise en plaquant ses lèvres contre les siennes.

Il n’en fallut pas plus pour allumer un véritable brasier en elle. Des flammes qui n’avaient pas le temps de naître qu’elles s’imposaient déjà dans son corps entier. Et ça lui plaît, malgré la brutalité dont il fait preuve, malgré cette sauvagerie encore teintée de rancœur, elle aime le sentir aussi proche. Sentir à nouveau sa bouche contre la sienne, épouser la forme de ses lèvres. Pouvoir, d’instinct, faire remonter ses mains à hauteur de ses cheveux d’ébènes qu’elle empoigne avec presque autant de férocité. Presque. Car ce n’est toujours pas son tour, car elle n’oserait réclamer d’avoir un semblant de domination sur lui. Pas de suite, elle n’était pas assez folle pour ça. Elle comprend bien vite qu’elle ne doit que subir cet assaut, malgré le plaisir qu’elle en tirait, malgré sa poigne dans sa tignasse brune, malgré son corps qui se tend de lui-même contre celui du lion. S’ils n’étaient pas dans une telle situation, si elle n’avait pas tant de choses à dire et à se faire pardonner, elle l’aurait supplié de la prendre ici et maintenant. Grisée par ce corps si proche du sien, un corps chauffé par l'effort de son entrainement. Sauf que ce n’était pas le moment. Et alors qu’Elyrian manquait de se perdre dans cette étreinte, elle finit par interrompre ce baiser, reculant à peine son visage, sa respiration saccadée venant effleurer le visage de son compagnon. A bout de souffle, elle en profite toutefois pour parler. C’était son tour. Entre deux insultes, entre deux assauts. C’était son tour à elle. Et les mots fusent, soufflés, entrecoupés par cette respiration haletante. Et elle commence par l’essentiel, mettant un point d’honneur à être honnête avec lui. De bout en bout.

« Je suis désolé Lionel. Tellement. Je n’ai pas d’excuses car si mon départ était justifié, mes silences ne l’étaient pas. Je n’aurais jamais dû te laisser derrière moi. »

Car il s’agissait là du plus gros problème à ses yeux, de sa plus grande honte. Elle n’aurait pas dû se refermer, garder ses problèmes pour elle, se refuser d’écrire la moindre lettre. Elle aurait dû au contraire tout lui dire, lui expliquer, se confier. Lui dire à quel point elle avait peur, à quel point il lui manquait et à quel point elle l’aimait. Et avec le recul, ces confessions semblaient tellement plus simples comparé à ce qu’elle affrontait maintenant. Comment avait-elle pu se dire que des explications seraient plus dures à fournir que des excuses ? Comment avait-elle pu imaginer qu’il la rejetterait avec plus de ferveur face à ces lettres que face à son absence et ses silences. Idiote qu’elle était, égoïste au possible, incapable de réfléchir deux minutes. Elle en payait le prix, malgré ce baiser elle savait que rien n'était acquis. Loin de là. Inspirant difficilement, la rousse ne parvient pas à le lâcher, conservant ses mains à hauteur de sa chevelure, ses doigts venant s’y loger, jouant avec quelques mèches, s’y agrippant avec désespoir. D’un point de vue extérieur et dans d’autres circonstances, elle se serait trouvé pitoyable. Bien faible, bien docile. Mais pas là, pas avec lui. Il avait tellement plus de valeur que sa simple fierté. Et si elle resta contre lui, si elle s’empara une nouvelle fois de ces lèvres, de manière bien plus brève, comme de peur qu’il ne la brûle, qu’il ne la bride dans un élan trop incontrôlé. Elle craignait déjà qu’il ne la repousse, sachant parfaitement qu’il était capable de l’embrasser avec fougue pour mieux lui infliger une terrible douche froide. Il savait déjà que c’était ce qui fonctionnait le plus sur elle, que c’était ce qui faisait le plus mal. S’attendant au coup de poignard qu’il serait en droit de lui infliger, la jeune femme souffle alors, dans une ultime tentative.

« Laisse-moi juste te dire ce qu’il s’est passé avant de me gifler. »

Ultime tentative, ultime supplique. C’était désormais au tour du lion.



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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Lun 24 Mar - 14:53





Je préfère ne pas savoir.

Tes lèvres, comme affamées, repartirent assiéger leur consœurs avec la nette intention de tout ravager sur leur passage. Pour la troisième fois, en moins de dix minutes, vous en étiez retombés à échanger un baiser. Comme autrefois. Avec violence, tu sentis une vive douleur irradier ton crâne et courir le long de ton cuir chevelu. A l'endroit exact où une main inquisitrice s'était immiscée. L'intruse. Comme autrefois. Comme cette époque où, dévorant sa gorge qu'elle t'offrait docilement, elle te graciait de quelques caresses aérienne, flattant ton épiderme de ses doigts anguleux. Des souvenirs si plaisants et si douloureux à la fois.

Sans vraiment en prendre conscience, ton esprit s'éloigna du monde réel, prit une embardée dangereuse, allant s'amarrer à chacun des souvenirs qui s'offraient à lui. Chacun de ces souvenirs fugaces, que tu ne partageais maintenant plus qu'avec toi-même. Parce que cette petite paumes délicate, ça faisait un moment maintenant qu'elle s'était faite la malle. Quelle avait disparue. Qu'elle t'avait laissée les bras ballants. Éternellement seul. Seul face à tes idées noirs. Seul avec seulement quelques fantasmes nocturnes pour t'occuper les main au petit matin. Tellement peu, en somme.

...

Devant tes yeux opaques et devenus aveugles face à la dure réalité t'étant retombé sur le coin du nez, tu revis cette si belle journée de printemps - ou peut-être était l'été. Cette si belle journée au cours de laquelle tu l'avais une fois encore entraperçue. Virevoltant dans le vent un peu frais de ce début d'après-midi, juchée sur son balais, elle t'avait littéralement hypnotisée. Comme à chaque fois. Sa tignasse flamboyante semblait fouetter l'air en un rythme saccadé, alors que la populace occupant le château s’amassait progressivement sous les doux rayons du soleil. Mais tu n'avais d'yeux que pour elle. Elle crevant le ciel en une tâche dorée, rougeoyante. Elle, cette nymphette rousse, répondant au doux prénom d'Elyrian. Ce si joli bous de femme, que tu ne connaissais réellement que depuis quelques mois à peine. Deux, tout au plus. Cette demoiselle que tu te plaisais à épier, par moment, poussé par une envie que tu ne t'expliquais pas. Que tu préférais ne pas t'expliquer. Parce que mettre des mots sur les faits aurait signé ta défaite, définitive. Alors, juste, l'envie. L'envie de l'avoir, elle. Entièrement. L'envie dévastatrice que tu te tuais à garder au fin fond de tes tripes. Parce que tu étais un gentil garçon, Lionel.

Elyrian, tu l'avais tout d'abord rencontrée sur le terrain. Ce même terrain où elle dessinait quelques pirouettes complexes sous tes yeux rendus experts par l'habitude. Ce même terrain où vous aviez disputés votre tout premier match, ensemble, il y a de cela des années, maintenant. Hormis sa belle chevelure, doublée de son si joli minois, rien ne t'avais véritablement marqué chez elle. Rien d'autre que sa passion commune avec toi, pour le Quidditch. Dévorante, comme toi. Rien d'autre que son caractère fort et fier. Salement bien trempé, comme toi.

Au départ, tout ne se résumait qu'à quelques regards à la dérobé, furtifs, un peu trop appuyés. Puis, il y avait eut une évolution, une nette mutation, comme si de rien n'était. Progressivement, normalement. Et tu as commencé à assister à chacun de ses matchs, même ceux auxquels tu ne participais pourtant pas. Tous, sans exception. Tu avais beau te convaincre que tu n'était pas là pour elle, mais plutôt pour parfaire tes connaissances, ton œil inlassablement attiré par ses courbes séductrices te trahissait profondément. Pourtant, tu t'en cachais bien, au naturel, devant tes amis, même. Personne ne devait être dans la confidence. Au point même de t'en persuadé toi-même. Oui, elle était bonne, et alors ?

Puis, un beau jour, vous vous êtres retrouvés face à face, dents contre dents, baguette contre baguette. Tout ça pour un fâcheux duel de sorcier. Tu serais bien en peine de te souvenir le pourquoi du comment d'un tel hasard, tant ta mémoire te fais défaut, mais vous en étiez bel et bien arrivés à là. Et tu ne te défilas pas un seul instant. Fort et fier comme tu l'étais. Tel le Gryffondor que tu es. Ça non. Et tu perdis dans la dignité, comme souvent. Adversaire facile de par ton manque de bol. Il n'y-avait rien de jouissif là dedans. Mais ce duel avait noté le début d'une relation étrange, entre vous. Une relation connaissant bon nombre d'évolution. Aujourd'hui encore, d'ailleurs. Et en cet après-midi ensoleillé, tu n'avais plus aucune excuse pour ne pas aller l'apprivoiser. Mais tu n'eus pas à le faire, elle vint d'elle-même à toi.

Et ce fut l'une de tes plus belles journées.
L'une des plus intenses, aussi.

Peut-être trop.


...

« — Laisse-moi juste te dire ce qu’il s’est passé avant de me gifler. »
Fatalement, ton esprit revint s'encrer au présent, avec la dureté de toutes les chutes de haut vol. C'était violent, déprimant, cassant. Plus tu pensais à cette scène, si incongrue, que vous deviez offrir ainsi enlacés contre le mur du vestiaire ; plus tu te demandais si ce n'était pas là le simple fruit de ton imagination trop vaste et trop active.

D'une oreille distraite, tu perçus ses quelques mots, ce semblant d'excuse, sans vraiment y prêter une grande attention. Il semblerait que ton cerveau ait fait l'impasse sur un mot, un simple petit et futile mot, racheter. Oh, ça, ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Et un large sourire ironique étira tes lèvres quelque peu pulpeuses pour un homme. Mais si tu te donnais tant de mal à l'ignorer, c'était aussi parce qu'il est stupidement plus simple de jouer les sourdes oreilles. Parce que cela signifie ne pas être au courant du fin mot de l'affaire. Et que si tel est le cas, alors tu aurait l'excuse parfaite pour te venger dans tes bons droit. Comme si cela t'était dû, acquit. Implacablement. Avoir le droit de lui faire subir au double, au triple, voir au quintuple l'équivalant de ce que tu avais bien pu endurer par sa faute. Par son absence. Tous ces derniers mois sombres qui avaient été particulièrement rudes pour la majorité de ses proches. Particulièrement ardus pour toi. Toi plus qu'eux, plus que tous les autres. Enfin, c'est ce que tu t'étais plu à croire. Mais tout ça n'était visiblement que mensonge, puisque tu avait été traité comme tous les autres, au même titre que tous les autres. Avec ignorance et silence absolu. Avec manque de délicatesse, manque de tout.

Aussi stupide que cela puisse paraître, aussi fleure bleue que tu puisse l'être, aussi. Mais l'avis de tous ces autres, tu t'en foutais comme de ta première baise. Parce que, même malgré tes petits airs de fort preux chevalier - tout ce qu'il y a de plus Gryffondoresque en soi - tu savais fatalement on étaient tes limites. Parce que, toi aussi, tu était doté d'un cœur chaud et tendre, par moment. Le plus souvent. Toi aussi, tu savais te faire sensible en de rares occasions. Trop rares occasions. Et voir sa dulcinée se volatiliser du jour au lendemain avait été une très bonne occasion, justement. Une occasion que tu te tuais à espérer de rare, très rare, d’infiniment rare. D'exceptionnelle. Mais qu'est-ce que cela pouvait-il bien te faire, finalement ? Était-là un signe de ta rémission ? Allais-tu lui passer cet affront publique, cette torture ? Ces mois entiers à devoir supporter les regards compatissants voir même moqueur le plus souvent. Ces derniers mois à se triturer les méninges, à se tuer à la tâche, à se consumer t'attente.

Mais à force d'attendre, tu t'étais résigné.

Tu t'étais fais à l'idée. L'idée de ne plus la revoir, de ne jamais obtenir de justification. L'idée de l'avoir rêvée, elle et tous ces souvenirs lui appartenant. Bien sur, que tu lui passerais cet affront. Comme toujours. Parce que tu ne ressentais plus rien pour ce mirage, pour elle. Non, plus rien, rien que du vide, béant, creusant ton palpitant. Rien. Nada. Mais ce n'était là aussi qu'illusion. Et tel un drogué en manque, la revoir avait provoqué une telle décharge au beau milieu de ton assurance, que tu t'énervais toi-même. Violemment. Parce qu'il t'avais suffit de plonger ton regard éteint tout au fond de ses yeux enflammés, pour comprendre à quel point tu ne pouvais guère lui résister. Tu lui étais dépendant.
Tu étais fais de ce bois là. Servile. Niais. Stupide. Irritant. Écœurant.

Tu ravalas difficilement ta salive, déglutissant un instant.

Comment pouvait-elle avoir autant d'emprise sur un homme ? Sur toi ? Qui était-elle ? Par quelle étrange sortilège te tenait-elle ainsi à sa guise ? L'amour. Tu ne voulais pas entendre parler d'amour. Pas avec elle. Parce qu'il n'en avait jamais été question entre vous. Parce que vous aviez bel et bien gravis bon nombre d'échelons, à deux, pour en arriver là où vous en étiez. Et où en étiez vous, exactement ? Nul part. Irrémédiablement et incommensurablement nul part. Perdus entre deux eaux. Échoués entre deux frontières bien distinctes, là où on ne peux pas se permettre de choisir un sens, comme l'autre. Déchiré entre amour et luxure. Mais, visiblement, Elyrian avait fait un choix, elle. Le choix de t'abandonner. A quoi bon t'avoir élevé au rôle de petit ami, quelques mois plus tôt, alors ? Bien-sûr, elle avait l'excuse des antécédents, tu le savais. Et, pareille à un miroir sans faille, elle n'était que le reflet de tes propres écorchures. Douloureuses et béantes. Vous n'étiez que deux jeunes gens idiots et perdus, éperdus. Deux jeunes adolescents s'évitant la corvée du bonheur avec une infinie aisance, par peur tout simplement. Par peur de tout perdre. Mais n'était-pas déjà le cas ? N'était-ce pas ce qu'il venait de se passer, par sa faute ?

Oh, oui, sa faute. Tout était entièrement sa faute. Tu n'aurais pas dû avoir à lui courir après. Pourtant tu avais essayé, les premiers mois. Tu avais remué ciel et terre pour obtenir toute quelconque information, un nom, une adresse, un indice, ou ne serait-ce que l'ombre d'une nouvelle de sa part. Mais rien, que le néant s'étalant à perte de vue. Elle t'avais abandonnée, toi, gamin ayant grandit trop rapidement, mais ayant gardé tes peurs d'enfant. Toi, homme blessé, démuni, impuissant.

Et pourtant, elle t'était revenue, aujourd'hui. Plus belle que dans tes souvenirs, plus attirante. Plus sexuellement attirante. Telle que s'était toujours résumé votre relation précaire, un peu paradoxale. Du sexe, rien que du physique, rien que du vent. Aussi scandaleux que cela puisse paraître, tu y trouvais tes marques, toi. Et elle aussi, visiblement. Ça vous suffisait, à vous. C'était moins prise de tête, moins embêtant. Comme si vous en étiez restés au stade du flirt, indéfiniment. Prenant parfois des tangentes plus poussées, plus sexuelles aussi, mais sans jamais y concilier l'ombre d'un sentiment. Jamais. Jamais rien d'autre que de la pure luxure gratuite. Le diamant pour tout homme. Mais pas pour toi. Ça t'aurait tué, à la longue, tu le sais. Pourtant tu préfères te réconforter en te disant que tu ne pourrais jamais avoir le fin mot de l'affaire, la réponse vraie à cette problématique ; puisque Elyrian s'était volatilisé avant la fin du dernier acte. Avant d'avoir à prendre une décision, avant d'avoir à faire un choix. Comme toujours.

Brusquement, tu comprenais alors un peu mieux ce qu'avait dû endurer Carys fasse à ta lâcheté. Face à ta propre absence. Pitoyable. Rage. Remise en question. Déception. Et ce sentiment asphyxiant tes tripes. Est ce que cette nymphette à la chevelure flamboyante comme au premier jour où tu l'avais remarqué, endurait cette impression malsaine, elle aussi ? Cette douleur si caractéristique des fauteurs. Des pêcheurs. Cette douleur violente, lancinante. A en assommer un dragon, presque. A t'en rendre groggy, sentimentalement inatteignable. Mais qu'en surface seulement. Juste de quoi tromper l’œil. Est-ce qu'elle subissait ça de plein fouet, elle aussi ? Tu l'espérais grandement. Rancunier comme jamais tu l'avais été.

Ses lèvres tendres et purpurines semblent t'appeler à elles, mais tu te retins avec désarroi, cette fois. Préférant dévier vers sa carotide, y plantant tes dents. Préférant la mordre avec violence, à en lui laisser une marque de ton passage, plutôt que de succomber. Elle était tienne. Mais tu aimais mettre ce geste sur le compte d'une quelconque punition, une punition à ta manière, quelle excuse bidon. Tu voulais simplement lui faire comprendre que la rage qui enflammait tes veines, que le brasier qui consumait ton estomac, n'étaient pas éteint pour si peu. Qu'elle allait devoir faire des efforts. De gros efforts. Pour toi, comme pour elle. Pour vous. Et passant une main dans la cambrure de son dos, tu la plaquas contre ton torse musclé, la remontant quelque peu le long du mur rugueux et glacé par tout ce temps passé à l'ombre de sa propre existence. Avec aisance, tu la maintenais à la seule force de tes bras. Bestial. Parce qu'elle ne semblait pas avoir encore bien comprit qui tu étais. Parce qu'elle semblait avoir sous-estimé le lion sommeillant que d'une oreille, au fond de toi, la bête, la domination à l'état pur, la brutalité à peine voilée. Tu n'étais pas un tendre, tu le serais sans doute jamais. Mais tu t'en foutais. Elle t'avais acceptée une fois, elle pouvait bien le refaire. Tu ne lui en laissera pas le choix.
Plus qu'une mise au point, plus que son propre rachat, c'était le tiens qui était de mise en cet instant dérisoire. Pareil à un animal blessé dans sa fierté, devant faire ses preuves. Une nouvelle fois. Mais tu saurais te montrer vaillant. D'envergure, pour elle, pour ses jolis yeux. Pour tous ces souvenirs enfouis que tu ne pouvais gommer si facilement. Pour tout ça, et tellement plus encore...

Rapprochant tes lèvres de sa joue douce et à peine duveteuse, sortant volontairement de son champs de vision, tu t'exclamas enfin avec sensualité, langoureux. Cela te semblait faire une éternité que le silence s'allongeait entre vous deux :
« — Tu vas continuer à te foutre de ma gueule encore longtemps ? N'ais-je pas amplement mérité un temps de repos, une halte, une pause, n'importe quoi dans ce goût là ? Ton timbre devint presque mielleux. Presque. Dis moi, jusqu'où tu vas me traîner, comme ça ? Pourquoi t'acharner sur moi ? Je t'ai fais quoi de si monstrueux ? »
Esquissant un sourire mauvais, tu laissas l'une de tes mains - celle qui, quelques instant plus tôt, était encore apposée paume contre mur avec force et brutalité - aller effleurer le galbe de cette poitrine si attirante. Avec des geste délicats, tu la redessina du bous de ton index rendu expert par le temps.
« — Tu comptes faire quoi en t'offrants comme ça, à mes bons vouloirs ? Tu veux que je t'emmène dans les douches, pour pouvoir régler nos différents comme nous le faisions avant ? Avec une baise digne de ce nom, c'est ça ? Pour être sur que la jouissance te rendrait dépendante de ma petite personne ? Tu comptes me faire oublier des mois d'absence en m'excitant ? En réveillant mes hormones ? Un rire jaune passa tes lèvres. Tu te fous prodigieusement de ma gueule, en fait. »
Avec une infinie lenteur, ta bouche vint épouser sa joue rosie. Tu n'aurais su dire si cela était dû à votre proximité nouvelle, qui aurait éventuellement pu la faire rougir de plaisir, certes ; ou bien alors si c'était tes dires violents, presque vulgaires, qui la mettait dans des états pas possible. Pourtant, hormis quelques couleurs, elle semblait avoir tenue bons jusqu'ici. Elle cachait admirablement bien son jeu. Et cette constatation t'énerva encore plus que tout le reste réunis. Tu ne parierais pas longtemps avant de perdre les pédales.
« — Te racheter, hein... Ton bras enserré autour de son buste, ta paume sur ses hanches, tu laissas tes doigts pianoter quelque peu sur le textile de son uniforme. Commences d'abord par arrêter de me prendre pour un con, Elyrian. »
Elyran, quelle beau prénom.
Le prononcer t'arracha un énième frisson. Puissant. Tu inspiras un grand coup, comme pour t'armer de courage et t'intimer au calme. Cette fille t'était toxique. Depuis le départ. Mais tu avais fais semblant de ne pas le voir. Comme toujours. Stupide. Et tu en subissais les dégâts. Maintenant.

Laissant échapper un soupir de lassitude, tu repris la parole d'une voix plus posée :
« — Et pourquoi devrais-je écouter ta petite histoire ? Hein, Ely ? »
Ton dernier mot, tu l'avais craché avec toute la ferveur et le dégoût d'un homme désabusé. Pas que cela ne t'intéressait pas, d voir comment elle pouvait bien se débrouiller pour se sortir de ce mauvais pas. Par quel stratagème elle pourrait excuser des mois d'absence. Et tu savais déjà quel serait ton prochain coup. Mortel. Mais même si cela tournait mal, tu savais pertinemment que tu serais à jamais hanté. Hanté par sa peau, par son parfum, les courbes de son corps. Hanté par ses envies qui te traversent, qui te rendent dur dans des sens bien peu catholique. Hanté par ses rêves, ces fantasmes de la voir enfin soumise, soumise son ta main apposée avec domination sur son sein ferme. Sous ton regard chaud comme la braise. Sous tes coups de reins profonds, aussi. La voir se tordre, se languir, d'un plaisir que seules les femmes comprendrons un jour. Oh, comme tu aurais aimé la faire tienne rien qu'une fois, véritablement. Sans entourloupe, sans demi-mesure. N'importe où. Mais cela ne resterait surement qu'une rêve. Et certains rêves ne naissent pas pour être exaucés. Tu espérais que celui là, si.

Un ange passa.
Malgré tout cela, une question, une seule, restait sans réponse. Tournant dans ta tête et t'assourdissant d'hypothétiques réponses, bonnes comme mauvaises. Aussi, impulsivement, tu te jetas à l'eau, encore une fois.

« — Pourquoi es-tu revenue ? »
Violence. Échec et mat. Toi aussi, tu savais rendre la monnaie d'une pièce. Pourtant, tu te tus subitement, lui laissant la parole. Nous étions aux antipodes de ce que tu venais de dire, de cette envie vengeresse que tu persistait à imaginer te consumant. Trop facile. Tu n'étais qu'un mec dépourvu de couille.
Trop bon, trop con ; comme le dit le dicton.

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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Dim 30 Mar - 23:31

Elyrian Helm a écrit:




Tu le sais n’est ce pas ?

Frappe moi, insulte moi, puni moi, prend moi.
Mais par pitié, aime moi.
feat Lionel



Il s’éloignait. Elle le perdait, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Ce regard dans le vague, ces hésitations, ces temps de réactions qui ne faisaient que la tuer un peu plus à chaque seconde qui passait. Elle avait l’impression de mourir, poignardée par cette attente, par ces peurs, par son incapacité à savoir où cela les mènerait. Déjà bouffée par ses remords, la demoiselle se découvrait dans un état plus lamentable encore, avec son cœur qui battait à la chamade, des frissons accompagnant la moindre de ses respirations. Pour l’heure elle était bien incapable de savoir jusqu’où elle devrait aller pour le reconquérir, ignorant même ce qu’il attendait d’elle. Des mots ? Des gestes ? Une quelconque preuve de son amour pour lui ? De son amour. Quelle hypocrisie. Oh Elyrian ne doutait pas de son affection pour le lion, loin de là, mais il méritait tellement plus. Il méritait tellement mieux qu’elle, un poison teinté d’égoïsme et de froideur. Elle était incapable de parler, incapable de prouver quoi que ce soit, incapable de s’ouvrir à lui malgré le fait que ce n’était pas l’envie qui manquait. Pourtant il le savait non ? Il savait dans quoi il s’engageait avec elle, il la connaissait pourtant bien, tellement mieux que quiconque. Mais cela ne justifiait pas ses absences, ses silences. Il avait beau la connaître, il ne méritait pas qu’elle le maltraite de la sorte. Elle regrettait tellement. Au point qu’elle s’en mord la lèvre, que ses doigts s’agitent doucement sous les mèches d’ébènes de son compagnon, comme pour le ramener à elle, désirant connaître le fin mot de cette histoire. Elle l’aurait supplié, supplié de ne pas l’abandonner, de ne pas la rejeter, de lui pardonner le plus ultime de ses faux-pas. Mais elle garde le silence Ely’, car ce serait le comble que de lui réclamer tout ça. Le comble d’une hypocrisie suffisamment forte pour qu’elle ne se permette d’en rajouter.

La rousse s’attendait à ce qu’il lui crache son venin au visage sur le champ, mais elle n’avait pas prévu que ces lèvres tant désirées ne s’esquivent, pour mieux glisser le long de son cou. La douceur de sa bouche lui arrache un frisson, bien vite suivit par un grognement –bien qu’elle ne parvenait à en définir le ton- quand la brutalité refait surface, sous forme de crocs. Elle le savait, l’avait toujours su : Le lion mord. Il lacère, il déchiquète, il laboure. La gueule du lion se referme sur sa peau, la contraignant à se mordre la lèvre dans un sursaut. Ses mains resserrent leurs prises sur la chevelure d’ébène de son compagnon. Elle voulait qu’il en finisse, tout de suite, maintenant, de la manière qui lui conviendrait et qu’il estimerait la plus juste. Des coups, un assaut final, que cet assaut soit d’une nature luxurieuse ou haineuse, elle voulait juste qu’il tranche dans le vif. Ne plus subir cette attente. Il s’agissait à ses yeux d’un véritable supplice, dont la légitimité n’atténuait en rien son mal être. Un supplice qu’il accentua lorsqu’une main inquisitrice vint se glisser dans la cambrure de son dos. Il la rappelait à lui, brutalement, la dominant d’une manière différente que ce qu’elle avait pu connaître avec lui jusque-là. L’uniforme ne parvient pas à protéger son épiderme quand celui-ci glisse et se retrouve éraflé par le mur de granit et d’instinct Elyrian glisse une main le long de sa nuque, l’autre venant s’agripper à son épaule avec l’énergie du désespoir. Et si ces gestes auraient pu la rassurer quant aux attentions du jeune homme, elle ne s’y trompa pas, ayant capté son regard encore plein de haine avant qu’il ne disparaisse de sa vue. Ce n’était là que le début.

Il avait ce don, ce don de la mettre dans tous ses états. Ce don pour la rendre folle, pour la malmener, la faire sortir de ses gongs. Il avait cette emprise, ce pouvoir de la mettre à ses pieds, de la blesser comme jamais. Et cette blessure commence quand les lèvres de Lionel se glissent le long de sa joue. Elle percevait sa respiration, aussi chaotique que la sienne, alors que son torse compresse sa poitrine. Elle perçoit son souffle contre sa peau, tandis qu’elle taquine de sa respiration son cou. Merde. ça faisait tellement mal. Tellement que la belle baisse alors la tête, plaquant son front contre le cou de son bourreau, inspirant difficilement. Et cette voix, au creux de son oreille, au timbre si langoureux, si séducteur. C’était vil, sournois, mesquin. C’était amplement mérité. Et les mots fusent, s’enchaînant dans un ballet impitoyable qui ne fait que la transpercer de part en part. Parce qu’il insinue, ou plutôt il affirme, qu’elle pourrait le laisser tranquille. Lui foutre la paix pour de bon, cesser de jouer pour mieux l’abîmer, cesser de le torturer tantôt de par sa présence tantôt de par ses absences. Elle était le fléau. La punition de trop, la garce, le poison, l’épée de damoclès. Elle était celle qui faisait du mal pour sa propre satisfaction, celle qui ne laissait aucun répit. Tout le contraire de ce qu’elle voulait être, tout ce qu’elle se refusait d’être, tout ce qu’elle haïssait. Elle en aurait chialé Ely’, si seulement elle n’avait pas vécu toute sa vie en percevant les larmes comme des faiblesses. Une faiblesse qu’elle ne se voyait pas lui offrir, pas même au vu de leur situation.

Elyrian ne le perçoit pas, mais sa bouche se remplit d’un goût de sang, son propre sang alors qu’elle se mordait la langue à n’en plus finir, au point de se la trancher. Ses ongles se plantent dans l’épaule à laquelle elle se raccroche depuis peu, la blessure se dévoile sous forme d’un tremblement, unique, alors qu’elle tente de se contrôler. Mais elle ne parvient pas à empêcher la moindre de ses prises de se raffermirent. Elle lui en briserait presque la nuque, encore un peu et elle le saignait à hauteur de l’épaule, quelques secondes de plus et ce n’était plus son front qu’elle maintenait contre lui mais bien des dents qu’elle aurait refermé autour du tissu, en une vaine tentative pour ne pas hurler. Les accusations faisaient mal, tellement mal. Et encore une fois il en profite, usant de son emprise sur elle, abusant de cette manie qu’il avait de passer du chaud au froid. Ce plaisir malsain –peut-être- qu’il pouvait avoir à l’idée de l’emballer, de l’effleurer, la caresser et l’embrasser, pour mieux lui cracher son venin. Oh que c’était vil, un lion aussi fourbe qu’un serpent, aussi rancunier qu’eux, aussi prompt à la vengeance. Une vengeance sournoise, qui n’en restait pas moins efficace.  C’est pour cela que, malgré leur proximité rendant leurs gestes à peine possible, elle perçoit cette main qui remonte le long de son sein, redessinant les contours de ce dernier, avec des gestes délicats. Cruels. C’était dégoûtant de constater à quel point elle aurait été prête à en redemander, à réclamer ces caresses à l’infinie, pour ne pas avoir à entendre la suite. Car il y aurait une suite, elle n’en doutait pas.

Une suite qu’elle ne toléra pas. Des mots qui se fichent en elle, violents, mais surtout terriblement injustes, outre leur vulgarité qui ne faisait qu’accentuer l’aspect dégoûtant de ses propos. C’était faux. Il était en colère et il s’agissait de son droit, il pouvait la malmener autant qu’il le désirait elle encaisserait sans broncher. A partir du moment où il l’accusait de faits véritables. Or ce n’était pas le cas. Comment pouvait-il la blâmer de le désirer ? Comment  pouvait-il la juger sur ses envies, ses désirs. Evidemment qu’elle avait envie de lui, comme depuis le commencement. Mais qu’il n’aille pas dire que c’était elle qui l’allumait. Elle n’avait fait que venir, prête à se justifier, prête à se plier à ses envies aussi. Ses envies à lui. Lui qui l’avait embrassé, mordu, caressé. Lui qui la maintenant dans ses bras, imposant une proximité aussi odieuse que plaisante. C’était lui qui voulait tout ça, lui qui la chauffait outre mesure bien qu’elle ait vite compris que ce n’était que dans l’optique de mieux la blesser ensuite. A moins qu’il n’en ait vraiment envie lui aussi… Elle ne parvenait pas à savoir, ne prendrait pas le risque d’afficher une opinion à ce sujet. Elyrian fut de toute manière trop occupée à répliquer, refusant de le laisser affirmer de telles choses. C’était dégueulasse, injuste. Tellement loin de la vérité. C’est pour cela que la demoiselle se redressa légèrement, décollant son front du cou de son compagnon pour venir glisser ses lèvres à hauteur de son oreille. Il n’y avait nul jeu, nulle tentative de séduction dans ce simple geste. Juste le besoin impérial de remettre les choses au clair, usant pour cela d’une voix ferme, assurée, presque outrée. Une voix teintée de tremblements, ces derniers étant causés par la boule de souffrance qui s’était formée dans sa gorge.

« Arrête. Ne la poignarde pas avec ces erreurs fictives. Pas en plus de tout le reste. Parce que c’est faux et tu le sais. Ces derniers mois ne s’oublieront pas, mais je veux les mettre derrière nous. Je te veux toi, juste toi, personne d’autre que toi. Je veux faire comme je l’ai toujours fait : panser les blessures infligées. Compenser mes faux-pas, mes erreurs, mes regrets. Et je ne compte pas m’excuser en me contentant de t’allumer –comme tu le penses- ni même d’écarter les cuisses. La voix se fait plus déterminée alors qu’elle se redresse légèrement, que sa poigne se fait plus ferme sur le corps de son compagnon, et qu’elle rajoute alors ces quelques mots. Je vais rester, je vais t’offrir un corps à frapper, une âme à briser, une vengeance à appliquer. J’ai fait la plus terrible des erreurs et je te laisserais me saigner pour ça. Alors tue moi Lio’, tu t’en sors bien jusque-là. »

La tirade se finit en murmure, à peine audible, une forme d’aveu quant aux capacités du lion à lui faire mal. Un murmure douloureux. Mais tellement compréhensif. Elle tenait à lui, elle l’aimait, désirant son pardon au point d’en courber l’échine. Soumise, et non pas dans un vulgaire lit où cela lui est si facile de fermer sa gueule. Soumise face à lui, face à ses mots, ses accusations, sa haine. Elle n’y répondrait rien, elle en subirait chaque assaut, le laisserait lui ouvrir la poitrine pour mieux lui en arracher le cœur –si tant est qu’il croit encore qu’elle en possède un- afin qu’il puisse le piétiner. Elle le laisserait la briser, si cela pouvait permettre d’atténuer ce qu’elle lui avait fait. La grande Elyrian rangerait ses crocs, sa fierté, son envie. Car cette dernière était toujours là, la surprenant au passage. Comment pouvait-on à ce point désirer un homme fou ? Fou de rage, de chagrin. Comment pouvait-on autant souffrir et finir par aimer un peu plus encore son tortionnaire. C’était bien simple, dans ce cas précis, cela se résumait en un mot. Culpabilité. Une culpabilité si profonde qu’elle en portait la responsabilité, qu’elle en réclamait le fouet censé la délivrer de ses péchés. Mais ça lui tordait le cœur, lui nouait la gorge, la prenait aux tripes. Elle aurait voulu vomir, dégoûtée par elle-même, effrayée à l’idée d’encaisser pour rien, aussi. Et si cette douceur dans ses gestes n’était pas là que pour la punir ? Si, une fois sa vengeance accomplie et sa haine insufflée, il décidait de partir tout de même ? De l’abandonner, une fois brisée.  Cette simple pensée lui soutire un frisson, ce dernier se retrouvant accentué par les lèvres du lion contre sa joue, cette joue rougie par la douleur et par cette chaleur qui se diffuse en elle bien qu’elle ne parvienne à en définir l’origine. Probablement parce qu’il s’agissait d’un mélange subtile entre leur proximité, les remords, cette haine qu’il lui crachait au visage. Chaleur provoquée par sa respiration saccadée, ses peurs, les battements de son cœur. La jeune femme avait dû frôler la crise cardiaque une bonne dizaine de fois depuis le début de cet entretien. Un entretien. Quel doux mot. Elle en aurait éclaté de rire, nerveuse, si son compagnon n’avait pas repris la parole pour l’enfoncer un peu plus.

Se racheter. Oui. Avait-il déjà une idée de ce qu’il exigerait d’elle ? Au vu de ses précédents propos, la demoiselle ne se laissa pas berner par cette main qui se refermait sur des parcelles de tissu à hauteur de ses hanches. Pendant un instant, elle ne put se concentrer sur autre choses que ces doigts qui la titillaient au niveau de son uniforme, lui donnant un peu plus chaud, lui faisant un peu plus mal. Plus que jamais elle avait l’impression de fusionner avec lui, d’une manière bien différente que lors de leurs ébats. Elle ne s’était jamais sentie aussi proche et aussi éloignée à la fois. Ainsi plaquée contre lui, ainsi dominée, ainsi offerte. Et pourtant elle se savait jugée comme incroyablement repoussante en un sens. C’était désagréable. Oh que oui elle haïssait ce fil, infime, sur lequel elle se trouvait. Le vide lui semblait près, tellement près et la haine du lion n’était qu’un vent puissant qui l’incitait à chuter. Elle se refusait toutefois de tomber. N’avait-elle pas promis qu’elle encaisserait ? Aussi encaissa-t-elle, alors que son compagnon insinuait déjà qu’elle se foutait ouvertement de sa gueule, prenant note du fait que c’était la première fois qu’il prononçait son prénom. Et ce dernier n’avait jamais sonné aussi mal, aussi narquois, aussi froid et méprisable. Elyrian se surprend à espérer, naïvement et elle le sait, que la tempête était passée ou tout du moins qu’elle se calmait lorsqu’elle perçut le soupir presque las du lion. Si elle le savait incapable de baiser les armes, pas au vu de ce qu’elle avait fait, elle espérait qu’il en réduirait les coups. Qu’il se ferait moins fort, moins violent, moins vulgaire. Qu’il ne chercherait plus à l’assassiner encore et encore, ouvrir des plaies béantes qu’il s’amuserait ensuite à lécher, pour mieux la lacérer à nouveau. Lacération qui arrive alors sous forme de question. Pourquoi, oui pourquoi devrait-il l’écouter ? Que pouvait-il bien avoir à faire de son histoire ? Inspirant longuement, le visage de la rousse jusque-là logé contre la joue de son interlocuteur se recule alors légèrement. Elle laisse son crâne reposé sur le mur derrière elle, ce qui ne suffit pas à briser la distance entre eux, son visage n’en restant pas moins à quelques centimètres à peine de celui de Lionel. Elle se met alors à sa place, et c’est ce qui lui permet de répondre, dans un souffle.

« Pour ne pas avoir à te dire que notre histoire n’était que du vent. »

Il l’écouterait, pour l’entendre lui expliquer qu’elle n’est pas partie pour le fuir, pour apprendre que malgré ses silences elle n’avait cessé de penser à lui. Il l’écouterait, pour ne pas devoir vivre avec l’idée qu’elle s’était jouée de lui pendant tout ce temps et que leur histoire n’avait été que du vent, quelque chose de si peu important à ses yeux qu’elle l’aurait jeté aux orties sans l’once d’une hésitation. Il l’écouterait pour ne pas avoir à se dire qu’il n’avait fait que perdre son temps avec une garce trop mesquine. Tout du moins, elle l’espérait, désireuse de pouvoir se justifier, de pouvoir le rassurer, lui faire comprendre qu’il comptait encore et toujours à ses yeux. Qu’elle n’aimait que lui. La rousse n’avait cessé de le fixer, plongeant ses prunelles d’émeraudes dans les siennes, refusant de se détourner de lui alors qu’elle lui murmurait ces mots. Des murmures chuchotés par cette voix presque enrouée, enrouée par les regrets et la douleur. Elyrian serre les dents aussi, craignant que son annonce ne serve pas à grand-chose, prenant une nouvelle fois conscience du fait qu’il ne lui devait rien. Absolument rien. Et elle se sent démunie, peut-être plus maintenant qu’elle capte son regard. Elle se sent à nue, uniquement drapée de cette culpabilité qui la bouffe et ne possédant pour armes qu’un corps et des souvenirs. C’était bien peu, trop peu, pour affronter la colère du lion. Une colère toujours aussi présente, comme pouvait en témoigner le mépris dans sa voix alors qu’il employait son surnom. Un surnom autrefois si doux, délicat, affectueux. Aimant. Cela lui semblait tellement loin, un énième souvenir auquel elle s’accrochait désespérément. Des souvenirs qu’il lui arrache, soudainement, en lui posant l’ultime question. Celle qui fait mal, celle qu’elle perçoit comme un reproche. Pourquoi était-elle revenue.

Encore une fois sa respiration s’excite, dans un sursaut de souffrance. Sa main se crispe sur l’épaule de son compagnon, de même que l’autre encore logée contre sa nuque. Elle avait cette impression, dévorante, qu’il ne voulait définitivement plus d’elle. Que ces caresses et ces baisers n’étaient officiellement qu’un moyen de la blesser. Il finirait par la tuer, vraiment, probablement cracherait-il sur son cadavre avant de s’en éloigner. Qui sait. Et la rousse hésite, crispée, se mordant la lèvre en un geste nerveux. Pourtant la réponse n’était pas compliquée, elle lui brûlait déjà la langue et lui retournait le cerveau à plusieurs reprises. C’était simple, c’était véridique… Mais ce rejet la transperce, la ronge. Elle aurait presque été prête à lui demander s’il voulait la voir partir, mais la jeune femme était bien placée pour savoir que cela reviendrait à capituler. Cela ne serait bon ni pour elle, ni pour lui. Ce serait signer leur fin à tous les deux. Alors elle inspire, faisant une provision de courage, une dernière fois, lui répondant alors.

« Parce que je n’ai jamais voulu partir. »

Elle aurait voulu éviter tout ça, ne jamais avoir à quitter ce château, ne pas apprendre que sa mère était aux portes de la mort, ne pas avoir à souffrir de l’attente de résultats concernant cette dernière. Elle aurait voulu ne jamais le quitter lui, passer sa vie sur ce terrain de Quidditch, tantôt sur le terrain avec son équipe, tantôt dans ses bras à lui alors qu’ils s’allongeaient sur l’herbe. Ses ennemis, ses coups de gueules et ses erreurs lui semblaient désormais tellement doux comparé à l’enfer qu’elle vivait désormais. Oh oui, elle aurait voulu ne jamais quitter cette vie-là. Et cette pensée lui échappe, dans un souffle, alors que la main qu’elle avait porté à hauteur de sa nuque se fait caressante. Elle effleure sa peau, joue avec ses mèches, fait glisser ses ongles jusqu’au sommet de son dos.

« Je n’ai jamais voulu te quitter. »

Ce n’était qu’un putain de concours de circonstances. Une putain de malchance. Accouplée à son besoin d’être seule quand ça n’allait pas.



(c) MEI SUR APPLE SPRING


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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Dim 30 Mar - 23:32

Un longue tirade, puis plus rien. Après l'avoir démolie dans les règles du l'art, tu lui laissais une chance de s'expliquer. De se racheter, peut-être. Cette chance que tu t'étais pourtant juré de ne pas lui laisser. Non pas de s'excuser, bien que tu n'étais pas opposé à l'idée, mais plus que tout, tu voulais la voir s'enfoncer un peu plus dans une justification quelconque. Justification qui ne sera jamais à la hauteur à tes yeux. Parce que tu étais comme ça, égoïste. Mais déjà, elle pris la paroles, ne se faisant pas plus prier. Comme si elle avait pu percevoir ton hésitation. Sa voix, chevrotante, résonna au creux de ton oreille, ravivant cette excitation embrasant tes reins. Les mots coules, les uns après les autres. Mordant dans ta chair comme tu avais pu le faire avec tes dents de nacre, avec son cou, quelques instants plus tôt. Un frisson parcouru ton échine, désagréablement. Tout ce qui sortait de sa bouche n'était que contradiction. Contradiction quand elle te disait te vouloir, toi. Tout entier. Contradiction quand elle osait t'offrir son corps comme défouloir, passe-humeur. Contradiction quand elle t'accusait de la tuer par à coup. À petit feu. Un râlement rauque remonta le long de ta gorge, profondément irrité. Tu t'insurgeais.

Tu contemplas sa tête prendre appui contre le mur, laissant le vent glacial te déchirer la nuque après les assauts répétés de sa joue ainsi que de son souffle chaud contre ton cou.

« Je n’ai jamais voulu te quitter. »

Ce fut la phrase de trop. Grinçant des dents, brusquement, tu l'a plaqua un peu plus fortement contre le mur, comme pour la brutaliser un peu plus, comme pour être sur de l'assommer une bonne fois pour toute. Comme pour lui intimer de se taire.
Ta bouche sur la sienne s'éternisa un instant, juste le temps suffisant pour que tu réfléchisse pleinement à ses dires tout en la tenant en respect. Juste le temps de calmer t'intimer au calme et te rendre compte des résultats de tes gestes. Alors, seulement alors, tu l'a releva un peu plus encore dans les airs, la calant sur ton flan gauche. Une main dans son cou, tu la maintenant en place contre ton épaule, tu laissas ton bras libre la soutenir plus fort, au niveau de son bassin. L'état laborieux de son haut, élimé par la pierre rugueuse du mur, ne t'avais pas échappé. Mais, aveuglé par une colère sans nom, tu avais joué les sourdes oreilles à sa souffrance, pour mieux l'enfoncer. Peut-être que, finalement, tu attendais juste qu'elle te remette à ta place, qu'elle te fasse des menace de suicide, de suicide avec préméditation. Ou alors peut-être que tu attendais juste de voir une faille dans sa coquille. Comme tu l'avais si souvent fait par le passé. La pousser plus loin, toujours plus loin, dans ses plus profonds retranchements ; pour mieux la sauver d'elle-même tout en espérant qu'elle ait comprit la leçon. Ou alors voulais-tu simplement une preuve de son affection pour toi. Pour être certain de ne pas te leurrer, cette fois.

Toujours est-il que, d'un pas conquérant, tu passas l'entrebâillement des vestiaires pour homme et, la tenant toujours contre toi, tu t'avanças vers la ribambelle de douches s'alignant contre le mur du fond. Depuis le temps, le vestiaire s'était vidé de ses occupants, vous laissant tous deux dans la plus parfaite des intimités.

Délaissant sa nuque, ta paume allât tourner le robinet de la troisième douche. Sans se faire désirée, le jais d'eau d'abord glacial, puis brûlant, vous trempa, brouillant tes yeux. Simple mesure de précaution, peut-être. Toujours est-il que vos vêtements étaient foutus, et tu espérais qu'elle n'ait rien de précieux sur elle craignant l'humidité. Mais il était trop tard pour y songer.

La gardant tout contre toi, tu remontas l'une de ses jambes le long de ton bassin pour être bien sur qu'elle ne glisserait pas. Puis, langoureusement, tes lèvres allèrent chercher les siennes pour un doux et langoureux baiser. C'était tant aux antipodes de tout ce que vous aviez connus cet après-midi que cela t'arrachas un frisson de béatitude.

D'une main aventureuse, tu l'incitas à faire tomber une première couche de vêtement. Pas grand chose, juste de quoi désinfecter son épiderme griffé par la pierre. Pas grand chose, juste de quoi sentir sa chaleur de plus prêt, contre ton épiderme réceptif. Pas grand chose, mais suffisamment pour raviver les braises au creux de tes reins.

Puis, relâchant ses lèvres purpurines, tu t'abandonnas enfin :
- pardonnes-moi.

Deux petits mots porteurs de sens.

- tu n'as pas besoin d'écarter les cuisses, Ely. Je ne suis pas aussi cruel que ça.

Alors, et seulement alors, ton front allât épouser le siens avec une infinie délicatesse.

Bipolaire, toujours fidèle à toi-même. Mais qu'est-ce que cela changeait ? Il était de notoriété publique que cette fille avait sur toi des effets secondaires, violent, bénéfiques comme tout au contraire, mauvais. Mais, finalement, c'était poilant de voir avec quelle facilité elle pouvais te dompter.

Et peu à peu, ton envie de la dompter, de la soumettre, te quitta.

Parce que, peut-être bien que tu n'en avais pas besoin, finalement.

Un fin sourire amusé étira tes fines lèvres.

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    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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MessageSujet: Re: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Dim 30 Mar - 23:32

Elyrian Helm a écrit:




Tu le sais n’est ce pas ?

As tu la moindre idée de l'emprise que tu possèdes sur moi ?
feat Lionel



Depuis le début elle n’espérait qu’une chose : l’apaiser. Que ce soit en le laissant évacuer sa colère ou en parvenant à trouver les mots pour le calmer, pour se faire pardonner. Elle n’avait pas d’autres buts pour le moment, s’appliquait à faire au mieux, pour elle, pour lui, pour eux. C’est pour cela qu’elle se crispa, en voyant que ses paroles n’avaient pas l’effet escompté. Tendue en remarquant qu’il grinçait des dents, alors qu’elle ne faisait que lui avouer n’avoir jamais voulu le quitter. Et la brutalité refait surface, arrachant à la rousse un sifflement qui avait pour unique but de masquer la douleur qui la saisissait à hauteur de son dos. Il l’écrasait un peu trop fort, sa poitrine comprimée contre son torse, le mur derrière elle ne faisant que lui bousiller désagréablement les os. Elle devinait les griffures infligées le long de son épiderme, légères mais marquées, elle ne parvenait cependant pas à s’en plaindre. Trop occupée à savourer ces lèvres qui la font la taire. Peu lui importait la sauvagerie de ce baiser, la demoiselle se retrouvait grisée par ce contact, cette bouche qu’elle n’avait pu apprécier durant ces longs mois passés loin de lui. Ce qu’il lui avait manqué. Dire qu’elle ne s’en rendait compte que maintenant, maintenant qu’il était là, à portée de main, à hauteur de ses yeux. Surprise, la rouquine se découvre un peu plus surélevée encore, portée à bout de bras par le lion. Une main sur sa nuque, l’autre entourant ses hanches délicates, elle se sentait bien. Malgré la colère, malgré la douleur, malgré ses remords et cette culpabilité toujours présente, elle se souvenait du fait qu’elle n’était jamais aussi bien que dans ses bras. Jamais autant en sécurité, à ce point détendue.

Elyrian en oubli cette idée qu’elle avait de ne rien tenter, de le laisser dominer, contrôler, comme en guise d’excuse. Sauf que cela ne lui convient plus, pas alors qu’il la calait un peu plus contre lui, alors qu’ils échangeaient encore un baiser, si bien qu’elle avait fini par ne plus les compter, se contentant de fuser sa bouche, de s’en délecter. La rousse vint alors enrouler ses jambes autour du bassin de son compagnon, l’un de ses bras venant s’enrouler autour de sa nuque et ses épaules, sa main se refermant sur l’une d’entre elles. Elle s’agrippait à lui, littéralement, lui facilitant ainsi la tâche quand il s’agissait de la porter. Et elle perçoit alors les mouvements du lion, quand celui-ci se met à bouger, la transportant jusque dans les vestiaires des hommes. Si elle lui laissait l’occasion de regarder où il allait, cela ne l’empêchait pas de dévorer avec avidité ses lèvres ainsi offertes à chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Elle aurait voulu le questionner, sur ce retournement de situation, à moins qu’il ne s’agisse de l’acte final d’un plan ô combien odieux. S’il voulait la rendre dingue, c’était déjà fait, s’il voulait en jouer il pouvait encore le faire… Clairement. Alors elle hésite, craignant que l’orage ne soit pas encore passé, une pointe de méfiance se nichant à nouveau en elle. Une méfiance qui se retrouva balayée par le jet d’eau, d’abord glacé, puis brûlant qui s’abattit sur elle. Sur eux.

Comme si elle ne le désirait pas assez, comme si elle n’était pas suffisamment en feu. Outre la brûlure qui la consumait de l’intérieur, voilà que l’eau s’amusait à rougir sa peau de l’extérieur. Mais encore une fois elle ne s’en plaignait pas, savourant au contraire le contact. Quelques secondes suffirent pour qu’elle ne se retrouve trempée, ses cheveux dégoulinant en tous sens, en une longue cascade. Tant et si bien qu’elle s’autorisa un temps pour les repousser en arrière, dégageant son visage, laissant l’eau dégouliner le long de celui-ci, humidifiant sa peau, ses lèvres. Des lèvres qui furent de nouveau occupées avec celles du lion. Enfin. Enfin elle disait adieu à cette brutalité, à ces assauts physiques qui ne servaient que de vengeance. Non, le baiser était bien plus doux, plus langoureux, elle s’en délecta, le savoura comme si c’était le premier, ou le dernier. Elle en voulait encore, inlassablement. Irrémédiablement mordue de lui. Accro. Comment avait-elle pu se passer d’une telle drogue durant ces longs mois ? Elle ne savait pas, ne cherchait plus à savoir, elle profitait juste. Elle ne put s’empêcher non plus de profiter d’une pause dans cette étreinte, reprenant sa respiration tout en conservant son visage près du sien, pour lui souffler cette vérité :

« Tu es mien. Et je suis tienne. »

Elle ne voyait pas les choses autrement, il lui appartenait, à elle, rien qu’à elle. La réciproque était toute aussi vraie. Pas le temps toutefois de débattre ni même d’accentuer sa tirade que déjà la main du lion glisse le long de sa jambe, jusqu’à sa cuisse, lui arrachant un frisson. Cette main qui continue, glissant encore vers le haut, finissant par lui retirer ce qui couvrait – en partie du moins- sa peau. Ne possédant plus qu’un soutien-gorge pour masquer sa poitrine, un soupir lui échappe alors, glissant au creux de l’oreille de son compagnon alors que l’eau brûlante coulait désormais le long de son dos. Le liquide s’écoule le long des égratignures, ravivant une certaine douleur, vive. Mais cela ressemblait d’avantage à des picotements, dérisoires, insignifiants comparé au jeune homme qui la maintenait contre lui. Aussi ignora-t-elle les griffures qui ornaient désormais son épiderme, se contentant de glisser son visage contre la joue de son partenaire, ses lèvres descendant le long de cette dernière jusqu’à son cou, qu’elle marqua de son empreinte. Baisers, multiples. Morsure, délicate. Puis elle remonte l’embrasser une nouvelle fois et ce ne fut que lorsque ce baiser prit fin que Lionel daigna prendre la parole. Sa tirade la fit frissonner, la surprenant entièrement. Il s’excusait ? Il s’excusait de lui avoir craché une vérité amplement justifiée, d’avoir été en colère alors qu’elle-même l’aurait été si la situation avait été inversée. Peut-être s’excusait-il pour la brutalité dont il avait fait preuve, qu’elle soit physique ou verbale, mais elle ne comprenait pas. Il n’y avait pas de raisons, aucune.

Il alla plus loin, annonçant qu’elle n’avait nullement besoin d’écarter les cuisses pour lui. Il ne jouerait pas sur ce terrain, ne la violenterait pas à ce propos. Il n’était pas si cruel. Bien sûr que non, elle n’en avait jamais douté -encore que-. Il était son lion, enflammé, impulsif, guidé par ses émotions spontanées. Elle ne comprenait que trop bien, mais savait que, comme toute tempête, il s’avait s’arrêter. Au fond il n’avait jamais rien fait de plus que de se préserver, se protéger d’elle et de sa connerie infinie. Et si Elyrian attend encore un peu, reposant son front contre celui de son homme –car c’est ce qu’il était-, savourant ce contact délicat, affectueux. Aimant. Elle profite, mais finit bien vite par ancrer son regard dans le sien. Si l’un de ses bras était toujours enroulé autour de son cou, sa main libre glissa le long de sa tignasse brune désormais rendue humide par le flot incessant d’eau qui se déversait sur eux. Elle effleura alors sa joue, redessina le contour de son nez puis de ses lèvres, descendit encore jusqu’à son cou pour finalement se stopper au sommet de son torse. Un torse qui se soulevait au rythme d’une respiration qu’elle savait aussi chaotique que la sienne. Aussi enflammée.

« Arrêtes… Tu n’as pas à t’excuser, pas pour ça, pas alors que tu étais dans ton droit. C’est moi le problème, ça l’a toujours été. Oh que oui, c’est elle qui cherchait, qui dérapait, qui enchaînait les bourdes plus grosses les unes que les autres. Lui au final, n’avait merdé qu’au début de leur relation, alors qu’elle, elle ne savait que la bousiller au fur et à mesure qu’elle progressait. Elle le savait, ne faisait cependant pas exprès. Pas toujours. Pas cette fois. Et ça le sera toujours. Je merderais peut être demain encore, mais s’il y a une chose dont je suis sûre… »

Lentement, la rousse recule son visage, vrillant son regard dans celui de son compagnon. Sa main se referme sur son torse, attrapant le col de ses vêtements, y exerçant une poigne ferme. Son autre bras se trouvant enroulé autour de lui, elle glisse alors ses doigts dans sa chevelure, s’y agrippant, renversant légèrement la tête du lion en arrière. La sentence tombe alors.

« C’est que je t’aime, Lionel Alphonse Luther. Quel second prénom ridicule, au point qu’elle s’autorise un sourire moqueur, mais elle refuse de lui laisser le temps de se plaindre d’une quelconque manière, déjà sa bouche fuse à nouveau contre la sienne. Si le baiser fut doux et langoureux, une pointe d’envie se fit finalement sentir, alors qu’elle mordillait les lèvres de son compagnon. Se plaquant contre son torse, sa main valide finit par redescendre le long de ce dernier, alors qu’elle soufflait déjà, entre deux assauts. Et je n’aime pas l’idée d’être la seule à moitié dénudée dans cette histoire, je m’en voudrais également de te priver d’une douche après un tel entraînement. »

C’est vrai, peut-être n’était-elle pas obligée d’écarter les cuisses pour apaiser sa fureur, ou pour se faire pardonner. Il n’irait pas à la contraindre à de telles extrémités, de telles obligations. Cela ne voulait cependant pas dire qu’elle n’en avait pas envie.



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