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 « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: « tu le sais n'est ce pas ? [pv lionel]   Lun 24 Mar - 12:50

Elyrian Helm a écrit:




Tu le sais n’est ce pas ?

Tu le sais que je t’aime ?
feat Lionel



Elle avait appris que les lions s’entraînaient au Quidditch aujourd’hui. Il s’agissait de l’occasion parfaite pour retrouver Lionel sans devoir s’amuser à courir dans tout le château en espérant le croiser avec de la chance. Mais si l’occasion était parfaite, son hésitation et ses doutes ne firent que s’accentuer. C’était pitoyable. Pitoyable de voir la fière tigresse qu’elle avait toujours été tomber aussi bas, pitoyable de la voir aussi peur d’une simple altercation. Sauf que l’entretien en question représentait beaucoup pour elle. Elyrian s’était absentée, pendant de longs mois et elle n’avait pas même daigné donner de nouvelles à la seule personne qui, pourtant, les méritait vraiment. Lui. A ses yeux il n’y avait que trois possibilités : soit il lui en voulait terriblement et préférait ne plus jamais la revoir, soit il avait trouvé une fille bien meilleure pour la remplacer, soit il lui pardonnait et l’acceptait à ses côtés. Evidemment elle espérait qu’elle n’aurait pas à essuyer une rupture, sachant parfaitement qu’elle en souffrirait, sachant aussi que s’il y avait une autre fille dans l’histoire elle ne pourrait s’empêcher de vouloir lui casser la gueule, tout en sachant parfaitement qu’elle était en tort. Non. Décidément, il n’y avait pas d’options possibles, il n’existait nulle défaite. Il était à elle. Ce fut donc sur ces pensées que la rouquine se dirigea vers le terrain de quidditch, bien décidée à chopper le brun à la fin de son entraînement.

C’est pour cela qu’elle se trouve là, attendant patiemment, les observant voler en tous sens depuis l’extérieur du stade. Elle avait pu l’apercevoir sur son balai, à plusieurs reprises. Son regard capta également la silhouette de Charlie, ce qui lui arrachait des sourires quand elle le voyait louper un cognard. Ses bras étaient croisés contre sa poitrine, ses doigts pianotant le long de sa peau en un signe de stress évident. Elyrian n’a jamais été douée avec les mots, tant que ceux-ci n’étaient pas mordants ou assassins, elle ne savait pas faire. Au fond elle n’avait jamais eu à faire d’efforts de ce côté-là, se contentant de se laisser aller dans les bras du lion, cette simple détente physique témoignant de la confiance qu’elle plaçait en lui. Une confiance réciproque. Une confiance qu’elle avait probablement bousillé, comme une idiote. Les gestes en disaient souvent plus que tout le reste, tout du moins c’était ainsi qu’elle fonctionnait. Qu’ils fonctionnaient. Alors elle attend Ely’, jusqu’à ce qu’elle ne voit plus qui que ce soit voler dans les airs. Jusqu’à ce qu’il sorte du terrain. C’était le moment. Ayant attendue à hauteur de la sortie, la main de la rousse fuse en avant, se refermant avec douceur mais fermeté sur le poignet du lion. D’un mouvement elle l’incite à lui faire face, d’instinct elle cherche son regard. Elle s’attendait à de la surprise, espérait y lire du soulagement ou de la joie. Elle craignait d’y lire de la colère, bien qu’elle le comprenne. Au fond elle s’y attendait presque. Lionel était de ceux qui s’enflammaient vite.

« Salut beau gosse. »

Un sourire, qu’elle force à être léger, qu’elle s’oblige à être convaincant. Mais déjà sa prise sur le poignet du jeune homme se fait moins forte, comme un peu tremblante, un peu hésitante. Elle serre les dents aussi, agacée par sa soudaine incapacité à en dire plus. Pourtant il le fallait bien, c’était elle la connasse qui était partie sans un mot et qui revenait comme une fleur. Elle avait au moins la décence d’admettre que les choses avaient peut-être changé, elle admettait que tout ne lui était pas acquis. Elle envisageait le pire, un peu trop. Elyrian voulu alors s’excuser, comme elle l’avait fait pour tout le monde. A tous les autres, elle avait susurré ces pardons, leur expliquant la situation, mais à aucun d’entre eux elle n’avait dit…

« Tu m’as manqué. »

Un souffle, un aveu, une vérité. Il n’imaginait pas à quel point elle avait pensé à lui, à quel point elle voulait l’embrasser, là, tout de suite, maintenant. L’attraper par le col de ses vêtements, l’attirer contre elle, glisser ses mains dans cette chevelure d’ébène. A quel point elle désirait qu’il la serre dans ses bras, à lui en briser les os, qu’il lui dise qu’elle lui avait manqué. Que de doux fantasmes, de douces envies, qui ne se réaliseraient peut être pas immédiatement… Si tant est qu’ils se réalisent. Instinctivement, la jeune femme se retrouve à effleurer sa main du bout des doigts, recherchant déjà son contact, recherchant déjà une faible étreinte. Pardonne lui ses faux pas. Encore une fois.



(c) MEI SUR APPLE SPRING


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