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  I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Jeu 9 Aoû - 2:50

LIO(nel) a écrit:
Le contexte du RP


Mise en situation

Je vois à l'intérieur des images, des couleurs
Qui ne sont pas à moi, qui parfois me font peur
Sensations qui peuvent me rendre fou

Nos sens sont nos fils, nous pauvres marionnettes
Drarry - 6ème année
Tout avait commencé avec une boutade. Des mots un peu faciles, blessants, jetés un peu sans vraiment y réfléchir, à la descente du Poudlard Express. Oh bien-sûr, comme à son habitude Malfoy n'avait pas pensé à mal, pas vraiment, à sa manière un peu maladroite. C'était juste une façon d'ouvrir les hostilités entre lui et Harry pour cette sixème année consécutive à Poudlard. Peut être que ces conflits acidulés et hauts en couleur lui avait manqué pendant les grandes vacances... Puis l'inintérêt certain que lui avait témoigné Harry sur le quai 9 ¾, quelques heures plus tôt, avait eu raison du peu de self contrôle qu'il nourrissait envers le brun. C'était juste un rite de passage, une habitude entre eux deux, ça avait toujours été plus fort qu'eux : dès qu'ils se croisaient pour la première fois de l'année sur les milliers d'hectares appartenant à Poudlard ; il fallait qu'il se cherchent mutuellement. C'était inscrit comme un rituel depuis leur première altercation en 1ère année, lorsqu'Harry avait refusé l'amitié que lui offrait Draco, faisant fi de égocentrisme.
Mais cette fois, plus que toutes les autres, ce dernier réussi à trouver les mots justes pour taper fort là où il était certain de faire mal. D'autres élèves, spectateurs passifs de la scène, rapporteront pas la suite avoir entendu des propos graveleux de la part de Draco sur la lignée des Potter. D'autres hasarderont qu'Harry semblait déjà de mauvais poil durant tous le trajet jusqu'à Poudlard et que Draco n'avait pas même eut l'occasion d'ouvrir la bouche avant qu'Harry ne lui saute littéralement à la gorge. Allez savoir quelle version se rapproche le plus de la vérité, sans doute qu'il y avait un peu des deux et même les principaux intéressés seraient bien en peine d'expliquer ce qui avait pu véritablement se dérouler cette nuit là. Toujours est-il que, oui, Harry s'était littéralement jeté épaule contre épaule sur son homologue blond. Bien vite les insultes furent remplacées par les coups, pluvieux et rageurs, tandis que la stupéfaction pétrifiait tout à chacun dans l'assistance.
Cela avait été si loin que McGonagall et Rogue, leurs professeurs référents respectifs, avaient jugé bon d'intervenir conjointement sur cette affaire. Hagrid ne fut pas d'un grand secours pour les deux jeunes hommes, et plaider leur cause fut vain. C'est qu'il lui avait fallut s'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à les séparer définitivement. C'est ainsi que cette nouvelle année débuta pour eux à Poudlard, avec 1 mois de retenu 2 fois par semaine dans le bureau de McGonagall et surtout l'obligation d'être en binôme pour les cours de potion. Une façon, selon l'équipe enseignante, de leur apprendre à mieux se supporter et leur passer l'envie de recommencer.

Oui, enfin ça, c'était sans compter le naturel de chacun d'entre eux, évidemment...

Contexte provenant de HP
et de notre envie commune de Drarry @"Elladora Tonks"

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Jeu 9 Aoû - 2:50

LIO(nel) a écrit:

Harry Potter
J'ai 16 ans et je vis à Little Whinging, Angleterre. Dans la vie, je suis un Gryffondor en 6ème année et je m'en sors remarquablement bien grâce à Hermione et à ses cours particuliers. Sinon, grâce à ma malchance, je suis attiré par un certain blond et je le vis plutôt chaotiquement.



Daniel Radcliffe ©️ SHIYA



Un bruit de piétinement frénétique et des éclats de voix me tirèrent de ma torpeur avec un sursaut. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis que des draps d'un blanc immaculé avaient remplacés ma couverture d'ordinaire rouge comme le blason de ma maison. Dans la pénombre ambiante je ne réussi pas tout de suite à me situer, mais je savais où je ne pouvais pas être : dans mon dortoir. Ce qui signifiait que je ne pouvais être qu'au seul autre endroit de Poudlard doté de lits ainsi alignés contre les murs et surtout étant accessible aux élèves : l'infirmerie. Ce qui expliquait pourquoi je me réveillais vêtu de mon uniforme tandis que ma cape de sorcier reposait sur une chaise à côté de la table de nuit. Il me fallut un temps extrêmement long pour remettre les événements dans leur ordre chronologique.

Tout avait commencé par mon altercation la première nuit à la sortie du Poudlard Express. Celle-là même qui m'avait valut plusieurs hématomes et une lèvre éclatée, mais tous ces tracas avaient vite été oublié lorsque j'avais appris que, lui, avait écopé d'une commotion sévère qui, parfois encore, réussissait à lui faire tourner de l’œil. Ainsi bien-sûr qu'une punition d'un mois en compagnie de cet imbécile finit de Malfoy fils. Une vraie plaie celui-là quand il se décidait à se donner du mal.
Une semaine s'était déjà écoulée depuis cet incident, une semaine à supporter les regards réprobateurs d'Hermione, la compassion écrasante de Ron et les remarques cinglantes de Malfoy. Comme si le fait de devoir passer deux soirs par semaine avec lui et travailler en binôme pendant les cours de Rogue ne suffisait pas... Je ne vais pas m'en cacher, les premiers jours furent les pires de tous. A plusieurs reprises il avait fallut nous éloigner l'un de l'autre de peur que nous ne jetions tête la première dans un second round.
Puis les jours s'étaient enchaînés et nous avons appris à nous acclimater à la présence de l'autre. Au point même qu'il m'arrive parfois de jeter un coup d'œil par dessus mon épaule dans les couloirs, comme pour vérifier que la chevelure blonde reconnaissable entre toutes gravite bien dans les parages. Je ne le fais pas exprès, c'est plus fort que moi. Et si on me demandait depuis quand est-ce que j'avais commencé à faire ça, je ne suis pas certain de ma réponse tant il me semble m'y être toujours adonné inconsciemment.

A cette pensée un frisson dévala mon échine pour venir réchauffer le creux de mon estomac sans que je comprenne vraiment la raison de tout ça. A en juger le jour qui déclinait à l'horizon et dont les derniers rayons filtraient par les vitraux vieillots de l'infirmerie ; je pouvais aisément en conclure que les cours étaient terminés. Je me relevais donc dans mon lit, tendant une main vers la table de nuit pour y récupérer mes lunettes rondes. D'un geste rôdé par l'habitude je les remit en place sur mon nez et, l'instinct aux aguets, je me décidais à faire le tour de la salle. Celle-ci, plongée dans la pénombre des quelques bougies oubliées ici et là, avait des airs de manoir abandonné. Grâce aux bruits m'étaient parvenu depuis le couloir quelques minutes auparavant, je jugeais bon d'aller jeter un coup d’œil dans la grande salle. S'il était l'heure du dîner alors cela expliquait sans nul doute pourquoi il n'y avait pas âme qui vive dans les environs. J'y retrouverais très certainement madame Pomfresh attablée à la table d'honneur en compagnie des professeurs. Je comptais sur mes amis pour m'expliquer comment j'avais bien pu atterrir ici... En rejoignant le pas de la porte menant au corridor principal, je cru remarquer un lit dont les draps avaient été défaits et laissés en l'état... Signe que je n'avais pas été le seul patient aujourd'hui. 

Il ne me fallut pas bien longtemps pour rejoindre la grande salle. Lorsque je fis mine d'entrer, puis de me diriger à la table réservée aux rouges et or et situé sur la droite du réfectoire, un silence de plomb accueillit mon arrivée ce qui me fit accélérer le pas. Sûrement que mon désarroi était peint sur mon visage parce que Ron et Neville s'éloignèrent tous deux pour me laisser m'installer entre eux. Je les remerciais chaudement d'une petite tape sur l'épaule.

« Merci les gars, je ne sais pas ce que je ferais sans vous. » Des éclats de rires me répondirent auquel je me joignit avec plaisir et tous le réfectoire sembla reprendre vie peu à peu. Le brouhaha reprit de plus belle tandis que je me servais une coupelle entière de glace - dommage pour moi, j'arrivais à point nommé pour les desserts. Soudain, je reçus un coup en plein dans le tibias, ce qui me fit relever les yeux de ma dégustation pour venir les planter dans les orbes noisettes d'Hermione. « Tu es sur que ça va ? Je suis curieuse d'apprendre comment vous avez réussi à faire exploser ce chaudron... » J'haussais un sourcil étonné. « Quoi ? Par Merlin, ne me dis pas que tu ne te souviens pas ? » Je lui répondit par un hochement négatif de la tête et Hermione leva les yeux au ciel tandis que Ron ravalait un hoquet de stupeur.

« Je ne comprend pas, me souvenir de quoi exactement ? » Ron attrapa ma manche entre son pouce et son index pour m'intimer à me pencher vers lui. « C'était violent mec, on était au beau milieu du cours de Potion lorsque vous avez commencé à vous chamailler sévère. Au point même que Rogue vous retire des points à chacun... Au total c'est 20 points qui ont sautés pour chacune de nos deux maisons ! C'est bien la première fois qu'il nous enlève le même nombre de points qu'à eux tient, celui-là... Hermione lui lança un regard noir pour lui intimer d'abréger et Ron déglutit avant de reprendre son monologue. Bref là n'est pas la question. Le truc c'est que pas moins de dix minutes plus tard, lorsqu'il a fait mine d'aller checker on-ne-sait-quoi dans la réserve, votre chaudron s'est mit à trembler dangereusement puis POUF il a explosé. Ma cuillère m'échappa des doigts à cette nouvelle. Je te jure Harry ! Ne me regarde pas comme ça... Un coup vous étiez penché au-dessus de votre potion et l'instant d'après le bordel est littéralement entré en ébullition ! Vous vous êtes retrouvés comme des cons évanouis par terre et le temps qu'on réalise ce qu'il se passait Rogue ressortait de sa réserve pour pestiférer sa haine... » J'eu du mal à accuser le coup et à recevoir la nouvelle tant ça me paraissait improbable... Pourtant ça expliquait un paquet de choses, dont le fait que je me soi réveillé à l'infirmerie un instant plus tôt. Cependant je n'avais strictement aucun souvenir du cours de potion - ni d'aucun autre cours de la matinée d'ailleurs. « Tu nous disais pourtant hier que ça avait l'air d'aller mieux entre vous deux ces derniers temps... Que s'est-il passé ? Trop abasourdit pour parler, je me contentais de répondre négativement par un haussement d'épaule désinvolte. Il vaudrait peut-être mieux que tu retournes à l'infirmerie après le repas, pour vérifier si tout va bien. Pomfresh saura surement quoi faire avec cette histoire d'amnésie. Par ailleurs, on risque fort d'y retrouver Malfoy. Il n'avait pas l'air beaucoup plus dans son assiette lorsqu'il est revenu de l'infirmerie au début du repas. » A ces mots mon estomac se retourna. L'énonciation de ce simple nom avait suffit à déclencher une nouvelle vague de sueurs froides chez moi. Presque instinctivement mon regard se détacha des traits harmonieux d'Hermione pour aller se perdre quelques mètres plus loin, comme aimantés par une force imperceptible mais néanmoins belle et bien tangible. En moins de temps qu'il n'en faut pour l'expliquer, mon regard repéra tout d'abord cette chevelure d'un blond presque blanc, avant de se planter dans les deux orbes turquoises acérées qui m'était si familières. Quelque chose me chuchotais que cela faisait un petit moment qu'il me dévisageais de la sorte. Je fus pris d'un violent hoquet. « Hé ça va ? T'étouffe pas hein ! » Neville me tapota presque immédiatement le dos pour m'aider.

« Ça va Neville, ça va ! Merci mais ça va me passer. » Lui expliquais-je tout en buvant allègrement dans mon verre de jus de citrouille.

Pas un instant, mes yeux ne quittèrent les siens même malgré la distance qui nous séparaient.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Jeu 9 Aoû - 22:17

ELLADORA TONKS a écrit:

Draco
Malfoy

J'ai 16 ans et je vis à Poudlard, Angleterre. Dans la vie, je suis serpentard et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis à l'infirmerie et je le vis plutôt mal, car je ne sais pas quelles raisons j'y suis.




tom felton ©️ ilyria


« Crabbe, ramène-moi des friandises ! »
aboya le jeune Malfoy en direction de son compagnon Serpentard. Assis sur la banquette d’une cabine du Poudlard Express, Draco regardait le ciel et les arbres passer à une vitesse vertigineuse, Pansy Parkinson la tête posé sur ses jambes. Elle parlait de ce qu’elle avait fait cet été, et le jeune blond ne s’y intéressait pas vraiment. Cette année, il avait une responsabilité qu’il n’avait jamais connu : être l’homme de la famille. Son père à Azkaban, il sentait que la pression qui pesait sur ses épaules l’écrasait de jour en jour, et il n’avait aucun moyen de soulever la soupape de nerf qu’il dégageait.

Son camarade de classe ne revenant toujours pas avec ses Chocogrenouilles, il se leva sans prévenir sa petite-amie qui tapa la tête contre le coussin de la banquette et s’engouffra dans le couloir. Le Poudlard Express s’était arrêté à Poudlard au moment où il posait un pied sur la moquette, et il put enfin sortir, sachant très bien que Goyle lui prendrait sa valise. Il se mit à la recherche du gros bonhomme de Crabbe, mais en se retournant vivement, il tomba sur Harry Potter. Un regard et un visage de mépris traversa le visage de Draco, un dégout amer à chaque fois qu’il sentait la présence de celui qui se faisait appeler l’Elu. « Alors Potter, tes parents ne t’ont pas suffi, il a fallu que ton parrain y passe aussi ? » Il se mit à rire bêtement, et le regard noir de l’aigle lui transperça la tête. « Ma tante a fêté l’évènement comme il se doit ! Bellatrix a bu toute la soirée en hurlant qu'elle avait tué Sirius Black, c'était risible ! » Il continuait à chercher le jeune Potter, qui ne disait rien, mais qui ne devait pas en penser moins. Il ne cessait d’être infernal, infatigable, son jeu préféré étant d’écraser plus loin dans les abîmes le cœur de son ennemi de toujours. Il riait narquois, se moquant de sa peine, de sa douleur, il y allait fort, mais Draco s’en fichait éperdument. Rien ne l’intéressait plus que de le déchirer en deux.

Mais Draco ne voyait plus que du noir, et en ouvrant les yeux, il se prit la tête entre les mains, une vive douleur lui éclatant les yeux et le cerveau. Il avait si mal qu’il poussa un cri de douleur à cause de la vivacité de la lumière. Il referma ses yeux instantanément, appelant Madame Pomfresh. Il avait bien compris qu’il était à l’infirmerie, mais depuis combien de temps ? Que s’était-il passé ? Les souvenirs se frayaient un chemin jusqu’à son cerveau, et des bribes de mémoire lui fit comprendre qu’Harry Potter lui avait sauté dessus pour ses mots tranchant comme un poignard.

« Vingt point de moins pour Serpentard. » Et un regard de suffisance plongea ses yeux dans les siens. Le professeur Rogue venait de lui retirer des points de maison car la rixe enfantine entre Harry et lui avaient été visible de beaucoup de monde dont lui et le professeur McGonagall. Potter avait eu vingt points aussi, mais ça ne le rendait pas plus calme. D’autant plus qu’à deux reprises par semaine, il devait faire une retenue dans le bureau du professeur en chef des Gryffondor ainsi que se mettre en binôme durant tous les cours de potion durant le premier mois de l’année. Il aurait préféré faire face au Seigneur des Ténèbres que de se coltiner ce prétentieux de Potter pendant un mois complet.

▬ ▬ ▬ ▬

Mais au bout d’une trentaine de jour, il avait fini par s’apaiser. D’un dixième, mais il avait fini par supporter -à bas niveau- la présence de Potter. Il s’était habitué car les rares échanges qu’ils avaient étaient étroitement surveillés par le professeur Rogue et le professeur McGonagall. Donc Draco avait appris à être courtois envers l’Elu.

▬ ▬ ▬ ▬

Assis à la table des Serpentard, Draco ne touchait pas à son assiette, vacillant parfois sur sa chaise. Il avait encore de la suie dans les cheveux qui les rendaient un peu moins blonds. « Mange un peu, Draco, ça te fera du bien tu verras. » Pansy essayait d’être maternelle avec lui, amoureuse transi par sa position d’héritier et non pas par sa personnalité débordante de venin. « Regarde ton assiette, Pansy. Arrête de regarder la mienne. » siffla-t-il en la méprisant un peu. Elle ne le méritait pas, mais Draco souhaitait comprendre. « Et donc, ils nous as encore enlevé des points ? Mais pourquoi ? » Il n’arrivait toujours pas à savoir ce qu’il s’était passé, et personne n’osait, de peur d’humilier le Seprentard, dorénavant préfet de sa maison. « Nott, dis-moi un peu. J’ai besoin de savoir. » Ce dernier hésitait à lui révéler la scène de la salle de potion, mais après un long soupir, se mit à déblatérer. « Tu faisais une potion avec cet enfoiré de Potter, et le chaudron a explosé. Vous avez été soufflé dans l’action et êtes tombé sur le sol. Le chaudron en ETAIN était en mille morceaux, des élèves ont été coupés aux joues et au front à cause de ça. Rogue a envoyé Blaise chercher Madame Pomfresh mais… » Mais Draco avait détourné son attention complètement de Théodore pour fixer le jeune Gryffondor qui se trouvait à l’opposé de la grande salle. Il n’entendait plus le brouhaha incessant qui lui bourdonnait les oreilles. Il sentait sa respiration accélérer et son cœur battre plus vivement. Draco n’avait plus conscience du temps et de l’espace qui se trouvait autour de lui, et au fond de son ventre, un Filet du Diable se débattait avec aisance pour lui tordre les entrailles. Il entrouvrait légèrement les lèvres car il manquait d’oxygène, mais au moment où il voulut se concentrer sur ses camarades, Harry Potter se mit à le regarder. Et il se fissura sur place. « Hé, hé, Draco, tu m’écoutes ?! » Il cligna des yeux rapidement et se tourna vers Nott qui le regardait incrédule, incompris. « Oui, oui. Ça va. Je vais retourner à l’infirmerie. J’ai mal à la tête, vous parlez tous bien trop fort. »

Il se leva, n’osant pas regarder à la table des Gryffondor et sortit de la grande salle l’estomac vide. S’allongeant dans son lit de l’infirmerie, il croisa ses bras sous sa tête. Il ne cherchait pas à analyser ce qu’il venait de vivre, se concentrant sur sa mission principal : faire entrer les Mangemorts dans l’enceinte de Poudlard.


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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Jeu 9 Aoû - 22:18



« Ça va Neville, ça va ! Merci mais ça va me passer. » Lui expliquais-tu tout en finissant ton verre de jus de citrouille. A aucun instant tes yeux ne quittèrent ceux du blond même malgré la distance conséquente et les tables dressées entre vous. Le temps filait et les polémiques au sujet de ce qu’il s’était passé pendant le cours de potion ce matin, reprirent de plus belle à la table des Gryffondor. Mais trop obnubilé par ta contemplation tu ne pris pas la peine de participer à l’échange. De toute manière personne n’avait comprit ce qu’il s’était passer, cela ne servirait à rien d’en parler éternellement. Non, la seule personne qui était susceptible d’avoir la moindre information était à des mètres de toi, aussi élégant qu’incessible songeas-tu.

Soudainement une main passa devant le regard turquoise et ceux-ci papillonnèrent un instant avant de se détacher définitivement du tien – provoquant ton irritation au passage. C’était Nott qui semblait désireux de récupérer l’attention du « prince des Serpentards » mais ce dernier se contenta de lui répondre quelque chose que tu ne réussis pas à comprendre, avant de quitter la table.
De son éternelle démarche chaloupée Draco se dirigea vers la sortie de la grande salle sous tes yeux ébahis. L’envie terrible de le rejoindre t’agrippa les entrailles. Rares étaient ceux qui quittaient le dîner aussi rapidement, comme le témoignait les tables garnies qui étaient encore pleines à craquer d’élèves joyeux et déterminés à se resservir. Aucun des pseudos amis du blond ne fit mine de sourciller, ils avaient même déjà repris leurs conversations. Cela n’allait pas du tout. Depuis quand la suite de Malfoy ne se donnait plus la peine d’assurer ses arrières ? Au même moment une petite voix te susurra à l’oreille que si tu souhaitais faire la lumière sur la situation de ce matin, il te faudrait forcément en découdre avec Malfoy tôt ou tard, alors pourquoi pas maintenant ? L’opportunité de lui parler seul à seul ne se représenterai pas une seconde fois, songeas-tu comme pour te pousser à te décider.

Ni une ni deux, à peine l’idée te traversa l’esprit que tu quittas à ton tour la table d’un geste précipité. « Harry ? Où est-ce que tu vas ? » C’était Hermione qui ne pouvait s’empêcher de veiller sur toi comme une maman poule l’aurait fait avec son nouveau-né. Réflexe qui avait le don d'être autant attendrissant que lourd sur la durée. Mais c'était plus fort qu'elle et tu le savais pertinemment, aussi tu te contentas de lui répondre gentiment, tout sourire. « A l’infirmerie, je ne me sens pas bien, je pense qu’il vaudrait mieux que j’aille m’allonger en attendant madame Pomfresh. On se retrouve plus tard ! »Tu ne te donnas pas même la peine de vérifier leur réaction avant de t’éloigner à grand pas vers le hall.

Lorsque tu débouchas dans le couloir tu eus toujours juste le temps de discerner la silhouette longiligne de Malfoy tournant à l’intersection que ce dernier disparaissait déjà. Clairement le blond n’avait pas l’air de se rendre aux appartements des Serpentard compte tenu qu’il se dirigeait dans le sens opposé. Tu étais presque sûr qu’il se rendait à l’infirmerie. Cela rendait les choses plus aisées car si jamais quoique ce soit arrivait tu pourrais encore prétexter avoir voulus te rendre à l’infirmerie pour t’y reposer. Tu accéléras l’allure.

___________

« Tu ne penses pas que nous devrions en parler ? » Lâchais-je sans préavis en direction de Malfoy lorsque j’arrivais à l’entrée de l’infirmerie. Marquant l’arrêt, mon épaule alla s’accouder à l’encadrement de la porte pour me donner un air plus naturel et nonchalant alors qu’intérieurement chaque atome composant mon corps semblait décidé à entrer en ébullition. A quelques mètres de là, Malfoy reposait étendu sur le lit que j’avais aperçu en me réveillant plus tôt, c’était celui aux draps défaits situé en face de celui que j’avais moi-même occupé. Excepté les éternelles cernes, très légèrement marquées, qui soulignaient d’ordinaire les iris turquoises de Draco, rien ne semblait dénoter du moindre signe de fatigue ou d’une blessure.

« Ta commotion, ça va ? »
Demandais-je plus pour combler le silence pesant qu'il régnait dans la pièce et aussi un peu pour prouver ma bonne foi. Je n'étais pas venu ici pour ouvrir les hostilités entre nous, j'espérais simplement pouvoir mieux comprendre ce qu'il s'était passé. D'ordinaire je me ne serait pas donné toute cette peine, pas à cette heure avancée de la nuit avec la fatigue qui m'accablait... Mais ce soir quelque chose ne tournait clairement pas rond chez moi. Je ne réussissais pas à faire taire cette envie de comprendre. Mes dents grincèrent à cette pensée qui m'irritait tandis que je croisais les bras au dessus de ma poitrine. Il fallait impérativement que je me fasse ausculter par Mme Pomfresh. Mes nerfs étaient à vif, un rien réussissait à m'agacer et je n'arrivais pas à calmer ce feu lancinant qui occupait mon bas ventre depuis mon réveil. Étais-je malade ? Etait-ce des effets indésirables provoqués par l'explosion de la potion ? J'espérais bien faire erreur parce que dans le cas contraire je ne saurais même pas expliquer à Mme Pomfresh ce quelle mixture nous avions voulu reproduire ni même les ingrédients que nous avions utilisé avant que tout ne parte en vrille... Maudite amnésie de merde.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Ven 10 Aoû - 19:17

Allongé dans le lit blanc maculé de l’infirmerie de Pomfresh, Draco regardait le plafond et analysait chaque parcelle du ciel de pierre qui le surplombait. Il réfléchissait à chaque détail de ses épreuves à venir. Le Seigneur des Ténèbres comptait sur lui pour trouver une solution, et faire rentrer les Mangemorts dans l’enceinte du château. Mais chaque fois qu’il trouvait une solution, le professeur Rogue lui brisait ses rêves en détournant chaque tentative. Le dénouement ne lui apparaissait pas clairement, mais les menaces de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom à son égard et envers ses parents l’effrayaient suffisamment pour qu’il cherche toutes les options afin de satisfaire les besoins de son maître. De plus, sa mission était dérangé par les tentatives d’assassinat qu’il devait entreprendre sur le directeur de son école, Albus Dumbledore. Draco était un garçon mauvais, mesquin et intolérant. Mais il n’avait jamais été un meurtrier. Et ce qu’on lui demandait de faire témoignait de la cruauté de Lord Voldemort dans toute sa splendeur.  

Cette réflexion de quelques secondes lui prit d’une migraine monstrueuse, et il ferma les yeux histoire d’apaiser son mal de tête. Mais dans l’encadrement de la porte, un Potter blessé et amoché cherchait un contact que Malfoy ne voulait pas. Une sensation de chaleur grandit au fond de son ventre, et dans une respiration plus forte qu’il ne le voulut, cette émotion partit rapidement pour qu’il se tourne vers son pire ennemi. Il le regardait fixement, sans gêne, le dévisageant complètement. Chaque parcelle de son être piquait. Sa peau était prise de petits spasmes, des milliers d’aiguille lui prirent les pores et il ne supportait pas cette sensation. Il soufflait légèrement et se redressa pour essayer de paraitre plus imposant, misérable qu’il était avec son bandage autour de la tête. « T’as envie de communiquer, Potter ? Ça t’a pas suffi de faire un exploser un chaudron sous mon nez ? » Il écrasait un léger sourire mesquin, mais une petite voix au fond de lui voulut retirer les mots sans vie qu’il venait de balancer au Gryffondor. Il réprima ces émotions au fin fond de ses entrailles et prit une gorgée de son verre d’eau histoire d’apaiser le feu qui grandissait en lui. « Il faut voir madame Pomfresh. Je crois que l’explosion m’a rendu malade. » Il posait sa main sur l’estomac en réprimant une remontée de bile, tant la violence de ce qu’il ressentait le prenait aux tripes, et il regardait Harry Potter, appréciant la vue qui s’offrait à lui. Mais non, non, non… A quoi pensait-il ? Ridicule. Il secouait la tête. Il se sentait mal.

Il se rallongeait sur le lit, son bras droit posé sur ses yeux. Regarder Harry Potter lui faisait mal à la tête et au cœur. Ça devait être ça, haïr quelqu’un au plus haut point. C’était ça qu’il ressentait : toutes ces colères et ce dégoût constant envers l’Elu. Mais l’explosion avait dû la décupler et c’était tout ça qui le faisait vibrer. Il devait se concentrer sur autre chose, ses deux missions bien trop importantes pour se soucier de quelqu’un comme ce sang-mêlé. Mais ce dernier lui posa une question qui le surprit. Harry Potter, l’Elu, le Gryffondor, le sang-mêlé, s’inquiétait pour lui. Draco souriait intérieurement mais il ne laissait rien paraitre. Il devait garder ses distances, garder ce comportement de mépris qu’il avait toujours apporté depuis la première année. Il respirait doucement, et c’était un Draco plus détendu qui prit la parole. « Non. J’ai mal au crâne. Mais ça va passer. » Il enlevait son bras de son visage et fronça le nez tant la lumière le rendit malade. Mais il voulait le voir, encore une fois. Parce que cette sensation de haine était beaucoup trop jouissive pour ne pas la ressentir à nouveau. De la haine, c’est ce qu’il croyait. « Et toi ? Ça va ? » Il donna un coup avec son menton en avant pour désigner son corps, qui était aussi amoché que le sien.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Ven 10 Aoû - 19:18



« T’as envie de communiquer, Potter ? Ça t’a pas suffi de faire un exploser un chaudron sous mon nez ? » Pour ta gouverne tu semble aussi fautif que moi pour ce qu’il s’est passé en cours de Potion, songeais-je très fort sans pour autant l’exprimer de vive voix.
Une grimace de dégoût étira mes lèvres tandis que je changeais d’appui pour me redonner de l’assurance. Draco avait toujours eu ce don-là : trouver les mots adéquats pour toucher la corde sensible. Avec l’habitude de ce genre de scènes répétées des dizaines de fois, je commençais à croire que Malfoy devait soit être un fin analyste, soit un fan qui ne s’assumait pas… Cette pensée transforma mon mauvais air en un sourire amusé et franc. Non mais sérieusement, comprenez-moi, comment réussissait-il à me connaitre à ce point ? Assez pour savoir exactement quoi dire, et quand, pour faire un maximum de dégât... Evidemment je n’étais pas assez idiot pour me leurrer complètement. Toute la lignée des Malfoy devaient avoir cette particularité dans leur gène. On les élevait de sorte à ce qu’ils soient naturellement formatés pour le faire. C’était l’image peu reluisante que je me faisais d’à peu près toutes les familles de sang-pur extrêmes et conservatrices. Et oui, effectivement, dans le cas de Draco, cela relevait d’une intelligence fine et regrettable. En dehors de son caractère de chien le blond avait tout pour lui, assurance, ingéniosité, intelligence et même des traits agréables à regarder… Il fallait être un idiot complet pour le nier. Dommage.

Sa main alla chercher le verre d’eau sur la table de nuit non loin et le porta à ses lèvres. Mon regard qui jusqu’ici s’était égaré à la contemplation de ses hanches remonta juste à temps pour déceler ce petit sourire, très léger, suffisant et mesquin, que le verre fit disparaitre. « Il faut voir madame Pomfresh. Je crois que l’explosion m’a rendu malade. » Je n'étais donc pas le seul à ne pas être comme d'habitude. J’aurais pu laisser échapper un soupir rassuré si je n’avais pas été déterminé à en laisser transparaitre le moins possible. Sa main qui venait de déposer le verre sur la table repartit en direction du bas sa chemise et ses yeux virent m’étudier avec au moins autant d’insistance que ce que je venais de faire. J’haussais un sourcil dubitatif. Que voyait-il exactement ? Que cherchait-il à voir ? Je n’étais pas habitué à être ainsi étudié par lui, aussi longuement surtout. Mal à l’aise l’envie de changer à nouveau d’appui me reprit, à défaut d’entrer véritablement dans la pièce – je ne m’y sentais pas légitime et je n’étais pas certain que ce soit la meilleure chose à faire compte tenu de l’étrange attraction que produisait Draco sur moi ce soir.
Je n’eu néanmoins pas à le faire puisque Malfoy coupa notre échange visuel de lui-même en se rallongeant et en déposant son bras sur ses yeux. Il avait vraiment l’air mal en point. Bien plus que moi. Était-ce parce qu’il avait dû se lever plus tôt que moi et que rester aussi longtemps dans la cohue de la grande salle l’avait complètement épuisé ? Une petite voix me susurrait que c’était plutôt dû au fait qu’il devait vivre la situation bien plus mal que moi. Après tout, de nous deux, c'était lui qui renfermait le plus de haine envers l'autre. « Non. J’ai mal au crâne. Mais ça va passer. » Me répondit-il après avoir marqué un court silence, comme s’il lui avait fallut soupeser chacun de ses mots avant de les prononcer. Le voir dans cet état ne me procurait pas une once de satisfaction, bien au contraire ça réveillait chez moi un instinct alarmé et protecteur. Celui-là même que mes plus proches amis connaissaient bien et dont ils jouissaient malgré eux ; mais pas une fois ce trait de ma personnalité ne s’était réveillé pour un Malfoy avant aujourd'hui.

Je me sentis obligé de dévier mon esprit de cette question-là pour ne plus avoir à y penser. Donc je n’étais pas le seul à me sentir complètement retourné depuis mon réveil, c’était déjà un bon début pour moi. Ca me dédouanais de mon comportement étrange envers lui et des idées qui me traversaient l’esprit. Mon regard posé « dans le vide » se remit en marche lorsque Draco fit mine de changer de position. Son bras s’éloigna me laissant admirer ses beaux yeux bleus avant qu'ils ne disparaissent sous ses paupière lorsqu’il se mit à plisser le nez. « Et toi ? Ça va ? » Sa question me surpris au plus haut point mais je fis un gros effort pour ne rien laisser paraître. « Tout va bien, ce ne sont que des égratignures. » Le rassurais-je sans le vouloir, cela m’avait simplement échappé avant que je n’y réfléchisse vraiment. « Ça guérira. » Étrangement je me voyais mal lui parler de l’attraction que sa personne produisait sur moi depuis mon réveil. Rien ne m’obligeait à le faire non plus et même affaiblit la façon dont il m’avait accueillit à mon arrivée à l’infirmerie me prouvait bien qu’il était encore capable de répliques acerbes et blessantes. Pour le moment je ne voulais pas l’entendre bafouer les sentiments nouveaux qui m’habitais depuis peu et que j’apprenais doucement à connaître et à apprécier. Après tout, quel mal y avait-il à vouloir protéger un autre être que soi ? Quant à mon attirance pour son physique, et bien, j’avais beau être un gryffondor étourdit, je n’étais pas aveugle pour autant. On pouvait même dire que cette soirée m’avait permis d’ouvrir les yeux…

C’est à cet instant précis que je compris que quelque chose n’allait définitivement pas. Ca n’allait pas du tout. Depuis quand j’étais aussi calme en présence de Malfoy fils ? Depuis quand j’étais enclin à le considéré de la sorte – quand bien même notre punition commune ait favorisé notre rapprochement ? Et surtout depuis quand je déblatérais autant de conneries à la minute ? J’ouvris de grands yeux lorsque mon subconscient commença enfin à reconnaître que quelque chose ne tournait pas rond, non pas que physiquement, mais aussi moralement.

Au même moment Mme Pomfresh apparu à côté de moi, marquant une pause à l’entrée en nous étudiant tous les deux. « Ah ! J’étais certaines de vous avoir vu au repas de ce soir ! Ce qui est bon signe ! La faim est toujours synonyme de santé, voyez-vous… et bien mes garçons ? Je vous trouve un peu pâlots, ça ne va pas ? » Sa longue tirade réussit à me fatiguer physiquement – ou alors était-ce sa bonne humeur ?  Allez savoir, peut-être que l’explosion avait permis un échange entre Draco et moi et peut-être que maintenant j’écopais de son irritabilité permanente… Un sourire se dessina sur mes lèvres à cette idée. Ca paraissait assez saugrenu tout de même. « Je crois qu’il est en plus piteuse état que moi, madame, vous devriez commencer par lui. » Fis-je en détournant mon regard de Draco pour le poser sur Mme. Pomfresh, le désignant d’un signe du menton. « Soit, qu’avons-nous là ? » L’infirmière et ses formes généreuse s’éloignèrent en direction de Malfoy, toujours allongé sur le lit. Et au même moment, un sentiment de jalousie vint titiller impertinemment mon estomac.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Dim 12 Aoû - 23:36

Harry Potter s'agitait. Il changeait de position, revenait à la précédente. Ce n'était pas sans amuser un certain Serpentard qui riait de la situation. Il aimait voir la nervosité du Gryffondor quand le blond bougeait d'un côté, de l'autre, en s'amusant de ce qu'on pouvait lire sur son visage tant il était un livre ouvert. Mais les blessures sur le visage de Potter ne plaisaient guère à Draco qui fronçait les sourcils. Certainement que ça devait le piquer à certains endroits du visage, sur sa pomette par exemple où le rebond de sa joue rose remontait légèrement sous son oeil. Peut-être près de son menton, où sa lèvre se terminait dans un sourire se voulant rassurant pour Malfoy. Mais là où Draco regardait, c'était sur le cou de Harry, une grosse entaille venant lui entraver la gorge. Rien de grave, sinon il ne pourrait se tenir là, mais suffisamment pour attirer l'attention du blond. Il fronçait les sourcils aux mots de Harry, n'acceptant pas sa réponse. Une certaine inquiétude s'insinua au fond de son corps et plus fort que lui, il éprouvait de la compassion, un sentiment qu'il n'avait jamais eu l'audace d'offrir à son pire ennemi.

Mais les inquiétudes de Madame Pomfresh après les mots de son compagnon de blessure lui fit l'effet d'une douche froide. Il avait envie de continuer à interagir avec Harry Potter, il voulait lui parler, l'insulter, communiquer, trouver quelque chose pour attirer son attention, mais avec Pomfresh au milieu, ça risquait d'être compliqué. Draco s'assit sur le lit rapidement, ce qui eu pour effet de le faire tomber direct dans la direction opposé, Pomfresh le rattrapa de justesse. « OLA. » fit-elle en le maintenant fermement par le bras, Draco vacillant légèrement. Il avait du mal à se tenir droit et il porta une main à sa tête avant de regarder Harry, les yeux vitreux. Il sentait une bile lui monter au fond de la gorge et en se penchant en avant, vomit tout ce qu'il n'avait pas manger dans la grande salle sur les chaussures de madame Pomfresh. « Je crois que... vous vous êtes levé un peu trop vite. » Et du revers de sa manche, Draco essuya le filet de bave qui lui restait sur le coin de la lèvre. Il n'osait même plus regarder Harry, il était humilié par la vulnérablité dont il faisait preuve. Madame Pomfresh posa sa baguette sur le front de Malfoy et lui indiqua qu'il n'avait pas de température. Le vertige qu'il venait d'avoir lui provoqua ce moment crasseux, mais il allait pouvoir retourner dormir dans les cachots. Bizarrement, il n'en avait pas spécialement envie. « Monsieur Malfoy, prenez cette potion. Ne vous inquiétez ni de l'aspect, ni du goût. Ca calmera votre état de fatigue. » Elle lui tendit un petit flacon contenant un liquide noir, épais et qui faisait des bulles. Une fumée s'élevait du contenant et vint d'écraser sur le nez aquilin de Draco qui recula d'un coup, en fronçant le nez. L'odeur était nauséabonde, mais il savait que c'était la seule solution. Cependant, quelque chose l'inquiéta plus que de raisons. Il ne prêta pas attention à Harry, sans se rendre compte que sa question était bien trop intime pour la poser à madame Pomfresh devant lui. « Et ça enlèvera tout le poison de l'explosion ? Vous êtes sûr ? » Quelque chose au fond de lui ne le souhaitait pas, mais il ne savait pas ce que c'était. Il osa jeter un oeil vers Harry, et il rajouta une question à l'infirmière, tout en fixant l'Elu du regard. « Parce que mis à part les contusions, ce qu'elle provoque ne me dérange pas. » Et il prit une grande inspiration. La plaie d'Harry venait de s'ouvrir légèrement et un filet de sang se mit à couler le long de son cou. Draco se leva très doucement du lit pour ne pas sentir de confusion ou même s'étaler à terre, et il fit quatre enjambées vers Harry Potter, une compresse à la main. Il s'arrêta devant son rival sans le lâcher des yeux. Il lui posa la compresse qui s'immacula très légèrement de sang, et leur visage n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Le souffle chaud d'Harry s'écrasait sur le visage de Draco, et ce dernier voulait arrêter cette torture qui lui broyait les entrailles. Il avait besoin de faire quelque chose qui allait l'apaiser, mais la seule solution qui lui venait en tête n'était pas envisageable, voire même vomitive. Il n'avait pas enlever sa main du cou du jeune sorcier et ne cessait de le dévisager. Pensait-il comme lui ? Avait-il ces sensations au fond de lui ? Etait-ce du à l'explosion dont il n'avait aucun souvenir ou était-ce lié à autre chose ? Soudain, Draco coupa ce lien sèchement en passant derrière Harry pour rejoindre le couloir. Il avait besoin de prendre l'air. Il avait chaud et tout en marchant, il enlevait sa cravate pour récupérer un peu d'oxygène.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Dim 12 Aoû - 23:37



Madame Pomfresh fit mine de s’approcher de Draco pour l’ausculter quand celui-ci se décida à s’asseoir. Malgré la rapidité de son geste, le voir basculer dans l’autre sens comme s’il allait nous faire une syncope me surprit profondément tandis qu’une angoisse sourde s’immisça au creux de mon estomac. Inconsciemment mon corps fit un pas en avant mais je me tenais bien trop loin pour pouvoir faire quoique ce soit de plus qu’assister à la scène, impuissant. Heureusement, la maîtresse des lieux laissa échapper une exclamation et rattrapa le blond de justesse, ce qui évita à Draco de chuter de son lit. Cela aurait dû suffire à me rassurer si le blond ne tourna pas vers moi ses un regard voilé qui m’alarma un peu plus encore.
Il n’avait absolument pas l’air dans son assiette, et à bien y regarder plus les minutes passaient et plus Draco semblait changer de teint, virant inexorablement vers un blanc lin maladif. Mes traits à moi se peignirent d’inquiétude et j’ouvris la bouche pour proposer mon aide lorsque le Serpentard, secoué de plusieurs hauts le cœur, régurgita le contenu de son estomac sur les chaussures de l’infirmière. « Je crois que... vous vous êtes levé un peu trop vite. » Nan mais sans déconner ? Vous voulez rire ? Il est complètement dans le mal là ! Pensais-je au fond de moi sans trouver la force de m’exprimer à haute voix. Cela n’aurait rendu service à personne que je me mette soudainement à hurler sur la seule personne présente et ayant les aptitudes requises pour gérer la situation. Mes dents grincèrent d'irritation. De toute façon il y avait de grande chance pour que Malfoy me renvoi une nouvelle fois une réplique acerbe de son cru en me jaugeant de son regard polaire… Quoique, à bien y réfléchir je me demandais sérieusement s’il avait encore les ressources nécessaires pour envoyer quiconque bouler dans l’état dans lequel il se trouvait.

Je le regardais s’essuyer la commissure des lèvres tandis que Mme Pomfresh prenait sa température du bout de sa baguette collée sur son front. Je me sentais terriblement en trop dans la pièce. Voir Malfoy dans un tel état de vulnérabilité ne m’offrait aucune espèce de satisfaction, bien au contraire, je me sentais anxieux et irrité à l’idée de ne rien pouvoir faire pour me rendre utile.

Malfoy but le remède que lui tendait Mme Pomfresh tout en fronçant son petit nez aquilin sous l’aspect nauséabond de la mixture. Je n’aurais échangé nos places pour rien au monde, l’odeur atroce du remède arrivait jusque moi et si Malfoy s’était remit à vomir après ça j’aurais tout à fait compris pourquoi. Même les jus que nous offrait parfois Hagrid lorsque nous lui rendions visite Hermione, Ron et moi ; avaient l’air moins dangereux pour la santé que ce truc palpitant dans le flacon que tenait toujours le blond. Ce qu’énonça Malfoy après ça fut pour moi d’une incompréhension totale et je n’étais pas même sur que madame Pomfresh elle-même ait comprit ce à quoi faisait allusion le Serpentard dans sa phrase… Ce que je remarquais cependant ce fut le regard qu’il me lança lorsqu’il poursuivit sa tirade. « Parce que mis à part les contusions, ce qu'elle provoque ne me dérange pas. » J'haussais un sourcil interrogateur. Une petite voix au fond de ma tête me chuchotais que cette allusion là m’était directement adressée mais je ne la compris pas plus que la première.
Son regard bleu comme la glace descendit le long de mon cou et il se leva prestement malgré les remontrances que lui adressait Mme Pomfresh. « De quoi tu parles Dra… » Ma phrase mourra dans ma gorge lorsque Draco déposa une compresse contre mon cou. Je ne m’étais même pas rendu compte que ma plaie s’était rouverte.
Nos regards toujours plongés l’un dans l’autre, je pouvais sentir la chaleur de ses doigts à travers le maigre bout de coton. Mon rythme cardiaque s’affola, transformant ma respiration en quelque chose de plus erratique par la même occasion et j’écartais les lèvres pour mieux inspirer. Mes doigts rejoignirent les siens pour soutenir la compresse à sa place. Je voulu m’expliquer, lui dire que c’était bon maintenant et que je reprenais le relais, ou ne serait-ce que m’excuser ; mais mon cerveau embrumé ne trouva pas les mots. Son visage était si près du mien que je pouvais déceler l’odeur nauséabonde dissimulée derrière celle, plus abjecte encore, de la décoction qu’il venait d’ingérer. Mais malgré ça mon ventre continuait de faire des loopings sans que je ne comprenne pourquoi. Que voyait-il en moi à cet instant ? J’aurais payé cher pour pouvoir le savoir.
Mon regard n’eut de cesse de voyager entre son œil droit et son œil gauche et les secondes parurent durer des heures entières avant que Draco ne se décide à couper cet échange de lui-même en me frôlant l’épaule pour s’éloigner à grandes enjambés dans la pénombre du couloir. Inconsciemment mon corps se mouva pour la seconde fois de la soirée en direction du blond et mon bras se tendit comme pour attraper le sien dans l’espoir de le retenir. Mais je m’en abstint au dernier moment de peur de ce qui aurait pu suivre si jamais ma paume avait toucher la sienne. Je le regardais s’éloigner et le nœuds formé dans mon ventre s’accentua à la vue de ses doigts dénouant sa cravate d’un geste preste. « Bon et bien mon garçon, c’est à votre tour ! » S’exclama dans mon dos madame Pomfresh, brisant l’atmosphère particulière qui s’était formée entre Malfoy et moi. « Oui, j’arrive. » Répondis-je après un soupir de déception et de frustration mêlée.

______________

Trois jours plus tard, à Pré-au-Lard…
Strictement rien ne s’était arrangé depuis l’épisode de l’infirmerie. Cela avait même eut tendance à empirer ; à chaque fois que mon chemin croisait celui de Malfoy fils ça virait quasiment toujours au drame. Un rien était l'excuse d'une nouvelle altercation et ce que d'ordinaire nous réussissions à calmer avec des mots, dorénavant cela se finissait avec des poignes serrées sur nos cols ou par des bousculades épaules contre épaules...

Nos échanges sur le terrain de Quidditch pendant les entraînements étaient eux aussi plus sportifs, plus rudes. La veille au soir, après tout un match passé à nous bousculer dans les airs et à nous couper la route au dernier moment, j'avais finis par plaquer Malfoy contre le muret des gradins les plus proches, laissant exploser toute la colère qui m'habitais. A ma stupéfaction ce fut le blond qui frappa le premier.
Sans même aligner un mot, son front était venu fracasser mon nez qui s'était mit aussitôt à pisser le sang comme pas possible. J'avais dû m'éloigner de quelques pas, le temps pour moi de vérifier les dégâts, vérifiant mes verres que je venais de retirer. Un mètre nous séparait tout au plus lorsqu'il rouvrit la bouche pour me lancer des insanités. Puis l'air goguenard qu'afficha ses traits d'aristo à la con après ça m'avait fait rentrer dans une fureur noire, telle, que je revois encore ma main partir enserrer son cou. Mon visage s'était penché vers le sien pendant que je lui susurrais « et bien tu es satisfait maintenant ? » ma bouche à quelques centimètres seulement de ses lèvres. L'épiderme de son cou me semblait infiniment délicat sous mes doigts. Je me rappelle même avoir été tenté de vérifier s'il en était de même pour ses épaules. J'avais envie à la fois de le blesser et de faire en sorte de le marquer au fer, comme l'on marquerai son territoire.
Mon regard s'accrocha à mes jointures blanchies par la crispation de mes doigts et au même moment le regard satisfait de Malfoy s'était voilé de ce que je pris pour du doute et de l'appréhension. Au lieu de me satisfaire cela avait éveillé dans mon thorax un désarroi sans nom, alors que ma propre inquiétude face à la force de mon ressentiment contre lui déforma mon visage.
Il avait fallu que les capitaines de nos équipes respectives viennent prêter main forte à Ron pour réussir à nous séparer. Depuis lors tous le monde, équipe enseignante et élèves confondus, semblaient appréhender notre prochaine altercation.

Heureusement pour le moment, en cet fin d’après-midi nuageuse, nous avions eu l’accord pour nous rendre à Pré-au-Lard avec des élèves d’années inférieures à la nôtre. Après moult concertations dans la salle commune des rouges & or, il avait été décidé qu’un petit groupe des sixièmes années se rendrait à La Tête de Sanglier afin de tous nous réunir autour d’une bonne Bièraubeurre, avant que les Gryffondors des autres années ne nous rejoignent à leur tour.

Nous étions ainsi, Hermione, Ron et bon nombre d’autres Gryffondors de de notre année, déjà attablés depuis une bonne demi-heure lorsque d’autres rouges & or firent leur entrée dans l’auberge, Ginny avec eux. Reconnaissable entre tous grâce à la couleur flamboyante de sa chevelure cette dernière échangea un sourire gêné avec moi avant d’adresser un signe de tête à Ron qui, lui, n’avait de cesse de brasser l’air de sa paume comme pour l’inviter à se joindre à nous.
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle était déjà installée entre son frère et moi. Dans chaque coins, mais de façon plus éparses, d’autres élèves de Poudlard de toutes les maisons confondues s’étaient réunis pour boire un verre et échanger les derniers ragots qui courraient dans les couloirs de l’école.
Dix minutes plus tard, la petite Ginny bataillais contre son frère pour avoir le droit de boire une pinte avec nous. Hermione, sa complicité féminine nouvellement réveillée, tenta de plaider sa cause pendant de longues minutes. « Ne fais pas ta mauvaise tête, Ron, ce n’est pas un fond de verre qui va la rendre saoule. » Fis-je à mon tour tout en poussant de l’index ma choppe à moitié pleine vers Ginny. Ron me fit les gros yeux mais je fis semblant de ne pas le remarquer tandis que je répondais au sourire de sa petite sœur par un clin d’œil complice. « Très bien, puisque c’est comme ça monsieur le survivant, vas donc nous payer la deuxième tournée ! » S’exclama-t-il en balançant son verre vide de gauche à droite sous mon nez. J’éclatais de rire et proposant à Hermione un nouveau verre mais elle déclina poliment l’offre en pointant sa propre pinte presque entière. « A vos ordres, chef ! » Repris-je toujours tout sourire tout en me levant du banc.

Je m’éloignais vers le bar pour y commander deux nouvelles Bièreaubeurre lorsque je remarquais Malfoy à l’entrée du pub, en pleine discussion avec Pansy Parkinson pendue à son bras. A en jugé par l'état avancé du dénudement de cette dernière, cela devait bien faire dix minutes qu'ils était entrés. Mes yeux le détaillèrent longuement, glissant le long de ses épaule un instant lorsqu'il retira sa cape de sorcier, avant de revenir vers son regard polaire. Je ne le lâchais pas une seconde jusqu’à ce que l’homme austère qui s’occupait du service derrière le bar ne m’annonce que ma commande était prête. Je pris alors une minute pour détacher mon regard des traits délicats de Malfoy avant de remercier le barman, glissant quelques piécettes sur le comptoir en bois massif. « Merci. »

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Mar 14 Aoû - 4:53

Draco ne se sentait pas bien. Il avait besoin de respirer de l'air frais, quelque chose pour lui faire passer ces émotions du Diable qui lui prenait le ventre à chaque fois qu'il regardait ce maudit Potter. Le seul endroit qui l'apaisait réellement, c'était d'aller dans les toilettes des filles, au second étage du château de Poudlard. L'héritier unique des Malfoy ouvrit un robinet pour se passer un peu d'eau sur le visage, et après un bruit de canalisation immonde, il put se rafraichir enfin. Il se regardait dans le miroir, livide et aussi pâle que de la neige, il fallait voir ses yeux injectés de sang et son regard vitreux. Il était vide, et il ne voulait que s'allonger ou s'endormir. Chaque chose en son temps. Il prit une grande inspiration et se laissa glisser contre une paroi du mur pour réfléchir une seconde.

« Hihihi... Que fait le jeune Draco Malfoy auprès de moi ? » annonça Mimi Geignarde quand elle apparut juste au dessus de lui, en faisant sursauter son interlocuteur qui ne s'attendait pas à la voir. « Dégage, Mimi. J'ai pas besoin de compagnie. » dit-il dans un mouvement dédaigneux de la main, pour la virer de sa vue. Mais Mimi n'était pas du genre conciliante, et, étant un fantôme, elle pouvait se déplacer n'importe où sans écouter quiconque. Draco se leva rapidement et se dirigea vers la fenêtre pour respirer le froid de l'air extérieur. Il ne savait pas ce qui se passait dans son corps, était-ce de la haine ? De la peine ? Il était ignare de ce que son corps était en train de créer, mais seul, il ne risquait pas de trouver une solution. Mais vers qui se tourner ? Son père ? Il se prendrait une raclée pour se détourner des volontés du Seigneur des Ténèbres. Madame Pomfresh ? Elle ne lui avait pas donné l'impression d'être inquiète. Mimi Geignarde ? Elle adorait tout particulièrement Potter, Draco ne pouvait donc pas placer sa confiance en elle. « Tu as l'air pensif, Draco chéri... » dit-elle en faisant une moue enfantine, s'approchant de lui dans un rire infantile et perçant. « Mais putain lâche moi ! » hurla le blond alors qu'elle s'approchait à quelques centimètres de son visage, et elle poussa un cri de colère qui fit trembler les murs de la pièce. Les mains sur les oreilles, Draco s'éloigna le plus possible. « Mimi, s'il te plait. J'ai besoin de réfléchir à ce qu'il m'arrive, je suis peut-être malade. » et elle parut s'adoucir quand le Serpentard se calma légèrement. « Qu'est ce qui t'as rendu malade ? Une potion ? » Il plissa son petit nez à la peau claire et se racla la gorge. Une potion, une explosion, Potter lui-même ? La réponse, il ne l'avait pas. Mais ce dont il était sûr, c'était que ça avait un lien avec l'Elu de Gryffondor, l'antagoniste de son maître. « C'est Harry Potter qui m'a rendu malade. » « Alors c'est avec lui que tu dois voir comment te guérir. » Mais le conseil ne convenait pas à Draco, qui s'enfuit en claquant la porte derrière lui.

▬ ▬ ▬ ▬


Les jours suivants, Draco ne put s'empêcher de chercher le contact avec Harry Potter. Que ça soit dans une dispute, ou juste en le croisant volontairement dans le couloir, il fallait trouver un moyen d'attirer l'attention de Potter. C'était plus fort que lui, et c'était bien trop déchirant à chaque fois. Il avait fait le choix de se blesser volontairement, mais pas forcément d'avoir mal. Il n'arrivait toujours pas à saisir. Il avait passé du temps dans la bibliothèque, tentait de retracer son parcours en sens inverse, essayant de se souvenir des ingrédients utilisé pour la potion. Mais rien ne semblait trahir son amnésie. Alors il continuait à chercher le contact.

Un après-midi de match de Quidditch, il était allé volontairement au combat avec l'aigle. C'était vital, ça venait du fond de ses entrailles, plus fort que tout. Mais dans un élan d'hypocrisie et de dédain non-feint, Draco avait écrasé son front contre le nez de l'autre attrapeur avec une violence sourde, lui écrasant le nez, peut-être les lunettes. Un sourire satisfait lui trancha le visage. La rage qui s'était dessiné sur le visage de Potter avait presque offert de l'empathie dans le coeur de Malfoy mais l avait senti le souffle chaud de son adversaire sur ses lèvres pendant que celui-ci essayé de l'étrangler. La poigne ferme de la main de Potter lui enserra l'oesophage, et, essayant d'articuler quelque chose, Draco sentit sa tête vaciller sous le manque d'oxygène. Il bascula la tête en avant, dans un mouvement de perte d'autonomie, faisant frôler leurs lèvres sans même que l'attrapeur en vert ne se rende compte du geste. Il perdit connaissance quelques secondes, puis, il sentit son capitaine lui prendre le bras pour le tirer hors du terrain. Il n'avait pas réellement compris ce qu'il s'était passé, mais ça s'était passé.

▬ ▬ ▬ ▬

Pansy et Draco étaient entré dans la Tête de Sanglier, car elle souhaitait me parler de l'évolution de leur relation. Il était dans la salle sur demande quand il vit que l'heure tournait et qu'il devait partir, n'éveillant aucun soupçon sur ses motivations. Il l'écoutait parler de ce qu'elle ressentait pour lui, et elle décrivait ses émotions pour lui. Le souffle coupé quand elle le regardait, la coeur qui tambourinait violemment la poitrine, la peau qui devenait moite et les frissons qui lui parcouraient le corps, son ventre qui se tordait. Et au fur et à mesure qu'elle décrivait ses émotions, Draco tourna son regard vers le bar où se trouvait Harry Potter qui commendait à boire. Il laissa ses pensées divaguer en constatant une chose peut-être horrible : la descrption de Pansy collait avec ce qui se produisait en lui quand il voyait Potter. Il chassait cette idée en secouant la tête, et ne put se laisser prendre au jeu de se faire embrasser dans le cou de Pansy Parkinson, juste pour se prouver à lui-même qu'il était là où il devait être. « Pansy. Je vais chercher deux Bièraubeurre. » Il se détacha froidement de la jeune fille et s'approcha du bar, s'installa sur le bois poussiéreux. « Tu fais quoi Potter ? C'est une nouvelle réunion de l'AD ? Ton association de bons petits soldats de Dumbledore ? » Il avait ce besoin quotidien de piquer, de faire mal, de chercher la petite bête. C'était la seule chose qu'il connaissait, surtout envers son pire ennemi. « T'es venu avec ta traître à son sang de petite amie ? » Et un regard de dédain se posa sur la rousse qui se tenait attablé à côté de son frère, le rouquin Ron Weasley. Étrangement, Draco ne remarquait pas Hermione, mais seule Ginny comptait. Une force jalouse le prit dans la chair et dans la peau, il eut des envies de meurtre, mais aussi de protection envers Harry. Effrayant, bien trop effrayant pour lui. Il la fusillait du regard. Trop de colère, trop de haine en lui, bien plus que ce qu'il avait connu auparavant envers le jeune Potter.

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MessageSujet: Re: I should have known this right from the start ₰ ELLADORA TONKS   Mar 14 Aoû - 4:54



« Tu fais quoi Potter ? C'est une nouvelle réunion de l'AD ? Ton association de bons petits soldats de Dumbledore ? » Mon regard que j’avais posé sur le barman pour le remercier convenablement, revint vers le vert & argent.
« - Vas te faire foutre Malfoy.
- T'es venu avec ta traître à son sang de petite amie ? »

Ce fut la goutte de trop. Draco faisait mine de regarder dans la direction de Ginny et Hermione, qui comprenait toujours tout une demie seconde avant tous le monde, se leva de son banc lorsqu’elle nous vit Draco et moi accoudés l’un à côté de l’autre au bar. Un air inquiet déforma son visage ce qui fit monter mon irritation encore plus rapidement. Elle ne fut cependant pas assez rapide - personne ne le fut. A nouveau éprit d’une fureur sans nom, ma main gauche alla s’accrocher à la nuque délicate du Serpentard, en tout point comme elle l’avait fait il y a de cela quelques jours après le match "amical". Avec violence, ma paume fit pression sur les disques composant son cou gracile et sa joue partit à la rencontre du bar, s’y écrasant sans ménagement.  « Tu dépasses les bornes, Malfoy. Jusqu’ici j’ai été patient… Lui murmurais-je, courbant mon dos pour que mon visage soit à la même hauteur de son oreille.  Mais crois moi bien que ce temps est révolu. » Je n’aurais su dire ce qui m’avait animé. Était-ce l’échange qui s’était déroulé une minute plus tôt, entre Pansy et Malfoy ? Ou alors était-ce cette petite voix insidieuse qui m'intimait de recréer à l’identique la scène qui s’était jouée sur le terrain de quidditch ; dans l’espoir que les lèvres du blond puissent à nouveau effleurer les miennes ?
Sans que j’eus le temps de comprendre ce que je faisais, mes lèvres se déposèrent sur sa mâchoire et le bout de mon nez glissa le long de son cou. J’humais son odeur acidulée, si caractéristique, que j’avais pris l’habitude de guetter depuis l’épisode du chaudron explosif.

Un cri suraiguë raisonna dans l’entrée ; c’était Pansy qui venait de réaliser la mauvaise posture dans laquelle se trouvait son cher et tendre et qui nous faisait une crise d’hystérie. Mes dents grincèrent avec une irritation non feinte.  « T’as quand même des goûts bien merdiques en matière de fille. » Laissais-je échapper avant de me lever de mon siège.
Interloqué par ce cri soudain certains élèves s’étaient tournés vers nous, dont quelques Serpentards qui, d'ores et déjà debout sur leurs jambes, semblaient prêts à bondir. Le banc sur lequel Ron et quelques autres de mes comparses Gryffondors étaient installés, grinça contre le sol tandis qu’ils se levaient à leur tour en réponse à toute cette agitation. Hermione me jeta un regard noir qui me fit l’effet d’une douche froide et je remarquais que sa main qui retenait Ron par la manche.
Après une dernière pression brutale contre le cou de Malfoy, pour la forme, je me détachais de lui levant les mains en l’air en signe de réédition et m’éloignais d’un bon mètre du blond qui commençait à se redresser.  « Tout va bien, je l’aidais juste à débloquer sa nuque. » Fis-je, un sourire hypocrite sur le visage. Certains firent mine de se rasseoir en fulminant et Pansy, qui venait vraisemblablement de retrouver le contrôle de ses jambes, s’approcha à grandes enjambées pour s’enquérir de l’état de son bienheureux chevalier tout en me lançant des doloris avec son regard amplis de haine.
Je lui répondis d'un sourire plus grand, sardonique. Puis, récupérant mes bières, je retournais vers mon groupe d’amis.

A peine eu-je déposé les deux pintes sur la table qu’Hermione tourna vers moi son regard affecté. Ron but sa pinte cul sec et glissa la seconde vers Ginny en lui soufflant qu’elle pouvait la boire si elle le voulait, exceptionnellement ; qu’il n’irait pas balancer ça à papa et maman. Suite à quoi il récupéra ma cape de sorcier sur le dossier de ma chaise et me prit par les épaules dans une étreinte vigoureuse pour m’entrainer dehors. Hermione sur nos pas. « Mec, j’aime pas donner raison à Hermione… Mais il faut bien reconnaître que ce qu’il se passe entre toi et Malfoy fils n’est pas normal du tout. Tu nous fais peur depuis quelques temps… j’ai l’impression de voir un mixe entre l’un de ces gros arriérés de Crabbe ou Goyle lorsqu’ils essayent d’intimider les premières années. Ça mélangé à l’arrogance de Malfoy… J’te jure c’est flippant ! » Je grimaçais.  « Je sais, je suis désolé, je comprends pas ce qui me prend ces derniers jours… Je crois que c’est à cause de l’explosion en cours de potion… » Hermione, qui venait d’arriver à notre hauteur, tourna vers nous son regard soucieux et courroucé.  « Vous allez finir par vous faire renvoyer tous les deux. Je doute que toi, comme lui, vous ne voulez que ça arrive. Je vais faire des recherches sur les ingrédients qu’on avais à notre disposition pour la potion le jour de l’accident. J’irais à la bibliothèque pour me documenter dans l’espoir d’y voir plus clair. » Je la remerciais d’un sourire quand Ron reprit la parole :  « En attendant rend nous service à tous et évite Malfoy. Puis calme tes hormones, par Merlin ! » Nous partîmes tous les trois dans un rire de bon cœur, bien que le mien sonna un peu plus faux à mes oreilles. Un piqure douloureuse malmenait ma poitrine comme si Ron avait réussi à mettre le doigt sur une vérité. Qui ne me plaisait guère.

______________

Après notre retour de Pré-au-Lard nous avions passé une bonne heure à fureter entre les étagères de la bibliothèque pour essayer de nous renseigner sur le mal inconnu qui me pourrissait la vie depuis l’évènement du cours de potion.
Lorsqu’il fut l’heure du dîner nous empruntâmes plusieurs ouvrages dans l’idée de les feuilleter ce soir dans notre salle commune et nous nous rendîmes dans la grande salle. Comme à l’accoutumé les plats se succédèrent, apparaissant et disparaissant au-dessus des tables interminables. Tous le monde semblait être rentré de Pré-au-Lard et un boucan sans nom régnait dans la pièce. Ça criait, hurlait, chantait parfois même mais j’avais un mal fou à rester concentré sur les multiples conversations que relançait Ron et dans lesquelles Hermione n’avait de cesse de m’inviter à m’exprimer. Mon regard n'arrêtait pas de dériver vers la table des verts & argents ; ou plutôt en direction d’un certain blond aux yeux anthracite qui semblait foutrement résolu à éviter tout échange quelconque avec ma personne. Je grognais. Je n’aimais pas voir Pansy le coller de la sorte, son bras serré autour du sien comme s’il allait disparaître dans la minute. Cette fille là n'avait aucune gêne. Un mal de crâne terrible me prit alors et je prétextait me rendre à l’infirmerie pour quitter la cohue ambiante. Hermione me jeta un regard inquisiteur mais ne prononça aucun mot et je m’éloignais. Au même moment, les desserts d’apparaissaient tout juste sur les tables.

Au prix de grandes enjambées, je dévalais les escaliers pour me rendre dans les niveaux les plus bas de l’école. Après tout ce qu’il s’était passé depuis la rentrée, j’étais résolu à mettre un terme à tout ça. Je lu les petites plaques gravées et plaquées sur les portes, passant non loin du QG des Serpentard, et me rendis directement au bureau de Rogue sachant pertinemment que celui-ci devait encore se trouver au diner. Aussi me résignais-je à l’attendre, mon dos glissant contre la porte de son bureau. Même si je n’aimais pas avoir à le reconnaître, si madame Pomfresh ne savait pas comment nous soigner, alors Rogue était le seul qui pourrait nous éclairer sur la situation et notamment sur ce qu’un mauvais mélange des ingrédients qu’il nous avait fourni aurait pu engendrer.
Je me sentais terriblement lessivé. Toutes ces altercations avec Malfoy me demandait deux fois plus d’énergie qu’à l’accoutumé. Je passais par tant d’humeurs différentes que je ne savais même plus lesquelles relevaient de l’incident et lesquelles m’appartenaient réellement. J’étais à bout. Je n’étais pas sûr de pouvoir répondre de mes actes la prochaine fois que mon chemin croiserait celui du blond.
Sachant ça, je ne pouvais décemment pas attendre que Hermione réussisse à déchiffrer les vieux bouquins de la bibliothèque, d’autant plus que nous n’avions pas accès à la totalité d’entre eux. Non, il fallait s’en remettre à Rogue, quitte à passer un sale quart d’heure. Tout ce que j’espérais c’est que Malfoy n’ait pas la brillante idée de quitter le repas avant l’arrivée de ce dernier – je comptais sur Pansy pour ça.
Un frisson désagréable me parcouru l’échine.
J’espérais aussi que les jumelles, Flora et Hestia Carrow, que je venais de croiser par hasard en arrivant, n’iraient pas parler de ma présence à l’étage des Serpentard… Malgré le fait qu’elles partageaient avec moi leur adhésion au club de Slug, j’étais pas certain que nous soyons en suffisamment bon terme pour qu’elles se taisent. En fait, bon terme ou non, dès qu’il était question de moi les rumeurs avaient la fâcheuse habitude de courir vite – très vite. J’étais bête d’espérer qu’aujourd’hui fasse exception à la règle… Tout pourvu que Malfoy ne l’apprenne pas, par pitié… Songeais-je en mon fort intérieur, ramenant mes genoux contre mon menton et cachant mon visage dans mes bras. J'étais à bout de nerf. Ma tête allait imploser.

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    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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