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 #leave me alone {JASPER}

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: #leave me alone {JASPER}   Sam 16 Juin - 21:28



Jhø & Cain
« DESTROY THE STRONG EGO - DESTROY THE STRONGE RELIANCE ...
DESTROY THE WEAK HEART. »

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Il me fixe. De ce regard creux, éperdu. Lasse. Comme mort. Et mon sourire mauvais s'élargie encore un peu plus. Affichant une lignée de dent parfaitement alignées et blanches à l'extrême. Qu'as-tu pensé, cette fois ? Qu'en venant te perdre là, dans ce lieu qui me répugne tant, je ne l'aurais sans doute pas sus ? Ou alors, était-elle trop indomptable pour ton petit gabarie d'androgyne, comme toutes les autres fois ? Tu en serais tombé dans les pommes que ça ne m'étonnerais qu'à moitié. La première fois, déjà, j'avais eus l'infinie honneur d'être pourvu du rôle de béquille humaine ... Et cette fois là, au même titre que toutes les autres fois, comme celle d'aujourd'hui, je peinais futilement à afficher ce sourire féroce de mes lèvres si tendres. Parce que, quelque part, ça me rassurais de pouvoir être aussi hostile, même si ce n'était là qu'apparence ... Et cette odeur de désinfectant m'enivrant, m'agressant. Inlassablement. Mon regard fixe sur ton corps gracieux fiché dans cette posture maladroite, tremblotante. Entendais-tu mon coeur, cognant si fort contre ma cage thoracique, semblant demander plus d'aide encore que ton air blafard ? Voyais-tu mes paumes aux doigts blanchis sous l'effort ? Ressentais-tu mon appréhension, ma haine, mon regret, mais aussi ma pitié émanant de tout mes membres à la fois ? Alors que mon regard dur te couvait de mépris et de compréhension maladive ...
« — Tafiole, éludais-je froidement à voix haute, n'esquissans aucun geste de ma chaise de plastique blanc immaculé postée contre le mur dont la couleur criarde se mariait à la perfection aux draps, à l’ambiance, à ma chaise, à nos chemises ... à ton teint. »

Cela devait bien faire une dizaine de minutes que j'étais là, simplement prostré à cette chaise froide faisant fasse à ton corps étendu sous les draps. Il-y-avait des fois où, étrangement, tes airs doux me faisait songer à ses contes ridicules dont une belle blondasse - aussi bonne que conne - se retrouvait héroïne, réveillée par ce prince de pacotille après un si long sommeil tranquille ... Héroïne, oui, à ta façon, cette petite appellation te saillait à merveille. Bien plus qu'à n'importe qui d'autre. Mon regard à jamais incendier - incendieur, je tentais vainement de faire abstraction à cette sensation immonde, telle la faucheuse, me laissant voir ce gosse aux cheveux blonds comme le blé et aux yeux bleus comme le ciel ; se fondre dans tes traits fins. Ce gosse perdu, manipulable et manipulé qui n'avait jamais rien fait d'autre que ce voiler la face avec des « et si » aussi rongeurs que le pire des acides. Oh, comme j'aurais aimé te détester, toi et ce sale gosse que tu faisais resurgir. Cette saloperie qui, pourtant, portait le même nom que moi. Les mêmes cheveux. Les même yeux. Ces putains d'yeux.

Ma respiration calme, fluide, contrastant tant avec la tienne semblait comme soudainement arrêtée, alors que mon regard se perdait dans tes iris couleur miel. Démon. Monstre. Qu'étais-tu donc pour avoir tant d'emprise sur mon pauvre être ? J'en trésaille presque, sous cette chemise trop fine. Sous ton regard fatigué, trop lourd. Comme si tu m'accusais, moi, d'être un monstre ... Détournant les yeux vers la fenêtre entrouverte, je détaillais d'un air absent la verdure luxuriante, priant mes bons petits sentiments d'arrêter de me malmener ainsi. Le calme de la pièce n'arrangeait en rien mon cas, et bizarrement, me retrouver seul avec toi me foutais une peur bleue. Parce que j'avais toujours eus l'impression que d'un seul regard, tu pouvais lire en moi comme dans un livre ouvert. Tu était. ma bête noir. Mon cauchemar sur patte. Et c'est peut-être bien pour ce fait que tu m’intriguais tant.

« — Arrête, murmurais-je si doucement qu'il m'aurait étonné que tu me comprenne, ne me fixe pas avec ces yeux là ... »
Obligation qui sonnait alors plus comme une supplication que toute autre chose. Mais qu'en avais-je à foutre, vraiment. Et mes pieds fermement logés contre les barreaux de mon siège, je compris bien rapidement que me lever aurait causé ma perte. J'aurais sombré, n'est-ce-pas ? Tout comme toi, maintenant, là. Pourtant dressé si fièrement devant moi. Ou alors hallucinais-je, peut-être. surement. « lavette, t'es pas très résistant comme marchandise » murmurais-je plus pour moi que pour toi. Et mon rire jaune éclata, résonant inlassablement entre ces quatre murs berceau de toutes mes peurs. Même malgré le calmant que m'avait refourgué la bonne femme qui nous servait d’infirmière, peu de temps avant qu'elle ne s'éclipse pour X et Y raisons. Nous laissant seuls, toi, moi et le bruit sourd des pas rapides - lointains. Me relevant de ma gestuelle incertaine, comme fébrile, le regard toujours fixe sur l’extérieur rayonnant, j'entamais ces quelques mètres nous séparant. Doucement, pour ne pas nous brusquer. Te laissant encore une chance de fuir face à ma colère. Mon désarroi. Parce que tu me connais aussi bien que moi, à présent. Je ne me générais pas pour lever la main sur un malade. Même si ce dernier, c'était toi.

« — Allez, met s'y du tiens, putain. lançais-je furieusement, t'infligeant ma poigne trop serrée sur ton bras doux. androgyne. fragile. Bouge ton cul, lève toi, ça va passer. T'es habitué, oui ou merde ?! »

Mais déjà, j'avais dépassé les bornes.
Emportés dans mon angoisse oppressante.

... Me croiras-tu si je te disais que j'avais peur ?

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: #leave me alone {JASPER}   Sam 16 Juin - 21:28



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Et son corps avachi contre le pied ferreux du lit, semblant si fragile. Si cassant. Ne semblant appeler qu'une seule et unique personne : toi. Oh, comme tu aurait aimé pouvoir, non, avoir le courage de foutre ton putain de cul sur ce putain de sol. Pour le regarder, lui et cette chose qui t'inspire tant chez lui, telle la plus belle des muses. Oh. Comme ce serait fantastique, n'est-ce-pas ? De le toucher, autrement que pour lui faire subir ta fureur audacieuse. Autrement que pour le frapper de tes larges main. Pour ... remonter le temps ? Pouvoir le prendre dans tes bras, telle était cette habitude digne des plus grandes pédales qui te bouffe de l'intérieur. T’asseoir, là, face à lui. Et oser braver ses larmes pour lui chuchoter ces mots de réconforts que tout être humain souhaiterait, un jour, pouvoir connaître. Lui dire qu'il n'est pas seul ... ? Mais, a t-il déjà été seul, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie ? Non, bien-sur que non. Parce qu'au fond, même si tu savais parfaitement que le temps si pauvre qui vous reliait, lui et toi, ne suffisait guère à certifier tes assentiments de bas étage ; au fond, tu le savais. Tu le savais et tu le sentais. Si ce n'était pas l'héroïne, sa compagne éternelle, c'était alors ses songes. Songes fous d'un passé douloureux, auquel même le tiens ne pourrait peut-être bien pas faire face. Et tu le sais. Lorsqu'il à ce regard là, baigné de ces larmes amères, c'est qu'il pense à un autre que toi.

Tout comme tu sais qu'il n'est pas fait pour toi.


- - - - - - ❦ - - - - - -

« — Putain, Jasper, DÉCONNE PAS. un ange passât. Je gère pas. Je gère plus. Me violente pas comme ça. Tu me fais mal. Tu me fais pas du bien. Tu me. Tu. Tu me. bredouille tu de ta voix si chevrotante. »

Debout, face à toi, je sentais alors mon pou s'accélérer. Comme si je ressortais de l'un de ces manèges à sensations fortes, foireux. J'étais là, paralysé devant toi, et pourtant. J'aurais juré que tu ne me vouais pas. Pas plus que les murs, la fenêtre, ou encore ce lit dans lequel tu gisait comme mort quelques minutes plus tôt à peine. Plus que la colère, la panique, ou encore la compassion ; la haine régnait en maître absolu dans mes veines. La jalousie. Ce sentiment, pourtant si profond, que je ne m'expliquais pas. Jalousie de quoi, de qui, pourquoi ? ...
Je n'en savais foutrement rien.

Un main fermement rabattue sur le contour du lit, je peinais à rester debout. Droit, du haut de ma posture princière et assurée - te surplombant même malgré les quelques centimètres me faisant défaut - si fausse ... Qu'est-ce que cela m'aurais coûté de m'installer, là, tout contre toi ? Bien trop de choses, évidemment.
« — Tu mens, lançais-je les yeux sombres perdus sur ta tignasse flamboyante. Je ne suis pas si fort. Et tu n'est pas faible ... »

Mes jambes parreil à de la guimauve laissée au soleil, il me fallut bien quelques instants avant de pouvoir à nouveau me mouvoir normalement. Retenant mon geste à quelques centimètres à peine de tes cheveux, je m'agenouillais doucement à ta hauteur, mappliquant à éviter ce regard ensorceleur et traître qui t'était propre.
« — Tu devrais te rallonger. Tu n'aurais pas du te lever si vite, le sermonnais-je d'une voix lente et pausée que l'on ne me connaissait que peu. »
Les mots d'excuse définivement coincés au font de la gorge, je fis bien attention à lui exposer mes bras sous les yeux avant de les passer autour de son buste, laissant choir ses bras sur les miens. Je n'aurais pas voulus qu'il se braque plus qu'il ne l'était déjà. Et c'était ma faute. Pourtant, son buste entre mes bras, sa chaleur se mêlant à la mienne et son parfum remplaçant cette immonde odeur de stérilisation ... Je me sentais à nouveau bien. Comme à chaque fois qu'il me laissait le toucher. Plus efficace que n'importe quelle saloperie de traitement. Il etait le miens. Cain.
« — peut-être que finalement ça a eus du bon que je vienne taxer l'infermerie pour ma crise, soupirais-je plus pour moi meme, esquissant un petit sourire amusé. »
Et comme à mon habitude, j'entrepris de l'installer de façon tendre mais néanmoins forcée sur les draps. Ça avait toujours été comme ça, avec lui. Je trouvais éternellement le moyens d'arriver à mes fins - meme si j'imaginais bien que ce n'était pas moi, mais lui, qui tirait les ficelles tout et tout le temps entre nous. Cette fâcheuse impression que quoique je fasse, indéniablement il aura absolument toujours le dessus avait de quoi me frustrer. Et pourtant, meme cela réussissait à me plaire, d'une certaine façon ...

Débandant mes bras endoloris, je pris à mon tour place sur le lit, laissant consciemment mon bras enserrer sa chute de rein. Comme si le fait de le relâcher referait surgir mes sombres pensées. Le silence nous couvant subtilement, je n'eus pas à tourner les yeux vers lui pour savoir qu'il valait mieux attendre. Attendre que ça passe. Attendre qu'il se calme. Qu'il me revienne. Meme s'il allait me faire payer mon égarement brutal. Tant pis. J'encaisserais.

Et c'est sur ces dernières pensées que je finis par baisser le regard sur mes cuisse, aprehendant dors et déjà la suite.
« — Cain. Je suis désolé. »
Je lui devait, au moins, ça.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: #leave me alone {JASPER}   Sam 16 Juin - 21:29



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« — T'excuses pas. C'est pas grave. Je ne t'en veux pas, Jasper.
Je ne t'en veux pas, Jasper.
»

Ta peau, si délicate, émoustillait tout mes sens à la fois. Tes lèvres épousèrent maladroitement la courbure de mon cou. La peur, unique compagne de ce bien-être affolant, représentaient à eux deux ce bouillonnement dévastant tout mon être. Et, alors que tu restais là, tout contre mon torse musclé par les efforts intensifs. Et alors que je passais avec possessivité mes jambes de part et d'autre de ta silhouette ingénue ; je me surpris soudainement à contempler ce plafond trop froid. Sordide. Quelques craquelure l'enlaidissant un peu plus. Parce que, finalement, peut-être que je préférais m'arracher à cette contemplation, plutôt qu'avoir à croiser tes deux iris dorées, si profondes. Si lourdes de signification à mon égard. Ces deux petits puits si expressifs en tout temps, l'une de ces petites caractéristique que l'on pouvait remarquer qu'avec le temps, et qui renforçait ton charme certain. Deux petites pupilles au creux desquelles j'avais appris à discerner cette légère lueur, à la fois folle et entraînante, semblant danser indéfiniment. Cette petite chose étrange, accrochant mon regard avec entrain, pour ne plus jamais le relâcher. Emprise futile d'un homme à l'amour fugace. Même si j'aimais ça. En toi. Cependant, tout en toi nous condamnaient, tout deux, à ne pas pouvoir trouver commun accord. A ne pas pouvoir nous blairer. Toi pour ton allure androgyne, assurée, perdue, éperdue, plaisante, intrigante, ... Toi et ton regard perçant, toi et tes quelques centimètres de trop, toi et ton animosité mauvaise vouée au café - l'une de ces choses uniques réussissant à illuminer mes journées, toi et ta belle gueule d'ange. Toi et ta frivolité. Toi et cette ombre angoissante que tu peinait tant à traîner, mais qui n'était même pas la tienne. Car oui, cet homme, cet inconnu X avait le don de me foutre les boules. A moi, le sale gosse en manque d'amour, l'enflammé, le violent incompris et idiot.

Toi, et tes démons.
Moi, et les miens.

Et pourtant, même si tout avait démarré sur un circuit pour le moins huileux, je m'étais moi-même étonné de ce que nous avions réussi à créer. Qui aurait imaginé qu'en réussissant l'exploit d'outre-passer mes limites, nous passions aussi les tiennes ? Ces barrières personnelles nous protégeant du reste du monde. Nous vouant à un univers qui nous étaient propre, à chacun, comme pour s'épargner sois-même à la douleur produite par la réalité. Mais malgré tout, malgré tout ça, malgré ton regard lointain, tes gestes étranges - tumultueux - hésitants - fous. Malgré ta façon d'être, parfois, avec moi comme si j'en étais un autre. Je n'en restais pas moins l'une de ces personnes uniques au Monde, réussissant si bien à te faire plier sous notre bon vouloir. Même malgré ton subconscient si farouche. Au point même de me laisser espérer bon nombre de choses aussi futiles qu'improbable. Impossible. Inimaginable. ou peut-être trop - imaginable. N'avais-tu donc pas remarqué mes oeillades quelque peu trop insistantes ? Insolentes. Celles qui t'inspectaient des pieds à la tête, t'analysant, te dévêtant presque. Tentant si stupidement de te mettre la puce à l’oreille ... N'avais-tu donc pas remarqué mes sourires trop chauds, mes mimiques pleines de non-dits, mes gestes comme abusifs envers ta personne ... J'avais beau m'assurer que cela, ce hic, ce problème, venait en réalité de toi - et non pas que petit à petit, je débloquait complètement - rien n'y faisait. Et, finalement, au fil du temps, le doute s'était éveiller. S'insinuant en moi comme le pire des virus. Se frayant une place de choix jusqu'à mon cerveaux tout aussi libertin que ta libido, pour m'asphyxier de cette dure réalité. Je voulais. Je, te, voulais. Toi et tout ce que tu représentais. Toi et toutes ces question suspendues à ton être comme la plus véloce des camisoles. Toi, et ce petit être fragile que tu refaisant remonter en moi.

Mais, de la même manière, je ne pouvais m’empêcher de te repousser.
De repousser ses envies si peu catholiques.
De rester digne dans ce monde de folie.
De me voiler la face.
D'ignorer.

Et tout ça, en partit pour un unique détail me rattachant encore maladroitement à la réalité folle furieuse : Celle de te savoir de trois ans mon aîné. Pas que cet écart certain entre nous - pas que sombrer sous l'attirance qui se produisait peu à peu entre nous - pas que se laisser aller sous cette tension que nous devions bien avouer sexuelle, nous cajolant de son emprise, ne me faisait peur ou ne m'était écœurante. Non. Mais comment accepter une telle chose avec toi ? Toi qui me paraissais si frêle, si désirable. Et cette voix logée au fin fond de mon subconscient, n'aillant de cesse de me rappeler à l'ordre. Parce qu'une fois dressé sur tes deux jambes, me surplombant de tes sept petits centimètres de trop, tu avais le don de faire éclater en millions d'éclats ces petits espoirs futiles me hantant. Petit million d'éclats qui avaient tant de mal à se reconsolider par la suite.

Resserrant ma prise tout autour de ton corps, je te ramenais lentement contre moi, comme si cela pouvait t'enchaîner à jamais dans cette étreinte intime et sécurisante. Comme si cela pouvait me garder, moi, du désespoir prochain. Ce sentiment ravageur que chaque geste superflus à tes yeux pouvaient engendrer chez moi. Juste pour me préserver, moi. Mais, la réalité réussi toujours à nous rattraper, n'est-ce-pas ? C'est elle, le maître de la farce. Et cette sécheresse au niveau de ma gorge, cette sensation inquisitrice au creux des reins ... prouvait t-elle pas si bien que tout cela n'était pas saint ?
« — Je, hum, tu, enfin ... soudainement éprit par ce sentiment de crainte vis-à-vis des conséquences désastreuses qui allait, surement, bientôt voir le jour ; j'entrepris maladroitement de me racler la gorge, reprenant d'une voix plus assurée : Je suis un peu shooté avec c'que m'a refilée la vieille, il serait peut-être plus sage de, hum, de ... un ange passa, puis un autre. Mes bras toujours serrés autour des tiens, si contradictoires avec mes dires. Tu ferait mieux de t'éloigner un peu. Avant que je ne réponde plus de rien. »

Mes membres crispés autour de ton être, je me contentais de reprendre un semblant d'assurance, relevant alors mes yeux vers les tiens. Un rire jaune, maladroit, comme hystérique - bien mal refoulé, m'échappa. Cachant mon sentiment d'incertitude. Finalement, j'aurais été pris de cette fâcheuse impression de perdre pied, que cela ne m'aurait pas étonné plus que cela ... Et comme j'aurais voulus pouvoir mettre mes songes inavouables et mon attitude étrange sur le compte de mon mal de mer aillant refait surface quelque minutes plus tôt ... Reporter tout cela sur ce calmant puéril que je venais d'ingurgiter. Mais qu'en avais-tu donc à foutre, au juste ? Toi ?

Et ce regard insupportable à jamais braqué sur moi.
Et ce sentiment enfouis en moi.

Je te voulais, toi et tous tes défauts. Tout ce qui faisait qu'aviver un peu plus ton charme. Ce qui me faisais que plus craquer encore.
« — Je, crois, que je déraille. là, murmurais-je les dents serrées, refoulant ce tumultueux tourbillon de sensations inquisitrices au plus profont de mon être. »
Non, je ne lâcherais pas prise. Pas maintenant.
Pas si vite. Pas face à toi.
Pas face à lui.



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MessageSujet: Re: #leave me alone {JASPER}   Sam 16 Juin - 21:29

édit Jhø ➳ AZY. J'VAIS ME PENDRE AVEC MES POST's DE OUF. D;
J'AI FAIS ÇA AU FEELING. DÉSOLÉ POUR L'ATTENTE, me dis pas que jt'ai loupée ! ;w;
(hm, j'espère que ça ira, si c'est trop hard ou autre dis-le moi et j'éditerais. J'ai pas mal fait avancé l'truc, en essayant de pas trop toucher/utiliser ton perso. ~
Mais, sérieusement, si ça colle pas, que tu pige pas, ou autre ... fais moi signe.
)


Jhø & Cain
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« J'aurais peut-être pas dû. J'aurais peut-être pas dû. J'aurais peut-être pas dû, mais ...
Je ne suis pas raisonnable.
»
Et alors, tout se passât très vite. Trop vite. Si rapidement qu'aucun des deux n'auraient pu se rendre compte de la situation avant que les rôles ne soient échangés. Parce que, Jasper savait. Il savait que son vis-à-vis tant désiré, là, le surplombant et aillant soudainement mit fin au baiser venait de tenter le tout pour le tout. Ouvrant le bal des hostilités si sexuellement frustrantes mais tout aussi excitantes. Il venait de lui laisser cette unique chance qu'il n'aurait, surement, jamais plus. Il savait. Tout comme il savait que s'il ne prenait pas les choses en main dans le futur proche, s'il ne prenait pas tout bonnement le contrôle là, maintenant et s'il ne renversait pas la situation ... alors tous ses rêves fugaces, tous ces fantasmes fous, partiraient en fumée d'un même geste. Mais, il le fit. Il forçat sur les engrenages de cette grande roue que représentait le hasard et la chance. Il poussa cette dernière que, pourtant, il ne faut Ô grand jamais malmenée. Et arquant le dos pour coller un peu plus son torse à celui du jeune androgyne le surplombant, ce jeune idiot aux regard azur comme la mer d'été et appréciateur, grand ouvert sur ce spectacle pour le moins spectaculaire ; prit possession des doigts emprisonnant son menton depuis à peine une dizaine de secondes. Tirant dessus, il colla lentement ses lèvres contre leurs jumelles avec une infinie délicatesse. Prenant soin d'apprécier l'espace d'un instant la respiration rapide balayant son visage. Collant un peu plus ses lèvres à chaque seconde, plus rien ne comptait plus. Ni ce lit inconfortable sous son large dos, ni la porte entrouverte sur l'extérieur, ni même cet univers d'où prônait un fond sonore doux de pas et de murmures échangés. Plus rien. Juste ce touché intime, passionnel, farouche qu'il poussait à son paroxysme. Juste cet homme sur lui. Juste ces pulsions passionnelles. Juste ces sentiments le prenant aux tripes.

Et lorsqu'il sentit la fin arrivée et Cain s'éloigner, alors il fit la plus belle bourde de toute sa vie.
« — C'est trop tard, Cain. Qu'il disait de son ton si sérieux. »

Raffermissant son emprise sur ce poignet si gracile, il laissa échapper un grondement suivit d'un « tss, tss, tss » si mauvais, si froid, que l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un tout autre gosse. Il inter-changea les rôles d'une pulsion dure et rapide, clouant son unique proie dos au matelas comme il l'avait été lui-même quelques instants plus tôt. Plus, jamais. Plus jamais il ne se laisserait avoir. Plus jamais il ne laisserait passer une aubaine pareille. Plus jamais il ne jouerait les bons potes dans l'espoir que cela lui suffirait. Plus jamais. Mais, les songes étaient simplistes. Et même s'il y croyait infiniment en ce moment même, il savait quelque part - au tréfonds de son crâne - que l'euphorie passée il redeviendrait le sympathique Jasper protecteur et si jeune. Il savait qu'il en serait réduit à la routine habituelle. A aller se farcir d'autres cul, en partie pour le simple plaisir de ne plus ressentir ce manque si fort. Pour ne plus ressentir son self-contrôle se craqueler indéniablement. Mais il avait toujours été comme cela, Jasper. A vouloir ce qu'il ne pouvait pas avoir. Il était comme ça, Jasper.
Trop con.

Et la Vie repris son itinéraire nouvellement trafiqué. La bouche vorace conquit les lèvres délicates, une paume enserrant sa consœur, mêlant leurs doigts, à quelques centimètres de la tête blonde collée au lit. L'autre main s'évertuant à caresser les traits aquilins de ce dernier à la limites de la soumission. Ou peut-être était-ce simplement parce qu'il n'avait pas encore prit pleinement conscience de l'étendue et du revirement que prenait la situation ? Mais qu'en avait-il à foutre, lui, cet autre homme abusif qui se complaisait tellement dans celle-ci. Au point même de sentir ses vêtements devenir trop serrés et d'en devenir si réceptif que chaque geste en devenait que plus jouissif encore. Ce tyran d'un instant, éperdu dans les méandres de l'excitation. Les ressentis aussi divers et variés se propageant soudainement en lui lui dictait mille et une action extrêmes qu'il regretterait par la suite.

Détachant leurs lèvres pour mieux revenir à la charge, cette langue mutine tentant indéniablement de forcer les barrières opposées, les yeux vivement fermés pour ne pas avoir à supporter un quelconque regard perdu ou emplis de reproche ... la situation avait beau l'angoisser outre mesure, de par le fait qu'il avait lui-même pleinement conscience de l'excès qu'il poussait un peu plus de minutes en minutes, il ne pouvait empêcher son excitation d'en être que plus attisée encore. L'idée que cela pourrait lui valoir gros ne le malmenait même plus alors que son corps échauffé se collait furieusement à celui de Cain. Cain, Cain, Cain. Fruit défendu dans lequel il venait, justement, de mordre. Fait qui le promettait à un avenir périlleux. Peut-être même de souffrance. Mais les sensations étaient plus fortes que tout.
Plus fortes qu'avec tous les autres.

Se décollant quelque peu de son « partenaire » pour tenter de reprendre un semblant d'oxygène, il ancra subitement son regard dans celui couleur miel. Tout à cet instant criait à Cain de ne pas le repousser. De ne pas gâcher cet unique instant, même si celui-ci devait être le dernier. De ne pas se dégager, de ne pas se braquer contre lui. Ne serait-ce que pour sa bonne santé physique et future. Sa main libre repassant indéfiniment sur les traits si fins, comme dans un espoir vain de s'en imprégner, de les mémoriser, Jasper esquissât un unique sourire indulgent. Doux. Son coeur battant à tout rompre lui martelait la poitrine avec une telle violence qu'il n'en aurait pas été étonné que Cain le ressente lui-aussi. Il aurait aimé lui dire qu'il arrêtait tout, qu'ils arrêtaient là, que c'était finit, qu'il était de nouveau libre. Mais, ne serait-ce que pour sa simple petite personne, il ne pouvait guère si résoudre. Et à quoi bon ? Pour laisser cet homme avachie sous lui en proie à la douleur qui l'avait amené en ces lieux ? Et reportant son attention à ce regard plus expressif que jamais, les iris azurée se durcirent, les traits se muant soudainement en une mimique furieuse. Seul face à ce regard profond, Jasper repassa à l'attaque plus remonté que jamais. Plus bestial encore.

Rapprochant son visage fin de l'oreille du second blondi, il ne pu se retenir de lui glisser ces quelques mots enragés, les ponctuant d'une caresse langoureuse de sa langue sur le lobe tentateur. « — Ne t'avise même pas à nous confondre. A me prendre pour lui ... Murmura t-il haineusement. » Mais aussi éperdu et con qu'il pouvait l'être, Jasper savait que malgré les limites qu'il venait d'enfreindre un peu plus tôt, la situation n'était pas encore hors de contrôle. Irrattrapable. Et même s'il devait se contenter de quelques baisers volés, alors il s'en contenterait. Sans plus tenter le Diable.
Du moins, c'est se dont il se persuada quelques instants.
Car il espérait avoir asses de self-contrôle pour cela.

Reprenant cette bouche aguicheuse, la langue inquisitrice revenant à la charge, il lança un dernier coup d'oeil en biais au plus âgé. Alors, la vérité lui sauta aux yeux. Quoiqu'il fasse, jamais, non jamais, il ne gagnerait contre cet homme X qui l'avait visiblement précédé. La pensée que les hommes pouvaient se montrer encore plus niais que n'importe quelle écolière lui traversa l'esprit, et c'est prit d'une pulsion suicidaire qu'il abattit sa main libre sur le regard mielleux. Car, s'il ne pouvait avoir l'avantage, même si Cain s'imaginait être cajoler par un autre que lui, finalement Jasper préférait cela que de se faire repousser. Du moins, pour l'instant. Et tant pis pour le reste, pour la tristesse prochaine. Il en profiterait quand même. Et pourtant. Finalement. Comme il aurait tout donner pour un unique « je te vois », aussi con que cela puisse paraître.

Et ce prénom murmuré contre son épaule un peu plus tôt.
Et cette haine si violence à son égard ...

Mais plus rien ne comptait plus que son petit confort.

Parce qu'au fond, Jhø n'est qu'un salopard d’égoïste.
Et cela ne risquait pas de changer.



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