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 Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Mar 2 Avr - 1:39

édit INK
Bon, on conviendra que chacun son niveau, ma poule.
(j'en ai presque honte, mais c'est pratiquement un remise au rp là)


Ganymède & Ink
« Ce soir-là, assis dans un bunker à l'extrême est de la base, j'imaginai ma mort sous toutes ses coutures. Je sirotai une bouteille de Royal Horse et regardai par l'entrée circulaire du conduit les immeubles et les minarets se teinter de violet et de noir au fil de la nuit. J'envisageai tout. »

.




« Doux Jésus, depuis quand tombe t-il des anges ? murmurais-je comme pour moi même, l'esprit carburant à cent à l'heure. Sous mes orbes alarmées une toison blonde se hissa d'elle-même, comme porté par une volonté propre. Et je priais alors Dieu d'avoir eus l'instance de créer des hommes guère si imparfait. Mon irritation s'éleva Arrête donc de beugler, mon gars. Tu pense à quoi en ameutant tout le voisinage ? Tu te rend compte du tapage ? Et lâche cette saloperie de gouttière, tu vas finir par l'arracher ! »
La silhouette svelte se transforma en une demi momie emmaillotée jusqu'à la taille.

Le doux son du silence ambiant t'étourdissait presque, alors que tes deux orbes mielleuses n'avaient de cesse de dévaler chaque paragraphe à la douce allure qui était la tienne. Tu était en ivresse et pas une seule consonance de la minuscule clochette stridente de l'entrée ne t'avait sortir de ta léthargie, aujourd'hui. Un fait tellement rare que tu ne savais plus les apprécier. Comme si, tel un rituel, quelqu'un - n'importe qui, se devait de passer ta porte. C'en était presque obligatoire tant cela semblait couler de source, qu'allait tu donc bien pouvoir faire, toi, seul, entouré de toute cette paperasse comme seule amie ? Le soleil avait beau décliné à l'horizon, ton oeil comme fixe n'avait de cesse de passer et repasser, suivant le même schéma navrant. Pas même la page ne se tournait. Et ce depuis un peu plus d'une heure. Temps pendant lequel tu te rongeais littéralement et mentalement sur place. Qu'allait devenir un vieux papy aux allures trompeuses ? Pour combien de temps encore serait tu là ? Sur cette terre aride, comme ton coeur.







« Doux Jésus, depuis quand tombe t-il des anges ? murmurais-je comme pour moi même, l'esprit carburant à cent à l'heure. »

Parce qu'au fond, Jhø n'est qu'un salopard d’égoïste.
Et cela ne risquait pas de changer.



.

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    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Mar 2 Avr - 22:56

Le soleil trônait aux zénith tout en haut de ce ciel si bleu qu'il t'en crevait presque les yeux. Surplombant ce monde qui n'était pas le tiens, comme il l'aurait fait avec la Terre, ton univers de natalité. Et tu trouvais ça toujours aussi drôle, de voir comment certaines choses pouvaient s'égarer dans le paradoxe le plus grotesque. Comme ces similitudes qui ne t'aidait guère à faire le deuil d'un monde qui t'avais tant fait gerbé par le passé. Un monde dont tu n'arrivais pas à te séparer, un monde terriblement bien ancré dans ton crâne de petit vieux aillant l'âge suffisant pour quatre adolescents.


Il aurait aimé pourvoir s'en vanter, vraiment, de toutes ces étendues verdoyantes, époustouflantes, de toutes ces citées à en couper le souffle. Mais,






















Attendre. Tout ne s'était jamais résumé à bien plus que ce simpliste mot. Laisser le temps s'écouler de lui même, vous filant entre les mains alors que vous ne semblez qu'attendre une chose qui ne viendra jamais. Aurais-tu fais la même erreur si tu avais sus jusqu'où cela t’emmerderait. Te serais-tu pris en main, bravant tous ces préjugés qui, jusque là, avait été pour toi une si belle muselière ? Non, bien-sur que non. Mais tu te complais à le penser. Tu te dis que, s'il avaient mentionner tout ce temps de vie rallonger, tu ne serait pas venu, tu n'aurais pas accepté. Mais tu sais que trop bien que c'est faut. Parce que tu est fragile. Trop fragile.

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Niwie en Or et Femme de BATMAN
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MessageSujet: Re: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Dim 7 Avr - 15:29

Voyou-voyelle


Les glaçons à demi immergés ricochèrent contre leurs semblables, tintant légèrement dans leurs rencontres contre les parois translucides les confinant dans cette substance ambrée et douceâtre. Le bruit, pareil à celui d'une clochette malmenée par un vilain matou, semblait se répercuter en notre aiguës et régulières, léchant les murs de l'habitacle usé. Partout, une odeur d'agrumes embaumait le moindre mètre carré, remontant ces souvenirs d'étés où les anciens sirop étaient concoctés avec amour. Une unique silhouette mouvante arpentait les lieux, virevoltant oisivement entre les étagères comme s'il lui eus été tout à fait naturel. Le pas léger et les claquement de ses talons hauts, contre le sol pourtant drapé d'une magnifique tapisserie, rythmait le silence reposant de la belle échoppe. Parfois, le bruit mat d'une reliure s'écrasant face contre terre venait briser l'agréable boucle infernale, suivi de peu par un rire aucunement cristallin, fatalement trop grave pour appartenir à toute quelconque demoiselle digne de ce nom. Alors, comme si l'auteur avait eus la même réflexion, le gloussement mourrait brusquement. Comme s'il avait été la preuve irréfutable d'un terrible aveux, tare d'une désillusion parfaite. Mais déjà la dentelle repartait dans son tour semblant sans fin, tout en bruissement d'étoffe, virevoltant de toute sa longueur à quelques centimètres du parquet resplendissant le cirage frai et impeccable.

Il aurait été simpliste pour toute personne normalement constituée de trouver cet accoutrement on ne peu plus nuisible, dangereux et futile dans un tel lieux. Mais, toi, toi du haut de ton petit mètre soixante à peine, toi et ta chevelure digne de la plus réelle Rapunzel que ce monde puisse connaitre mais tout aussi futile que le reste, toi du haut de tes soixante piges qui te sauterais bientôt à la gueule, toi, toi tu t'en branlais. Sévèrement. Tu as toujours estimé avoir asses vécu, du moins suffisamment de crasse pour te permettre de telles extravagances. Et tes proches le savaient tout aussi bien que toi. Alors, à jamais comme au premier jours, tu n'as jamais cessé de relever les épaules fièrement, comme pour cracher à la gueule du Monde son injustice. Et tu te rend bien compte que, au même titre que tout ces autres pullulant dans ce monde inimaginable, tu n'as jamais été rien de plus qu'une pauvre petite brebis galeuse parmi tant d'autre, infiniment banale pour accepter la facilité quand elle s'est présenté à toi ; infiniment différent pour attiser cette flamme langoureuse de dégout et de pensées suicides. Ton crime en aura été la preuve, mais peut-on vraiment appeler cela un crime ? Au fond de toi, tu sais bien que non. Peut importe où tu ira, personne ne te retiendra. Parce que tu n'es que l'un des trop nombreux dindons de cette farce. immondice.

« Fall down seven times, stand up eight, hein. Foutaises, murmuras-tu, le timbre reflétant ton état d'esprit pas franchement rose. »

Marchant d'une allure altière vers le comptoir, tu ne pris même pas la peine de remettre à sa place les bouquins esquissant des écarts périlleux vers la moquette qu'il ne rateraient sans doute pas. Et nul doute que si tu n'étais pas dans une telle humeur, tes petites manies de perfectionniste t'auraient rattrapées en moins de temps qu'il en faut pour le dire.

Mais qui pouvait-il bien être ?
Seul l'avenir te le diras.

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MessageSujet: Re: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Lun 8 Avr - 22:20

Voyou-voyelle


Les glaçons à demi immergés ricochèrent quelque peu contre leurs semblables, tintant légèrement dans leurs confrontations contre les parois translucides les confinant dans cette substance ambrée et douceâtre. Le bruit, pareil à celui d'une clochette malmenée par un vilain matou, semblait se répercuter en notes aiguës et irrégulières, léchant maladroitement les murs de l'habitacle usé. Partout, une odeur alléchante d'agrumes semblait comme embaumer le moindre mètre carré, faisant remonter chez chacun ces souvenirs d'étés où l'on concoctait ces vieux sirops avec amour. Dans ce silence presque religieux, une unique silhouette mouvante arpentait frénétiquement les lieux, virevoltant oisivement entre les étagères bardées d'écrits en tout genre, comme si ce simple fait lui eus été tout à fait héréditaire. Le pas léger et les claquement de ses talons hauts contre le sol pourtant drapé d'une magnifique tapisserie semblant incontestablement couteuse, rythmait cette absence de bruit reposant et si caractéristique de la ravissante échoppe.

Parfois, le bruit mat d'une reliure s'écrasant face contre terre venait briser l'agréable boucle infernale, suivi de peu par un rire aucunement cristallin, fatalement trop grave pour appartenir à toute quelconque demoiselle digne de ce nom. Alors, comme si l'auteur avait eus la même réflexion, le gloussement mourrait brusquement. Comme s'il avait été la preuve irréfutable d'un terrible aveux, tare d'une désillusion parfaite. Mais déjà la dentelle repartait dans son tour semblant sans fin, tout en bruissement d'étoffe, virevoltant de toute sa longueur à quelques centimètres du parquet resplendissant le cirage frai et impeccable.

Il aurait été simpliste pour toute personne normalement constituée de trouver cet accoutrement on ne peu plus nuisible, dangereux et futile dans un tel lieux. Mais, toi, toi du haut de ton petit mètre soixante à peine, toi et ta chevelure digne de la plus réelle Rapunzel que ce monde puisse connaitre mais tout aussi futile que le reste, toi du haut de tes soixante piges qui te sauterais bientôt à la gueule, toi, toi tu t'en branlais. Sévèrement. Tu as toujours estimé avoir asses vécu, du moins suffisamment de crasse pour te permettre de telles extravagances. Et tes proches le savaient tout aussi bien que toi. Alors, à jamais comme au premier jours, tu n'as jamais cessé de relever les épaules fièrement, comme pour cracher à la gueule du Monde son injustice. Et tu te rend bien compte que, au même titre que tout ces autres pullulant dans ce monde inimaginable, tu n'as jamais été rien de plus qu'une pauvre petite brebis galeuse parmi tant d'autre, infiniment banale pour accepter la facilité quand elle s'est présenté à toi ; infiniment différent pour attiser cette flamme langoureuse de dégout et de pensées suicides. Ton crime en aura été la preuve, mais peut-on vraiment appeler cela un crime ? Au fond de toi, tu sais bien que non. Peut importe où tu ira, personne ne te retiendra. Parce que tu n'es que l'un des trop nombreux dindons de cette farce. immondice.

« Fall down seven times, stand up eight, hein. Foutaises, murmuras-tu, le timbre reflétant ton état d'esprit pas franchement rose. »

Marchant d'une allure altière vers le comptoir, tu ne pris même pas la peine de remettre à sa place les bouquins esquissant des écarts périlleux vers la moquette qu'il ne rateraient sans doute pas. Et nul doute que si tu n'étais pas dans une telle humeur, tes petites manies de perfectionniste t'auraient rattrapées en moins de temps qu'il en faut pour le dire.

Mais qui pouvait-il bien être ?
Seul l'avenir te le diras.

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MessageSujet: Re: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Mar 9 Avr - 8:27

édit INK
Bon, on conviendra que chacun son niveau, ma poule.
(j'en ai presque honte, mais c'est pratiquement un remise au rp là)



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« Ce soir-là, assis dans un bunker à l'extrême est de la base, j'imaginai ma mort sous toutes ses coutures. Je sirotai une bouteille de Royal Horse et regardai par l'entrée circulaire du conduit les immeubles et les minarets se teinter de violet et de noir au fil de la nuit. J'envisageai tout. »

.


Les glaçons à demi immergés ricochèrent quelque peu contre leurs semblables, tintant légèrement dans leurs confrontations contre les parois translucides les confinant dans cette substance ambrée et douceâtre. Le bruit, pareil à celui d'une clochette malmenée par un vilain matou, semblait se répercuter en notes aiguës et irrégulières, léchant maladroitement les murs de l'habitacle usé. Partout, une odeur alléchante d'agrumes semblait comme embaumer le moindre mètre carré, faisant remonter chez chacun ces souvenirs d'étés où l'on concoctait ces vieux sirops avec amour. Dans ce silence presque religieux, une unique silhouette mouvante arpentait frénétiquement les lieux, virevoltant oisivement entre les étagères bardées d'écrits en tout genre, comme si ce simple fait lui eus été tout à fait héréditaire. Le pas léger et les claquement de ses talons hauts contre le sol pourtant drapé d'une magnifique tapisserie semblant incontestablement couteuse, rythmait cette absence de bruit reposant et si caractéristique de la ravissante échoppe.

Parfois, le bruit mat d'une reliure s'écrasant face contre terre venait briser l'agréable boucle infernale, suivi de peu par un rire aucunement cristallin, comme fatalement trop grave pour appartenir à toute quelconque demoiselle digne de ce rang. Alors, comme si l'auteur en était venu à la même réflexion, le gloussement mourrait brusquement comme il avait commencé. Comme s'il avait été la preuve irréfutable d'un terrible désaveux. Tare d'une désillusion parfaite. Ou imparfaite. Mais déjà, la dentelle repartait dans son grand huit, boucle infernal sans fin, se mouvant en bruissements d’étoffe froissée, tourbillonnant de toute sa longueur à quelques centimètres du parquet suant le cirage frais et resplendissant impeccablement.

Il aurait été fort simpliste pour toute personne normalement constituée de trouver cet accoutrement on ne peut plus nuisible, dangereux voir futile en un tel lieux. Mais, toi, toi du haut de ton petit mètre soixante et quelques, toi et ta crinière digne de la plus véridique des Rapunzel que ce nouveau monde ne puisse connaitre - mais tout aussi futile que le reste, toi du haut de tes soixante piges qui te sauterais bientôt à la gueule, toi et tes deux orbes mielleuses reflétant tant de non dits et de douleurs liés à des temps déchus - trop lointains pour tout mortel, toi, toi tu t'en branlais. Incontestablement, sévèrement. Et tu as toujours estimé avoir asses de vécu derrière toi - ou tout du moins suffisamment de crasse offertes par la Vie - pour te permettre de telles extravagances. Parce que, quelque part, c'était ta façon de rebeller contre un amalgame te dépassant si incontestablement. Comme un homme de risque aurait jouer sa dernière carte, unique atout, au poker. Et tu savais aussi que tes proches en avaient connaissance tout comme toi. Alors, à jamais comme au premier jours, tu n'as jamais cessé de relever tes frêles épaules fièrement, comme pour cracher à la gueule du Monde ses injustices. Parce que tu te rend bien compte que, au même titre que tous ces autres pullulant sur ces mêmes terres que toi, tu n'as jamais été rien de plus qu'une pauvre petite brebis galeuse, une parmi tant d'autres, infiniment banale pour accepter la facilité lorsqu'elle se présenta à toi. Mais indéniablement différent, asses pour attiser cette flamme langoureuse de dégout et ces pensées suicidaires que les autres n'avaient pas. Cette ardeur qui semble te faire pousser des ailes de colombe blanche dans le dos. Mais, ta véritable nature humaine n'aura de cesse de te rattraper au galop. Ton crime passé en sera à jamais la preuve. Mais peut-on vraiment appeler cela un crime ? Au fond de toi, tu sais bien que non. Peut importe où le vent te portera, où tu daigneras aller, personne ne te retiendra. Parce que tu n'es que l'un des trop nombreux dindons de la farce. De cette farce. immondice intemporelle.

« Fall down seven times, stand up eight, hein. Foutaises d'un autre genre, murmuras-tu, le timbre reflétant ton état d'esprit pour le moins revêche. »

Écrasant la matière duveteuse de ton allure altière, tu ne pris guère la peine de remettre les bouquins esquissant des écarts périlleux vers la moquette qu'ils ne rateraient sans doute pas, à leurs places attitrées par tes bons soins. Et nul doute que si une telle humeur ne te taraudait pas, tes petites manies de perfectionniste invétéré t'auraient dors et déjà rattrapées sans plus de cérémonie. Mais, déjà, ta main délicate remontait la planche de bois massif délimitant à elle seule le comptoir du reste de ta petite merveille d'échoppe. Passant derrière le présentoir, fulminant intérieusement contre une fatalité qui semblait te coller durement à la peau, tu te pris à laisser vagabonder ton regard torve sur les quelques lignes représentant tes relevés en tout genre. La coupe, unique verrerie inestimable et précautionneusement sculptée, n'eus même pas fait le quart du cheminement jusqu'à tes lippes pulpeuses, qu'un fracas à en faire retourner les morts dans leurs tombes, retentit. Tendu tel un arc bandé ou un chaton apeuré, il te fallut bien quelques minutes avant de songer à la provenance d'un tel tapage. Et c'est au pas de course que tu passait le palier, ne prêtant aucune attention à la planchette de bois s'écrasant durement contre le coin du plan de travail, ni à la félure ornant admirablement la verrerie couteuse. Ce ne fut qu'une fois sur les dalles inégales ornant le trotoir usé que tu t'arrêta net. Un grincement sinique t'échappa, tel un son guttural, devant un tel spectable totalement gratuit.

« Doux Jésus, voilà qu'il nous tombe des anges ! blasmodias tu à mi-voix, comme pour toi même. Nul doute que ton esprit, à la fois ici et à mille lieux de là, n'avait de cesse de carburer à cent à l'heure. Sous tes orbes alarmées une toison blonde se hissa d'elle-même, comme portée par sa volonté propre, vers le corps à semi pendant, offrandre au vide. Bientôt entourée par un nombre incalculable de mèches couleur blé. Toi, tu ne semblait guère enclin à esquisser un seul geste, priant alors toutes divinités confondues d'avoir agréées à créer des hommes point si imparfait dans ce monde là. Puis, comme sortant des profondeur de ton être, ton irritation s'éleva : Par tous les diables ! Arrête donc de beugler comme ça, mon gars. Tu pense à quoi en ameutant tout le voisinage ? Tu te rend compte du tapage ? Et lâche cette saloperie de gouttière, tu vas finir par l'arracher ! »

La silhouette svelte se transforma brusquement en une momie emmaillotée de fils d'or. Un laps de temps te semblant interminable s'écoula, puis le corps aux airs bien frêles s'échoua quelque peu rudement sur les pavés noircis par l'usure du temps. Alors que l'énergumène fraichement pêchée reprenait visiblement ses esprits à quelques pas de ta porte, toi, tu n'avais de cesse de le dévorer des yeux. Sans gène aucune. Ton regard inquisiteur semblait le scanner du haut jusqu'en bas, s'attardant un instant sur son visage aux traits jeunôts, sur sa touffe revèche et tout aussi blondie que la tienne ainsi que sur son allure aux frontières de l'androgyne qui ne t'étais pas totalement inconnu. Tes pensées n'avaient de cesse de faire les cent tours, tentant de remettre un peu d'ordre dans ces évènements encore frais, mais n'y arrivant non sans mal. Esquissant un haussement de sourcil, grinçant des dents avec une irritation non fainte, tu ne pu retenir une oeillage critique vers la toiture de ton petit trésor, escomptant mentalement les dégâts. Puis, tes talons hauts recommençèrent leurs sec refrains sur le chemin dallé, alors que de ton allure princière tu le repris à l'inverse, le rebroussant sans plus esquisser le moindre regard en arrière - bien que lançant tout de même quelques mots à ton nouvel interlocuteur.

« Les remerciements, questions et autres joyeusetés, c'est à l'intérieur. Un ange passât J'aimerais m'éviter les regards indiscrets vois tu, alors tu rentre sans faire d'histoire, ou tu reprend ton chemin en évitant mes tuiles à l'avenir. Capich ? »

Le passage du clair à l'obscure aurait eus de quoi faire plisser tes petits yeux si tu n'avais pas la force de l'habitude jouant en ta faveur. Ton pas mesuré, ni trop lent ni asses rapide pour perdre quiconque dans les délales de ta librairie, tu te dirigeais nouvellement vers le débarras. Pointant l'une des quatre chaises dréssées à égales distances les unes des autres autour d'une table ronde en chêne - autentique réplique de la Table Ronde, tes dents se refermèrent enxieusement sur ta lèvre inférieure. Il te fallut bien quelques gesticulement périlleux, hisser sur la pointe de tes chaussures acrobatiques, pour finalement atteindre la boite de Pandore. Puis, posant délicatement celle ci au beau milieu de la table, tu pris place en face de ton mystérieux visiteur. D'un geste précis la boite de premier secours fut ouverte, puis tournée vers le blondi, ton esprit carburant à t'en vriller les tympans. Des question telles que "nom, prénom, alibi, ou encore emploi" te taraudaient, mais un unique et simpliste « Un mot pour votre défance ? » franchit tes lèvres. Lèvres bientôt ourlées d'un fin sourire lorsque tu remarqua enfin que ta dernière interrogation mentale n'avait plus lieu d'être, tout autant que ce petit point irritable dont tu n'avais de cesse d'essayer d'éclaircir jusqu'ici.

Qu'est-ce-que le poinçonneur de billet venait donc foutre sur - et depuis peu sous - ton toit ?
Cela, seul l'avenir te le diras.



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MessageSujet: Re: Voyou-voyelle ▬ & Ink [EN COURS]   Mar 9 Avr - 8:27

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Bon, on conviendra que chacun son niveau, ma poule.
(ça aura été looong, et je m'excuse, c'est que ça se pond pas comme ça, pour moi.)

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Les glaçons à demi immergés ricochèrent quelque peu contre leurs semblables, tintant légèrement dans leurs confrontations contre les parois translucides les confinant dans cette substance ambrée et douceâtre. Le bruit, pareil à celui d'une clochette malmenée par un vilain matou, semblait se répercuter en notes aiguës et irrégulières, léchant maladroitement les murs de l'habitacle usé. Partout, une odeur alléchante d'agrumes semblait comme embaumer le moindre mètre carré, faisant remonter chez chacun ces souvenirs d'étés où l'on concoctait ces vieux sirops avec amour. Dans ce silence presque religieux, une unique silhouette mouvante arpentait frénétiquement les lieux, virevoltant oisivement entre les étagères bardées d'écrits en tout genre, comme si ce simple fait lui eus été tout à fait héréditaire. Le pas léger et les claquement de ses talons hauts contre le sol pourtant drapé d'une magnifique tapisserie semblant incontestablement couteuse, rythmait cette absence de bruit reposant et si caractéristique de la ravissante échoppe.

Parfois, le bruit mat d'une reliure s'écrasant face contre terre venait briser l'agréable boucle infernale, suivi de peu par un rire aucunement cristallin, comme fatalement trop grave pour appartenir à toute quelconque demoiselle digne de ce rang. Alors, comme si l'auteur en était venu à la même réflexion, le gloussement mourrait brusquement comme il avait commencé. Comme s'il avait été la preuve irréfutable d'un terrible désaveux. Tare d'une désillusion parfaite. Ou imparfaite. Mais déjà, la dentelle repartait dans son grand huit, boucle infernal sans fin, se mouvant en bruissements d’étoffe froissée, tourbillonnant de toute sa longueur à quelques centimètres du parquet suant le cirage frais et resplendissant impeccablement.

Il aurait été fort simpliste pour toute personne normalement constituée de trouver cet accoutrement on ne peut plus nuisible, dangereux voir futile en un tel lieux. Mais, toi, toi du haut de ton petit mètre soixante et quelques, toi et ta crinière digne de la plus véridique des Rapunzel que ce nouveau monde ne puisse connaitre - mais tout aussi futile que le reste, toi du haut de tes soixante piges qui te sauterais bientôt à la gueule, toi et tes deux orbes mielleuses reflétant tant de non dits et de douleurs liés à des temps déchus - trop lointains pour tout mortel, toi, toi tu t'en branlais. Incontestablement, sévèrement. Et tu as toujours estimé avoir asses de vécu derrière toi - ou tout du moins suffisamment de crasse offertes par la Vie - pour te permettre de telles extravagances. Parce que, quelque part, c'était ta façon de rebeller contre un amalgame te dépassant si incontestablement. Comme un homme de risque aurait jouer sa dernière carte, unique atout, au poker. Et tu savais aussi que tes proches en avaient connaissance tout comme toi. Alors, à jamais comme au premier jours, tu n'as jamais cessé de relever tes frêles épaules fièrement, comme pour cracher à la gueule du Monde ses injustices. Parce que tu te rend bien compte que, au même titre que tous ces autres pullulant sur ces mêmes terres que toi, tu n'as jamais été rien de plus qu'une pauvre petite brebis galeuse, une parmi tant d'autres, infiniment banale pour accepter la facilité lorsqu'elle se présenta à toi. Mais indéniablement différent, asses pour attiser cette flamme langoureuse de dégout et ces pensées suicidaires que les autres n'avaient pas. Cette ardeur qui semble te faire pousser des ailes de colombe blanche dans le dos. Mais, ta véritable nature humaine n'aura de cesse de te rattraper au galop. Ton crime passé en sera à jamais la preuve. Mais peut-on vraiment appeler cela un crime ? Au fond de toi, tu sais bien que non. Peut importe où le vent te portera, où tu daigneras aller, personne ne te retiendra. Parce que tu n'es que l'un des trop nombreux dindons de la farce. De cette farce. immondice intemporelle.

« Fall down seven times, stand up eight, hein. Foutaises d'un autre genre, murmuras-tu, le timbre reflétant ton état d'esprit pour le moins revêche. »

Écrasant la matière duveteuse de ton allure altière, tu ne pris guère la peine de remettre les bouquins esquissant des écarts périlleux vers la moquette qu'ils ne rateraient sans doute pas, à leurs places attitrées par tes bons soins. Et nul doute que si une telle humeur ne te taraudait pas, tes petites manies de perfectionniste invétéré t'auraient dors et déjà rattrapées sans plus de cérémonie. Mais, déjà, ta main délicate remontait la planche de bois massif délimitant à elle seule le comptoir du reste de ta petite merveille d'échoppe. Passant derrière le présentoir, fulminant intérieurement contre une fatalité qui semblait te coller durement à la peau, tu te pris à laisser vagabonder ton regard torve sur les quelques lignes représentant tes relevés en tout genre. La coupe, unique verrerie inestimable et précautionneusement sculptée, n'eus même pas fait le quart du cheminement jusqu'à tes lippes pulpeuses, qu'un fracas à en faire retourner les morts dans leurs tombes, retentit. Tendu tel un arc bandé ou un chaton apeuré, il te fallut bien quelques minutes avant de songer à la provenance d'un tel tapage. Et c'est au pas de course que tu passait le palier, ne prêtant aucune attention à la planchette de bois s'écrasant durement contre le coin du plan de travail, ni à la fêlure ornant admirablement la verrerie couteuse. Ce ne fut qu'une fois sur les dalles inégales ornant le trottoir usé que tu t'arrêta net. Un grincement cynique t'échappa, tel un son guttural, devant un tel spectacle totalement gratuit.

« Doux Jésus, voilà qu'il nous tombe des anges ! blasmodias tu à mi-voix, comme pour toi même. Nul doute que ton esprit, à la fois ici et à mille lieux de là, n'avait de cesse de carburer à cent à l'heure. Sous tes orbes alarmées une toison blonde se hissa d'elle-même, comme portée par sa volonté propre, vers le corps à semi pendant, offrande au vide. Bientôt entourée par un nombre incalculable de mèches couleur blé. Toi, tu ne semblait guère enclin à esquisser un seul geste, priant alors toutes divinités confondues d'avoir agréées à créer des hommes point si imparfait dans ce monde là. Puis, comme sortant des profondeur de ton être, ton irritation s'éleva : Par tous les diables ! Arrête donc de beugler comme ça, mon gars. Tu pense à quoi en ameutant tout le voisinage ? Tu te rend compte du tapage ? Et lâche cette saloperie de gouttière, tu vas finir par l'arracher ! »

La silhouette svelte se transforma brusquement en une momie emmaillotée de fils d'or. Un laps de temps te semblant interminable s'écoula, puis le corps aux airs bien frêles s'échoua quelque peu rudement sur les pavés noircis par l'usure du temps. Alors que l'énergumène fraichement pêchée reprenait visiblement ses esprits à quelques pas de ta porte, toi, tu n'avais de cesse de le dévorer des yeux. Sans gène aucune. Ton regard inquisiteur semblait le scanner du haut jusqu'en bas, s'attardant un instant sur son visage aux traits jeunots, sur sa touffe revêche et tout aussi blondie que la tienne ainsi que sur son allure aux frontières de l'androgyne qui ne t'étais pas totalement inconnu. Tes pensées n'avaient de cesse de faire les cent tours, tentant de remettre un peu d'ordre dans ces évènements encore frais, mais n'y arrivant non sans mal. Esquissant un haussement de sourcil, grinçant des dents avec une irritation non feinte, tu ne pu retenir une oeillage critique vers la toiture de ton petit trésor, escomptant mentalement les dégâts. Puis, tes talons hauts recommencèrent leurs sec refrains sur le chemin dallé, alors que de ton allure princière tu le repris à l'inverse, le rebroussant sans plus esquisser le moindre regard en arrière - bien que lançant tout de même quelques mots à ton nouvel interlocuteur.

« Les remerciements, questions et autres joyeusetés, c'est à l'intérieur. Un ange passât J'aimerais m'éviter les regards indiscrets vois tu, alors tu rentre sans faire d'histoire, ou tu reprend ton chemin en évitant mes tuiles à l'avenir. Capich ? »

Le passage du clair à l'obscure aurait eus de quoi faire plisser tes petits yeux si tu n'avais pas la force de l'habitude jouant en ta faveur. Ton pas mesuré, ni trop lent ni asses rapide pour perdre quiconque dans les dédales de ta librairie, tu te dirigeais nouvellement vers le débarras. Pointant l'une des quatre chaises dressées à égales distances les unes des autres autour d'une table ronde en chêne - authentique réplique de la Table Ronde, tes dents se refermèrent anxieusement sur ta lèvre inférieure. Il te fallut bien quelques quelques prouesses gesticulantes périlleux, hisser sur la pointe de tes chaussures acrobatiques, pour finalement atteindre la boite de Pandore. Puis, posant délicatement celle ci au beau milieu de la table, tu pris place en face de ton mystérieux visiteur. D'un geste précis la boite de premier secours fut ouverte, puis tournée vers le blondi, ton esprit carburant à t'en vriller les tympans. Des question telles que "nom, prénom, alibi, ou encore emploi" te taraudaient, mais un unique et simpliste « Un mot pour votre défance ? » franchit tes lèvres. Lèvres bientôt ourlées d'un fin sourire lorsque tu remarqua enfin que ta dernière interrogation mentale n'avait plus lieu d'être, tout autant que ce petit point irritable dont tu n'avais de cesse d'essayer d'éclaircir jusqu'ici.

Qu'est-ce-que le poinçonneur de billet,
venait donc foutre sur - et depuis peu sous - ton toit ?
Cela, seul l'avenir te le diras.

_________________
    « Elle resta jusqu'au soir perdue, dans une rêverie douloureuse »

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